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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 11:51
2e époque : « Sur le fil du rasoir ». (suite)
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Cinque bambole per la luna d'agosto, (L’île de l’épouvante)
1970, réalisé par Mario Bava (Italie) avec William Berger (Professeur Fritz Farrell), Ira von Furstenberg (Truddy Farrell), Edwige Fenech (Marie Chaney), Howard Ross (Jack Davidson), Helena Ronee (Peggy Davidson), Teodoro Corra (George Stark), Edith Meloni (Jill Stark). George Stark, un riche industriel, invite 3 autres couples, relations d’affaires, sur son île privée le temps d’un week-end.  Bien que le but principal soit le farniente, les affaires vont vite reprendre le dessus, l’enjeu étant de signer un contrat concernant une formule secrète de résine synthétique pour laquelle certains des invités semblent prêts à tuer... Ce qui arrive très vite.  Vu que l’assassin est forcément l’un d’entre eux, à moins que ce ne soit l’un des deux domestiques, l’ambiance n’est pas au beau fixe surtout que , en attendant les secours, les corps sans vie des invités commencent bientôt à s’entasser dans la chambre froide.
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Grand moment que ce film de commande : une sorte de pot-pourri entre Agatha Christie et une partie de Cluedo (C’est bien Mlle rose qui est en train de se faire trucider à grands coups de chandelier dans la bibliothèque ?) . Cela tient encore plus du coup de génie lorsque l’on connaît les circonstances dans lesquelles ce giallo fut tourné. Après une soirée bien arrosée (et un gros chèque à la clef), Mario Bava se rend compte que le scénario du film qu’il a accepté de tourner le lundi suivant pour dépanner son producteur est le plus mauvais qu’il ait jamais lu, Mario Di Nardo ayant plagié sans vergogne les « dix petits nègres » de notre chère tante Agatha Christie. Bava accepte cependant le pari mais se vengera à sa manière de ce tour de (5 petits) cochon(s) en en changeant la fin, celle-ci devenant la plus amorale possible…
Le film devient aussi dans les mains de Bava une charge satyrique sur la bourgeoisie italienne, ses mœurs, ses vices, sa décadence. L’homosexualité (féminine bien sur puisque les machos italiens qui composent le public des giallis, préfèrent voir deux femmes faire l’amour entre elles que deux hommes), pointe le bout de son nez, perversité bien entendu qui sera punie par la mort des protagonistes, la morale devant être sauve. Et pour bien montrer à quel point il se moque de ce film, à quel point ses acteurs en fait ne sont que des marionnettes dont il tire les ficelles, Bava les suspend au bout d’un filin dans la chambre froide, à chaque fois que l’un d’eux se fait occire. Du grand art.
 Le film est paru en DVD en Italien avec le minimum syndical de bonus cad des sous-titres (pour les italiens mal entendants). Même pas une petite bande annonce...

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