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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 14:57
3è époque: l'âge d'or (suite). 

Mio-Caro-Assassino-aaf0.jpgMio-Caro-Assassino-aff2.jpg Mio-Caro-Assassino-aff5.jpgMio-Caro-Assassino-aff4.jpg Mio-Caro-Assassino-aff3.jpgMio-Caro-Assassino-vhs.jpg
Mio Caro Assassino (Folie meurtrière) 1971, réalisé par Tonino Valerii, (Italie) avec George Hilton (inspecteur Lucas Peretti), Marilù Tolo (sa petite amie), William Berger (Giorgio Canavese), Salvo Randon (Maro), Patty Shepard (l’institurtrice, Paola Rosi), Helga Liné (Madame Paradisi), Piero Lull (Alessandro Moroni), Lara Wendel (Stefania Moroni). Le cadavre sans tête d’un agent d’assurance est retrouvé au fond d’une carrière abandonnée. Le conducteur de l’excavatrice de chantier qui a commis le crime est retrouvé pendu. Une institutrice est retrouvée coupée en morceaux (avec une scie électrique). L’inspecteur Peretti découvre rapidement que ces meurtres sanglants ont un rapport entre eux, et qu’ils sont tous liés à une affaire de kidnapping vieille de quelques années.
Mio-Caro-Assassino-67.jpg Mio-Caro-Assassino-71.jpg Mio-Caro-Assassino-66.jpgMio-Caro-Assassino-65.jpg Mio-Caro-Assassino-70.jpgMio-Caro-Assassino-69.jpg Mio-Caro-Assassino-63.jpg Mio-Caro-Assassino-61.jpg Mio-Caro-Assassino-68.jpg Mio-Caro-Assassino-72.jpg Mio-Caro-Assassino-64.jpg Mio-Caro-Assassino-62.jpg
Un agent d’assurance enquête sur une mort suspecte qui le conduit à l’histoire de l’assassinat d’une fillette kidnapée et dont le meurtrier n’a jamais été retrouvé. Deux histoires en une et plusieurs films en un. Car Tonini Valérii ne se contente pas de nous offrir un banal film policier mâtiné d’une certaine violence. Non, en plus de cette première enquête somme toute banale, il nous emmène sur les traces d’une histoire beaucoup plus horrible de kidnapping d’enfant à travers laquelle il nous dépeint les mœurs (pas toujours très belles à regarder) d’une certaine haute bourgeoisie italienne. Georges Hilton (« L’étrange vice de Madame Warth »), dans le rôle du détective plein d’assurance, démêle patiemment les fils tordus et emmélés des deux enquêtes et nous livre, dans un final très Agatha Christie, le coupable auquel personne bien entendu ne songeait. Certes, c’est un peu tiré par les cheveux, mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Et ici, c’est de l’’ivresse du sang dont il sagit ! Dario Argento nous avait déjà donné un aperçu de ce que pouvait être un meurtre particulièrement horrible au cinéma dans ses deux premiers films (« L’oiseau au plumage de cristal » et « Le chat à neuf queues »). Avec « Folie meurtrière », le giallo fait un grand pas en avant dans l’escalade visuelle des morts particulièrement très violentes. Ici l’assassin laisse le rasoir coupe-chou de grand-papa aux gagne-petit. Cette fois, notre mystérieux assassin ambitionne de devenir le Léonard de Vinci du crime, le Raphaël du meurtre, le Michel-ange du sadisme ! Rien n’est trop beau ni trop violent pour venir à bout de ses victimes. Et ça commence fort : premier aperçu, un homme est décapité par les mâchoires « Jawesques » d’une pelleteuse de chantier. Deuxième mort atroce : une jeune femme est étranglée avec son « carré » Hermès (c’est pas du sadisme, ça ?). Mais la scène la plus marquante reste celle ou une pauvre institutrice se fait trucider avec une scie circulaire. Le réalisateur insite bien sur la lame pénétrant les chairs du dos de la pauvre demoiselle, puis dans celles de sa jambe, avant de finir par trancher (mais il nous fait gràce de ne pas nous le montrer, juste de le sugerer en ombre chinoise) la gorge. Je rassure tout de suite les fans de l’actrice Patty Sheppard, la lame de la scie était en papier aluminium, mais croyez moi, le bruit de la scie aidant, on a beau savoir que tout est faux, cela fait bigrement de l’effet, brrr !!!!!. Bref, de l’assassinat considéré comme un des beaux arts pour ce giallo souvent dénigré mais bien peu de fois égalé.
Num--riser0001.jpgLe film est sortit en DVD dans la collection giallo de Néo Publishing logoneopublishing.jpgen version française et version anglaise (pourquoi pas la version italienne?). Il contient notament en bonus une interview très interessante du co-scénariste, qui était aussi l'assistant réalisateur du film, Roberto Léoni.

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