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  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 07:51
premiers balbutiements du giallo (suite)


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Sei donne per l’assassino (Six femmes pour l’assassin) 1964 réalisé par Mario Bava (Italie) avec Eva Bartok (Comtesse Christina) Cameron Mitchell (Morlacchi) Thomas Reiner (inspecteur Silvestri) Ariane Gorini (Nicole) Mary Arden (Peggy). La comtesse Christina Como dirige une maison de couture. Une de filles qui lui servent de mannequin est retrouvé étranglée. L’inspecteur Silvestri mène l’enquête, mais d’autres mannequins sont encore assassinées. Toutes plus sauvagement les unes que les autres. 
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Le véritable, à mon sens, premier giallo et surtout un des meilleurs, réalisé de main de maître par Mario Bava, alors au sommet de son art. Au travers de décors somptueux, le metteur en scène nous entraîne dans une histoire savamment embrouillée, ou les fausses pistes sont aussi nombreuses que les coupables potentiels. Bava n’oublie pas qu’avant d’être un réalisateur, il a surtout été un chef opérateur de génie et il inonde le film de couleurs baroques qui créent une atmosphère morbide particulièrement réussie. Le film, pour l’époque, est d’une rare violence, les meurtres perpétrés sur des femmes toutes très belles étant particulièrement barbares (ligotée sur une chaise, l’une des filles a le visage brûlé à vif sur un poêle a charbon, une autre à le visage déchiqueté par un gant en fer, une autre encore est noyée dans sa baignoire). 
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Comme il faut que le meurtrier reste sans visage jusqu’au dénouement, Bava a l’idée géniale de lui draper le visage (s’inspirant des tableaux de Magritte ?), créant ainsi un des premiers et plus tenaces codes du Giallo: le tueur anonyme, masqué. Les gants de cuir font aussi leur apparition, ainsi que le fameux rasoir dit « coupe-chou », qui ici servira pour l’instant uniquement à maquiller un crime en suicide, mais qu’importe. Le policier qui ne comprend pas grand chose à ce qui se passe est introduit lui aussi, en même temps que les faux coupables.Ca y  est,  les principaux codes du Giallo-Sado sont installés, le La (celui des premiers cris ?) est donné. Attention Mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer, installez-vous confortablement dans votre fauteuil, vous n'allez pas le regretter.
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PS: A noter que la musique, n’est pas d’Ennio Morricone comme j’ai pu le lire une paire de fois sur le net, mais de Carlo Rustichelli, qui a composé la musique de plus de 250 films dont celle d’un autre giallo, l’année suivante, « Libido » de Ernesto Gastaldi et Vittorio Salerno.  De même, le scénario, écrit par Marcello Fondato (d'après une histoire soit-disant originale de Mario Bava) présente beaucoup de similitudes avec celui d'un film suédois de 1958, "Mannekäng i rött " (Mannequin en rouge") réalisé par Arne Mattsson.

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