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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 14:22
3è époque: l'âge d'or (suite). 
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Una Lucertola con la Pelle di Donna (Le Venin de la Peur/Carole, les salopes vont en enfer) 1971, réalisé par Lucio Fulci (Italie) avec Stanley Baker (Inspecteur Corvin), Florinda Bolkan (Carol Hammond), Jean Sorel (Frank Hammond), Silvia Monti (Deborah), Alberto de Mendoza (Sergent Brandon), Anita Strindberg (Julia Durer), George Rigaud (Docteur Kerr). Londres, début des années 70. Sous l’emprise du LSD, Carol Hammond est sujette à d’étranges hallucinations dans lesquels elle se voit en train de participer à des orgies sado-maso organisées par sa voisine, Julia Durer. Tandis que Carole a de plus en plus l’impression qu’elle déraille, son train-train quotidien va être bouleversé par une série de meurtres concernant son proche entourage, avec tout d’abord l’assassinat de la voisine en question.
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Bien étrange famille que tout ce petit monde qui entoure notre héroïne, la belle Carole Hammond. Outre son père, Edmund Brighton, patron d’un célèbre cabinet d’avocats, il y a son mari, Frank, qui ne l’a épousé que par intérêt carriériste et la fille de celui-ci, la jeune Joan, pas aussi sage qu’elle en donne l’air, puisqu’elle lit en cachette le carnet intime de sa belle-mère (ou elle découvrira d’ailleurs que celle-ci voue un tendre penchant onirique pour la voisine du dessous, Julia Durer, laquelle voisine fréquente un cercle de hippies qui se réunissent souvent chez elle pour une petite fumette, et qui compte en son sein quelques bons amis de Joan). Il y a aussi Déborah, la maîtresse de Frank, qu’il fréquente à l’insu de sa femme, laquelle, perdue dans ses rêves, ne s’aperçoit bien sur de rien ainsi que le psychanalyste de Carole, le docteur Kerr, qui garde enregistré toutes les confidences érotiques de sa patiente. L’enquête de l’inspecteur Corvin , à la suite du meurtre de Julia (qui déclenchera une série d’autres assassinats sanglants) fera éclater l’univers de cette étrange faune issue de la haute bourgeoisie Londonienne. Durant la première demi-heure du film, on se dit qu’il y a erreur et que l’on s’est trompé. Que l’on est en train de visionner une oeuvre de Ken Russel et pas un film de Lucio Fulci, tant les scènes oniriques relatant les « cauchemars » de Florinda Bolkan sont merveilleusement bien filmées, d’un érotisme incroyable (une scène d’orgie collective dans un train puis une scène très chaude entre Florinda Bolkan et sa voisine, la blonde Anita Strindberg), d’une efficacité parfaitement maîtrisée. Mais hélas, la suite ne tient pas ses promesses, la réalité dépasse alors la fiction et l’on retombe malheureusement dans une œuvre totalement Fulcienne, c'est-à-dire brouillonne et mal ficelée dans laquelle le réalisateur se complet à user et abuser d’effets spéciaux gores (pour la plupart ratés, notamment en ce qui concerne les fausses chauves-souris).
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Fulci essaye de nous faire passer, tant bien que mal, sa haine de la grande bourgeoisie et son mépris pour la psychanalyse, drogue d’une certaine élite décadente, écorchant au passage l’univers hippie très en vogue alors. Malgré ces quelques petites déceptions, « Una lucertola con la pelle di donna » (curieusement rebaptisé lors d’une de ses sorties françaises « Carole, les salopes vont en enfer ») demeure un bon giallo psychologique, et reste avec « Una Sull’altra », sans nul doute une de ses meilleures œuvres. Profitons en  pour saluer un scénariste peu connu du cinéma italien, Roberto Gianviti, que l'on retrouve aux génériques de ces deux films  mais aussi de 5 autres films de Fulci, principalement des gialli, dont le fameux " Non si sevizia un paperino", (parut en DVD chez Blue Undeground sous le titre "Don't torture a duckling"). Lucio Fulci a confié aussi à Giovanni Rambaldi et à Eugenio Ascaldi  les effets spéciaux, spécialement pour la séquence de vivisection et pour celle de l'attaque des chauves-souris, qui sont malheureusement, d'après les dires du réalisateur, complètement ratées, comme on peut le constater dans cet extrait d'interview:
"J’ai eu beaucoup de problèmes avec "Le Venin". La censure m’a attaqué pour la scène des chiens mutilés. Ça se voyait que les chiens créés par Carlo Rambaldi étaient faux. C’est un grand spécialiste des effets spéciaux, mais il a complètement loupé les chauves-souris… J’ai dû les refaire moi-même. Mais bon, c’est quelqu’un de très gentil quand même. Le problème avec les effets spéciaux, c’est de savoir comment les filmer, un problème de technique pure. Par exemple, Zemeckis sait parfaitement comment placer la caméra pour l’effet spécial. Dommage que Forrest Gump soit juste une pompe de Zelig. Ça ne mérite pas un Oscar."
Num--riser0003111111.jpgLe DVD, sortit chez Féderal Vidéo est en Italien, sous titré Italien (pour les mal-entendants) et contient comme bonus la bande annonce orignale, des photos, quelques scènes inedites et les biographies des acteurs et du réalisateur.

