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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 23:17
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Elle est née à Florence le 25 avril 1940 et, s'il l'avait connue, nul doute que  Michel-Ange aurait laissé tomber David ce qui fait que, sur le plafond de la chapelle Sixtine, ce n’aurait pas été forcément Adam que Dieu aurait mis à son index… Belle à damner un saint, Marina Malfatti est certainement la plus belle création que la ville de Florence ait porté en son sein, avec, je le concède, le célèbre Ponte Vecchio (à ceci près que moins de gens ont du lui passer dessus…).  Elle débuta (vraiment) sa carrière d’actrice au milieu des années 60 dans un feuilleton télévisé relatant les aventures du commissaire Maigret (épisode « L’ombra cinese » c'est-à-dire « L’ombre chinoise » ) ou elle donnait la réplique au grand Gino Cervi. 
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Et tout de suite, elle est happée par le cinéma, toujours avide de belles créatures. Son premier giallo, elle le tournera en 1968. Ce sera le très AgathaChristien «Piu tardi, Claire, Piu tardi », dont nous avons déjà parlé (25/11/207).
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En 1971, elle tournera son second giallo,  « La notte che Evelyn usci dalla tomba » sous l’œil coquin d’Emilio Miraglia. Outre une plastique parfaite, le film nous permet de découvrir une actrice talentueuse jusqu’alors assez mal exploitée par le 7è art. 
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La même année, elle interprète la première Madame Anderson dans « La ultima senora Anderson » d’Eugenio Martin, un rôle assez bref (ou, telle Isabelle Adjani, elle finit au  fond de la piscine ou elle boit la tasse tchin-tchin). 
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En 1972, elle devient une adoratrice de Lucifer (Satan l’habite, et quand on la regarde on s’en rend compte… de suite !) qui a des vues pas très catholiques sur la belle Edwige Fenech dans « Tutti i colori del buio » (littéralement « toutes les couleurs du vice », d’ailleurs ce fut le titre Belge, alors que le film, allez savoir pourquoi, sortit en France sous le titre « L’alliance invisible »… pour peu on avait le droit à « L’alliance Française »…).Le succès est au rendez vous, il faut dire que le film est particulièrement… diabolique ! 
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La même année, Umberto Lenzi la fait tourner dans « Sette orchidée macchiate di rosso » (« le tueur à l’orchidée ») ou son sort n’a rien à envier à celui que le metteur en scène réserva à la pauvre Marisa Mell (souvenez vous, le coup de la fameuse perceuse électrique). Par contre, pour notre plus grand bonheur à tous, Lenzi perpétuera la tradition qui veut que Marina porte les décolletés les plus vertigineux de toute l’histoire du 7è art, dont delui de sa chemise de nuit qui ferait passer la robe de Mireille Darc dans "Le Grand blond avec une chaussure noire" pour un uniforme de bonne soeur … 
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Tout comme Emilio Miraglia qui remit le couvert avec elle, toujours en 1972, dans « La dama rossa uccide sette volte » (« La dame rouge tue 7 fois », avant de tourner sa dague dans sa bouche ?). Cette fois-ci, la concurrence est rude puisqu’elle se retrouve prise en sandwich entre Barbara Bouchet et Sybil Danning, qui coté décolleté, n’ont jamais laissés, elles non plus, leurs parts au chien. 
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Ce sera son dernier giallo (ce que l’on regrette énormément). Elle continuera (gentiment, mais sûrement) sa carrière cinématographique pendant une vingtaine de films, puis y mettra fin brusquement en 1996 pour ne plus se consacrer uniquement qu’au théâtre, ou elle triomphe littéralement à chaque nouvelle pièce..
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Published by djordj - dans giallo queens
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commentaires

Eric 25/04/2009 14:24

"Tutti I Colori del Buio" ne se traduit pas littéralement par "toutes les couleurs du vice" mais par "toutes les couleurs de l'obscurité" (d'où le titre anglais "All The Colors of The Dark").