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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 11:15

3è époque: l'âge d'or (suite)
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Sette scialli di seta gialla, 1972, réalisé par Sergio Pastore (Italie), avec Antony Steffen (Peter Oliver), Sylva Koscina (Françoise Ballais), Jeannette Len (Susan Leclerc), Renato de Carmine (Inspecteur Jansen), Giacomo Rossi-Stuart (Victor Morgan), Umberto Raho (Burton), Annabella Incontrera (Helga Schurn), Romano Malaspina (Harry) Isabelle Marchall (Paola Whitney), Imelde Marani (La petite amie d’Harry), Liliana Pavlo (Wendy Marshall), Shirlmey Corrigan (Margot Thornhill)…
Peter Oliver est un musicien spécialisé dans les musiques de films policiers. Il a rendez-vous avec Paola (une blonde à 150%),  sa petite amie dans un restaurant (en fait plutôt un bar). Mais celle-ci (qui adore les manteaux de fourrures) lui pose un lapin… En l’attendant, il entend, à l’insu de son plein gré, une conversation entre deux clients (un homme et une femme), parlant de chantage et de vengeance. Mais il ne peut pas en savoir plus, une espèce de hippie ayant mit le juke-box en marche (voila pourquoi je penchais plutôt pour un troquet que pour un resto malgré l’enseigne de l’établissement). Et le serveur, qui non seulement sourd mais aussi aveugle, n’ayant remarqué personne ne peut le renseigner sur l’identité de ces deux clients. Le lendemain, Paola est retrouvée morte sur son lieu de travail (elle est mannequin chez Françoise Ballais, qui dirige une maison de Haute Couture). Une mort suspecte qui va déclencher non seulement une enquête de la police, dirigée par l’inspecteur Jansen, mais aussi susciter un intérêt particulier chez Peter qui, au péril de sa vie, va lui aussi enquêter sur l’assassinat (car il s’agit bien sur d’un crime) de sa petite amie. Aidé en cela de son fidèle majordome Burton et de la meilleure amie de Paola, la belle Margot, qui travaille elle aussi chez Françoise Ballais. Les suspects sont bien sur nombreux, et l’assassin n’a pas dit son dernier mot.
 
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Un giallo avec quelques beaux moments, mais malheureusement un peu trop confus. L'idée que le héros principal soit aveugle est très bonne, mais malheureusement ce n'est pas une idée originale puisque déja dans un film anglais de 1956 qui s'appellait "23 paces to Baker Street", Van Johnson jouait un Sherlock Holmes amateur atteint de cécité... Mais passons sur ce petit détail. Le tout est de rester cohérent jusqu'au bout. Or, dès les cinq premières minutes du film, cela dérape. La petite amie du héros lui donne rendez-vous dans un bar, mais n'a pas le courage de l'afronter de visu pour lui annoncer leur rupture et lui ... écrit alors une lettre. Quel tact! Deux minutes après, alors qu'il est attablé, notre héros entend, malgré lui, un début de conversation ou il est question de crime, de revanche, de chantage. Mais il ne peut en entendre plus, la seule (autre) cliente du café ayant décidé de mettre en marche (et à fond car elle est sourde) le Juke Box. Et comme je le disais plus haut, le serveur qu'il questionne est lui aussi sourd car il doit l'appeller trois fois (alors qu'il n'est qu'à 1m20 de lui), avant qu'il ne réponde et qu'il lui avoue qu'il n'a rien vu de ce que lui a entendu. Apparement en tout cas, la femme que l'on a vue sortir de l'établissement serait donc l'assassin. Et l'on se dit que l'on a vu juste (contrairement au héros), puisqu'elle assassine plus tard, par animal interposé (un chat qui s'excite tout seul à la vue de chales jaunes et dont elle a enduit les griffes de curare, joli manucure, non?) plusieurs jeunes femmes travaillant dans un atelier de haute couture.  Apparement, il semblerait que l'aveugle soit le seul qui comprenne à peu près ce qui se passe, puisque nous aussi nous sommes largués au bout d'un moment, soit à peu près à la moitiée du film, surtout lorsque l'on retrouve la femme mystérieuse pendue, non pas au téléphone mais au bout d'une corde. Heureusement, à ce moment là, le film commence un peu à s'énnerver et les moments giallesques commencent à arriver. Notamment une très belle scène de meurtre sous la douche (avec entaillage du sein de l'actrice par un coupe chou particulièrement bien aiguisé), qui si elle avait été mieux filmée aurait presque pu faire oublier celle de "Psychose"... Ainsi qu'un pré-déroulement final ou notre pauvre héros aveugle se retrouve "piégé" par le véritable assassin (?) dans le chantier d'un immeuble en construction ou mille dangers "invisibles (pour lui) le guette. Je tairais le dénouement, assez incohérent, qui tombe comme un cheveu dans la soupe et conclut le film d'une manière absurde et baclée.

Num-riser0005.jpgLe film est sortit en DVD (iatlien sous-titré anglais) chez DAGORED FILMS. Qualité de l'image très moyenne...pas de bonus si ce n'est quelques bandes annonces.

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