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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 10:08

2è époque: "Sur le fil du rasoir" (suite)
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Nelle pieghe della carne (Dans les replis de la chair), 1970, de Sergio Bergonzelli, avec Eleonora Rossi Drago (Lucille), Anna Maria Pierangeli (Françoise/Ester), Fernando Sancho (Pascal Gorriot), Maria Rosa Schlauza (Elizabeth).Alfredo Mayo, Emilio Gutierrez Caba. Pascal Gorriot file à tombeau ouvert à travers la campagne sur sa moto, une cohorte de policiers à ses trousses. Il trouve refuge dans le parc d’une étrange demeure ou il va être le témoin bien involontaire d’un fait étrange. Devant lui en effet, une jeune femme est en train d’enterrer en cachette un cadavre. Bientôt rejoint par ses poursuivants, il est aussitôt arrêté par les policiers qui ne suspectent en rien le crime qui vient d’être commis à la villa. Treize ans plus tard, Michel débarque à la villa ou il retrouve Lucille, la gouvernante, Françoise la châtelaine et fille de son défunt cousin André (disparu treize ans auparavant et que l’on suppose noyé) et son jeune neveu, Colin. Attiré par Françoise, il se retrouve vite dans son lit et se retrouve encore plus vite poignardé par cette dernière en pleine crise de démence. Lucille et Colin se chargent alors de dissoudre le corps dans un bain d’acide. Mais surgit Alex, le meilleur ami de Michel, qui finira décapité par la bonne . C’est au tour de Pascal, fraîchement sortit de prison, de débarquer, dans l’espoir de faire chanter tout ce beau monde. Il n’en aura pas le temps, la fidèle Lucille lui faisant goûter rapidement les joies de la thalasso au cyanure… Et pour couronner le toit, revoilà Mr André, que tout le monde croyait mort, qui revient à la maison, bien décidé à remettre un peu d’ordre dans tout cela !Nelle-pieghe-della-carne-1.jpgNelle-pieghe-della-carne-4.jpg
Nelle-pieghe-della-carne-8.jpg Nelle-pieghe-della-carne-9.jpg  Nelle-pieghe-della-carne-11.jpg Nelle-pieghe-della-carne-2.jpg 
« Nelle pieghe della carne » est un de ces « giallo-psycho » pas vraiment rigolo, qui se prendrait carrément très au sérieux. Une voix off (comme sortie d’outre tombe) nous cite une phrase de l’oncle Freud (à savoir grosso-modo que tout ce qui s’est déroulé dans notre passé est à jamais gravé dans notre cerveau, dans les replis de la chair, et influence constamment et inconsciemment nos actions présentes). Avec ça, si vous n’avez pas avalé un cachet d’aspro avant de visionner le film, vous êtes bon pour une migraine carabinée ! Car non seulement tout le film baigne à outrance dans le psychologique à effets de manches mais cela trempe aussi dans le psychédélique (les flashbacks en noir et blancs et les effets kaléïdoscopiques filmés dans des couleurs PopArt valent leur pesant de canabis). Canabis qu’a du fumer à donf le scénariste Sergio Bergonzelli, qui assure d’ailleurs aussi la mise en scène de ce film étonnant plus que détonnant, dont l’intrigue tarabiscotée se plait à perdre, plus que de raison, le spectateur dans les délires schizophréniques d’une famille d’aristos complètements déjantés. Entre le neveu qui élève des vautours et se tape de temps en temps la tantine sous les yeux complices de la boniche, la dite châtelaine qui tue dès qu’elle baise quelqu’un d’autre que son neveu et bobonne qui découpe la viande froide pour mieux la transformer en savonette, il y a le tonton qui revient d’entre les morts, une jeune fille, Esther (sortie on ne sait trop comment d'un asile où elle était enfermée depuis, le hasard fait quand même vachement bien les choses, tout juste treize ans!) qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la châtelaine et pour couronner le tout, le souvenir d’un viol commis par des Nazis, qui revient régulièrement en flash-back. Fernando Sancho, plus habitué aux personnages de "vilain affreux méchant" dans les westerns spaghettis essaye de ne pas trop tomber dans la caricature, mais à l’impossible nul n’est tenu ! Eleonara Rossi Drago et Anna-Maria Pierangeli quand à elles tentent du mieux qu'elles peuvent de sauver par le talent de leur interprétation cette coproduction Ibérico-Italienne ou tout le monde il est laid, tout le monde il est méchant...

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