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  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 09:47
3è époque: l'âge d'or (suite).
 
Le Calde labbra del carnefice, 1974, réalisé par Juan Bosch, (Italie/Espagne), avec : Gillian Hills (Peggy Foster), Angel del Pozo (John KIRK Lawford), Bruno Corazzari (JOHN Kirk Lawford),  Orchidea de Santis (Shirley), Silvia Solar (Jackie), Stelio Candelli (Ronald James), Carlos Otero (Lewis), Goyo Lebrero (Anthony), Manuel Gas (Inspecteur Walton), Irene D’Astera (la femme et la fille d'Anthony). Peggy Foster est persuadée que son petit ami, Michael, est en ce moment en train d'officier comme correspondant de guerre au Vietnam. Or, un jour, elle croit l'appercevoir dans les rues de Londres. Le lendemain, le  locataire qui vient d'emmenager au dessus de chez elle est retrouvé mort, défenestré. Son amie Jackie et Ronald, son autre petit ami essayent tant bien que mal de lui porter un semblant de réconfort. Mais Peggy a de plus en plus peur. Elle a découvert que l'homme qui est mort (JOHN Kirk Lawford) avait usurpé l'identité de son véritable "locataire" (John Kirk LAWFORD) et qu'il ne s'est pas suicidé. De plus, Peggy est persuadée désormais que quelqu'un essaye d'attenter à sa vie, surtout  depuis qu'un mystérieux tueur a essayé de la flingué alors qu'elle attendait Michael, qui lui avait soi-disant donné rendez-vous, dans un endroit bien entendu  désert...
  
 Un giallo aux forts accents ibériques  (normal, c'est un coproduction) mais qui n'arrive cependant pas à la cheville de ses ainés italiens. L'histoire est beaucoup trop complexe, les dialogues pompeux et ennuyants (parfois même mortels...) et le film s'embourbe rapidement dans un méandre des détails complètement inutiles qui ne font qu'alourdir l'intrigue. On ne comprend pas bien non plus pourquoi dès le début, ou tout du moins au moment ou elle se sent menacée, l'héroine ne court pas tout raconter à la police. Certes, elle est blonde, mais est-ce vraiment une excuse? Le seul moment assez intéressant du film se trouve, hélas, à la fin (ce qui veut dire qu'il faut quand même se taper plus d'une heure vingt de navet pour arriver à quelque chose d'à peu prés convenable), à savoir une incroyable course poursuite voiture/moto (les courses poursuites étant très à la mode depuis "Bullitt" et "French Connection"), filmé sous tous les angles (hélico/voiture/train?) se déroulant dans la campagne espagnole (pardon, cela est censé se passer dans la campagne anglaise, mais pour qui s'est un peu promené dans les nobles paturages de la perfide Albion, cela semble peu probable...)et qui rélègue la course poursuite Moto/Train de Jean-Marias et Louis de Funés dans "Fantomas contre Scotland-Yard" au rang de simple amateurisme. Gillian Hills (la copine de Jane Birkin dans "Blow Up d'Antonioni) montre une fois encore qu'elle est aussi peu douée pour l'art dramatique que pour la chansonnette (souvennez vous, elle roucoulait avec Jean Yanne - oui, NOTRE Jean Yanne, celui qui découvra une autre perle dans le même genre nommée Mimi Coutelier- avec qui elle chanta en duo l'immortel "Cha cha stop", devenu cultissime au top 50 des scoppitones irregardables). Heureusement Orchidéa de Santi et Silvia Solar (devenue blonde le temps du film) et Bruno Corazzi (avec sa sale tronche) sauvent de l'oubli par leur seule présence ce petit giallo qui aurait mérité un autre réalisateur (et donc un autre scénariste).



Note: On a attribué à Gillian Hills la voix féminine intervenant à la fin de la plage "Allo Brigitte". Les plus grands experts mondiaux ont écouté attentivement ce passage des centaines et des centaines de fois (certains en sont même morts - de fatigue, rassurez-vous). Tous, sans exception, sont arrivés à une seule et même conclusion: ce n'est point Gillian Hills qui couine ainsi. La maison de disque attribue cette performance à une certaine Brigitte, mais ne citent malheureusement pas son nom...

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