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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 16:25
3è époque: l'âge d'or (suite).

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La Corta notte delle bambole di vetro, (Je suis vivant), 1971, réalisé par Aldo lado (Italie), avec Jean Sorel (Gregory Moore) , Ingrid Thulin (Jessica), Mario Adorf (Jacques Versain), Barbara Bach (Mira Svoboda), Fabijan Sovagovic (Professeur Karting), José Quaglio (Valinski), Relja Basic (Ivan), Piero Vida (le commissaire Kierkoff). A Prague, le corps du reporter Gregory Moore est retrouvé apparemment sans vie et emmené à la morgue. Pendant qu’il attend que l’on vienne l’autopsier, le « cadavre » de ce journaliste (qui en fait n’est pas mort mais juste paralysé) nous raconte en voix off comment il en est arrivé là, suite à une enquête sur les mystérieuses disparitions de jeunes femmes (notamment celle de sa fiancée, Mira), une affaire qui si elle était menée à son terme pourrait bien secouer le monde du pouvoir… 
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L’action se déroule à Prague, d’où le titre original du film, «Malastrana » (un quartier de Prague, qui signifie littéralement « Petite Ville » en tchèque), qui malheureusement à l’époque déplut souverainement aux producteurs (à cause de son coté Kafkaien certainement) qui le remplacèrent (après avoir fumé la moquette du bureau ?) par l’incompréhensible : «La Corta notte delle bambole di vetro », c'est-à-dire
«La courte nuit des poupées de verre ». Un titre bien mystérieux et certainement moins explicite que celui que trouvèrent nos chers distributeurs français (« Je suis vivant ») qui résume à lui seul tout le film… En effet, il ne s’agit rien d’autre que l’histoire d’un mort (bien) vivant qui raconte comment, après avoir mené une enquête journalistique mettant en cause des hautes personnalités du pouvoir en place, il se retrouve en salle d’autopsie, prêt à être disséqué vivant sans pouvoir bouger le petit doigt. Aldo Lado, qui venait juste de réaliser le bien terne « La vittima designata », nous offre ici un pur bijou de giallo psychologique d’où s’échappe un soupçon d’horreur machiavélique et une pincée d’onirisme Fellinien (notamment dans le choix des personnages secondaires,comme par exemple celui de l'unijambiste qui garde le cadavre de Jean Sorel au début du film ou ceux du public assistant au concert de musique classique, grimés) . Peu de morts (à part le cadavre de Barbara Bach dans le frigo et celui de Mario Adorf dans la poubelle, on ne voit pratiquement de macchabées que dans les couloirs de la morgue). Certes, l’on ne comprend pas grand-chose l’intrigue (une dénonciation onirique du vampirisme de l’âme), certes on se demande pourquoi on a bien pu choisir l’actrice Bergmanienne Ingrid Thulin pour jouer dans ce film (on l’apprend par la suite dans l’interview que donne Aldo Lado dans les bonus du dvd), certes il y a énormément de flash-back qui ralentissent d’autant la progression de l’histoire, mais le réalisateur arrive tellement bien à nous plonger dans un univers Poetique (à la Edgard Allan Poe donc…) à la limite du cauchemar hallucinatoire que les quelques défauts du films en deviennent rétrospectivement autant de qualités. Jean Sorel, Barbara Bach (future ex James Bond girl et divine Giallo Queen s’il en est) ainsi que Mario Adorf (qui lui aussi s’illustra dans de nombreux gialli) sont absolument parfaits et rehaussent d’autant l’éclat de cette perle rare de giallo psycho.
Num--riser0001-copie-3.jpg Le film est sortit en DVD chez Neo Publishing (qui j’espère va continuer sa superbe collection Giallo) On y trouve notamment dans les bonus une interview du réalisateur qui revient longuement sur le film et permet de mieux le comprendre, ainsi qu’un entretient très intéressant, bien que trop court, avec Jean Sorel.

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