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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 10:47

3è époque: l'âge d'or (suite) 
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Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer? (les rendez-vous de Satan) , 1972, réalisé par Giuliano Carniméo (Italie), avec Edwige Fenech (Jennifer Lansbury), George Hilton (Andrea Barto), Annabella Incontrera (Sheila Heindricks), George Rigaud (Professeur Isaac, Paolo Quattrini (Marilyn Ricci), Giampiero Albertini (Commissaire Enci), Oretse Lionello (Arthur), Ben Carra (l’ex-amant de Jennifer), Carla Brait (Mizar Harrington), Jennifer et Marilyn, deux mannequins en vogue, sont ravies. Elles vont pouvoir emménager dans un des appartements appartenant à Andrea Barto, le nouvel amant de Jennifer. Petit problème, les deux précédentes locataires ont été assassinées de manière horrible (la première égorgée à coup de scalpel dans l’ascenseur tandis que la seconde fut retrouvée ligotée, et noyée, dans sa baignoire). Bientôt c’est au tour de Jennifer de se faire agresser dans son lit (vu la nuisette qu’elle porte, c’est un peu normal… !). Ses soupçons se portent d’abord sur son ex-amant, un être vil et odieux qui la droguait et la faisait participer (à l’insu de son plein gré ?) à des orgies. Mais lui aussi est assassiné. La pauvre Jennifer commence alors à soupçonner tout le monde, c'est-à-dire surtout ses voisins de palier: Sheila, la jolie lesbienne qui lorgne depuis le début sur affriolants tétons, le fils de Madame Moss, qui a été défiguré et vit désormais reclus dans un placard, Andrea, qui a une peur bleu du sang (rouge). Pendant ce temps là, les enfants jouent dans la cuisine et les personnes proches de son entourage se font tuer les unes après les autres… Mais que fait la police ?
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Chic, chic, chic, le tueur masqué revient enfin en force dans le giallo. Comme vous aviez pu le constater ces derniers temps, notre fameux tueur invisible n'était plus que l'ombre de lui même. Certes, il était bien apparu ça et là, déguisé en vielle dame ("Chi l'ha vista morrire") ou portant un masque d'Halloween ("La Dama rossa uccide sette volte"), mais bon, l'esprit même du tueur giallesque n'y était plus vraiment...
Heureusement, gràce à Ernesto Gastaldi (à qui l'on doit déja les scénarii de gialli comme "La morte accarezza a mezzanotte", "Tutti I colori del buio", "La morte cammina con i tacchi alti" ou "Lo strano vizio dellasignora Wardh", avec déja Edwige Fenech), notre tueur reprend du poil de la bête et, pour le plus grand bonheur de tous les fétichistes que nous sommes revêt son masque en spandex, remet ses gants (ici en latext puis possédé par le feu sacré, sa sacro-sainte arme blanche à la main,  s'en va bouter les pétasses hors de France (mais qu'est ce que je raconte?). L''histoire en elle même reste assez classique: l'entourage d'une jeune femme se fait décimer à grands coups de scalpel. Comme il n' y a aucun médecin dans la salle, les soupçons se portent sur l'entourgae immédiat de la jeune donzelle, à savoir son amant, son ex amant et ses voisins de paliers. Toute une galerie de portraits haute en couleurs où l'on retrouve, bien évidement, tous les codes chers aux gialli. Tou d'abord: un amant, jeune, beau romantique ét ténébreux mais qui cache un terrible secret (ici, il a la phobie du sang). Puis un ex amant: vilain, pas beau, pervers, bref tout le contraire du précédent, donc le coupable idéal, s'il n'avait la mauvaise idée de se faire tuer, lui aussi, aux 3/4 du film. Les voisins: il y a le fils caché (dans tous les sens du terme) de la vieille dame dont l'appartement jouxte celui de l'héroïne, qui  est défiguré, aime la chair fraiche et vit reclu dans un placard. Il y a la jolie voisine, qui est lesbienne, saute sur tout ce qui porte un sous-tif et une mini jupette et qui est sortie depuis longtemps du placard. Et qui va mourir de façon horrible car 90% des homos meurent dans un giallo. Et puis, celui que l'on soupçonne le moins et qui donc sera le vrai coupable, c'est-à-dire... non je ne l'ai pas dit! Après les suspects, on retombe bien évidement sur la police, avec son lot de crétins indécrotables... Ici, le commissaire s'intéresse surtout aux timbres qu'il peut piquer sur les lettres trouvées dans les appartements des victimes pour sa collection personelle, tandis que son adjoint passe son temps à manger des sandwiches au salami, aux raviolis et au gorgonzola. Enfin, cerise sur le gateau, l'héroine, fragile, gracile, apeurée et toujours à moitée dénudée, qui crie quand on la touche et dont la représentante idéale n'est autre qu'Edwige Fenech.Ca tombe bien, elle joue dans le film! Rajoutons à cela la musique d'Ennio Morriconne (ah non, cette fois ci c'est Bruno Nicolaï, pourtant j'aurais juré!). Coté mise en scène par contre, ce n'est pas du Argento... Peu de meurtres très sanglants, par contre un gout très prononcé pour les cadrages "psychédéliques" qui datent un peu le film. Mais bon, Giuliano Carnimeo, plus spécialisé dans le western spaghetti  n'est pas vraiment un réalisateur de giallo, cela se voit (ce fut d'ailleur sa seule participation au genre). Mais cela ne va pas nous empécher de savourer notre plaisir à regarder cet excellent giallo, qui figure d'ailleurs au top 10 des gialli préférés par les fans du genre (sondage Ipsos- Le Figaro Madame du 30 février 2001).
Num-riser0002.jpg Le film est en DVD chez AY (alan young) Video, en italien non sous-titré et sans bonus... mais il est aussi sorti en coffret "special Giallo", couplé avec trois autre stitres: "La corta notte delle bambole di vetro" , alias "Mastrana", c'est à dire "Je suis vivant", puis "Chi l'ha vista morrire" et "Solamente nero". numeriser-1.JPG

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