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  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 10:05
3è époque: l'âge d'or (suite).
   
  
La Casa della Paura (La maison de la peur) , 1973, réalisé par Ramon Oliveros (sous le pseudonyme William L. Rose), (Italie), avec : Daniela Giordano (Margaret Bradley), Raf Vallone (Dreese), Angelo Infanti (Franck Grant), Giovanna Galetti (Mme Grant), Rosalba Neri (Alicia Songbird), Karin Schubert (Maria), Brad Harris (Charlie), Nuccia Cardinale (Mme Graig). Margaret vient de sortir de prison. Alicia Songbird, l’assistante sociale chargée de sa réhabilitation lui a trouvé de quoi loger chez Madame Grant qui tient une sorte de pension de famille avec son fils Franck, dont les chambres sont exclusivement réservées à des jeunes femmes sortant de prison. Elle fait la connaissance de Jack dont la sœur a été retrouvée morte, sauvagement mutilée. Jack est persuadé que sa sœur, qui habitait la maison de Madame Grant, ne s’est pas suicidée comme le pense la police, mais a été assassinée. En enquêtant avec Franck, Margaret retrouve la trace de Sarah, une ancienne pensionnaire de Madame Grant, devenue folle à la suite d’un sérieux traumatisme et qui est désormais internée chez les fous. Fragilisée par son séjour derrière les barreaux, Margaret sent peu à peu sa raison vaciller car elle fait de nombreux cauchemars ou elle se voit torturée par une étrange silhouette vêtue d’une cape et d’un masque rouge. Des rêves qui rappellent étrangement les dessins trouvés dans la cellule de Sarah… De plus, la présence dans la pension de l’inquiétant monsieur Dreese, la découverte de taches de sang sur le tapis de sa chambre ainsi que les disparitions mystérieuse d’autres pensionnaires, ne font rien pour atténuer son sentiment d’insécurité.
 
 
Fort décevant que ce giallo... Pourtant cela commençait bien: une belle blonde (limite travesti quand même tant ses mensurations parraissent parfaites!) se fait enlever sur le seuil de sa porte, emmener dans un sous-sol sordide ou elle se fait torturer avant d'être assassinée. Cela nous laissait donc supposer que le reste du film serait dans la même lignée. Que nenni! Débarque l'héroïne (Daniela Giordanno, ex Miss Italie 1976 et accessoirement actrive, voir même Giallo Queen hélas!) et tout bascule dans le ridicule, l'incompréhensible, le plagiat le plus sordide et l'ennui le plus pénible. Rien ne se passe, tout traine en longueur, les décors (en carton-pâte) font sourire et l'on baille très vite à s'en décrocher la machoire.Le casting révèle de l'absurde le plus total (de grandes stars du bis en sont réduites à jouer les guest-stars tandis que d'augustes guignols accaparent les premiers rôles. Karin Schubert et Rosalba Neri font donc du remplissage, Raf Vallone essaye de faire peur, Brad Harris essaye de jouer juste (mais rassurez-vous, il n'y arrive toujours pas...). On retiendra quand même (si on a pas arrété le visionnage du film avant) le moment le plus interessant du film (ou le moins ininteressant, tout dépend du point de vue ou l'on se place) c'est à dire le dénouement.Le réalsateur, ayant enfin compris qu'il était en train de tourner un giallo, nous offre toute une série de meurtres les uns à la suite des autres et nous assistons, enfin, à LA confrontation entre le bourreau des coeurs (c'est à dire notre pseudo héros censé sauver l'héroïne) et le véritable bourreau (c'est à dire celui qui depuis le début du film n'arrète pas de titiller les nichons silliconés des pauvres starlettes avec son opinel édenté). Dieu merci, ce fut le troisième, et dernier film, de Ramon Oliveros (qui signe ici sous le pseudonyme de William L.Rose (histoire que même sa mère ne sache pas que c'est lui qui a réalisé cette infame daube), Oliveros donc, un petit scribouillard (entendre scénariste bien qu'il ne mérite pas ce titre), qui n'aurait jamais pu réaliser cette "maison de  la peur", s'il ne l'avait produite lui même.

 Le film est sortit en DVD
 

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