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commentaires

djordj 31/01/2008 08:33

j'ai lu en effet cette "critique" dans le (décevant) Mad Movies special "Age d'or du cinéma de genre Italien", assez interessant pour sa partie sur le western et sur la comédie érotique, mais très confus et baclé (notament la partie péplum) sur le reste. Gros regret en effet que le giallo n'ait pas été considéré par eux comme un genre "à part" dans le cinéma de genre italien et qu'ils l'aient classé avec le cinéma fantastique (ce qu'il n'est pas), bien qu'apparement vu leur sous-titre "le cinéma près du cimetierre" ils ont du penser que, étant donné le nombre de mort en regle général par giallo, cela devait obligatoirement se finir au cimetierre... Enfin, vous m'avouerez quand même qu'entre les films de zombies, les films de cannibales et les gialli, il y a tout un univers complètement différent, sans autre points commun que quelques acteurs, réalisateurs ou scénaristes ! Il vaut mieux donc oublier cet opus de grande distribution destiné à un public de grande surface se reporter à quelques fanzines consacrés aux gialli, réalisés par de véritables amateurs du genre, que l'on trouve en vente entre autre chez Sin'Art (voir lien -je sais je parle souvent d'eux et leur fait beaucoup de pubs, mais ce sont les seuls à avoir autant de choix !!!).

Nico 30/01/2008 00:33

"le venin de la peur" est le tout premier giallo que j'ai vu, et il m'a laissé une forte impression. La fin est bâclée, d'accord, mais j'ai lu qu'en réalité, celà correspondait à la volonté des producteurs : l'assassin était censé vnir du monde des rèves, mais cette fin surnaturelle n'était, semble-t-il, pas à leur goût, aussi a-t-il fallu changer le scénario en dernière minute. Cette information provient du mad movie spécial sur le cinéma de genre italien. Quoi qu'il en soit, le scénario n'est pas pire que celui de "lîle de l'épouvante" de Bava (que j'ai adoré aussi). Bien que je partage votre opinion sur les films gore de Fulci (notamment ses films de zombies), largement surévalués, je vous trouve un peu dur vis-à vis du venin de la peur, qui est plaisant de bout en bout. C'est dommage que Fulci n'aie pas poursuivi dans cette voie, car ce sont ses films les plus réussis. "Don't torture a Duckling", qu'il a fait avec la même Florinda Bolkan, par exemple, était lui aussi très réjouissant. On est bien loin de ses morts vivants paraplégiques couverts de gruau d'avoine dans la figure.