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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 11:42
3 époque: l'age d'or (suite).
  
L’Assassino è costretto ad uccidere ancora, 1975, réalisé par Luigi Cozzi, (Italie), avec George Hilton (Giorgio Mainardi), Michel Antoine (le tueur), Femi Benussi (Dizzy), Cristina Galbo (Laura), Eduardo Fajardo (l’inspecteur de police), Teresa Velasquez (Norma Mainardi), Alessio Ornao (Luca). Norma Mainardi est très jolie, mais surtout très riche. Or, elle est mariée avec un architecte, Giorgio, qui lui n'a pas un rond et est très volage. Après une énième dispute, Norma menace son mari de lui couper... les vivres. Alors qu'il se promène près d'un canal pour se passer les nerfs, et qu'il téléphone d'une cabine publique à sa maitresse, Giorgio et le témoin d'un meurtre. Ce qui lui donne une idée: en échange de son silence, il obligera le tueur à liquider sa femme. Avec en prime la coquette somme de 20.000 dollars (pour les faux frais!). Un plan est echaffaudé, le meurtre de la femme de Giorgio devant passer pour un kidnapping qui aurait mal tourné. Tandis que Giorgio se fabrique un alibi en béton, en participant à une petite sauterie avec des amis, notre assassin s'occupe d'éliminer sa femme. Hélas, un grain de sable vient gripper la mécanique: alors que le tueur a déposé le cadavre de Norma dans le coffre de sa Mercedès afin d'aller le jeter dans le canal, il se fait bêtement voler la voiture par Luca et Laura, deux jeunes délinquants en goguette (un peu comme dans le film de Georges Lautner "Pas de problème" avec Miou-Miou et Jean Lefebvre... mais en mieux!). Décidé à terminer son contrat coûte que coûte, il vole à son tour une bagnole et poursuit les "voleurs". Une fois qu'il les a rattrapés, il kidnappe la jeune fille, mais, un malheur ne venant jamais seul,  est obligé de tuer un témoin génant, la belle Dizzy.qui a tout vu...
 
Attention, attention, "L’Assassino è costretto ad uccidere ancora" n'est pas un giallo coventionnel. Plus proche du thriller Hitchcockien (un soupçon de "L'inconnu du Nord Express" plane sur l'intrigue) que du giallo pur, ce film n'en est pourtant pas moins une véritable réussite dans le genre. Certes l'on connait dès le débu la véritable identité de l'assassin, mais Mario Bava nous avait déja  préparé à la chose avec "Une hache pour lune de miel" quelques années auparavant. Certes, il n'y a pas beaucoup de meurtres, mais tous sont dérangeant . La psychologie des personnages, notament celle du tueur, est terriblement bien cernée: le premier meurtre laisse supposer que nous avons affaire à un sérial killer, vu le peu d'émotion qu'il éprouve en contemplant le cadavre de sa victime dans le coffre de sa voiture, le second tendrait à le confirmer vu le sang-froid qu'il dégage en assassinant la femme de son commanditaire, le troisième crime laisse penser que notre meurtrier est aussi un violeur expérimenté, le dernier meurtre d'une sauvagerie inouie, quand à lui, nous révèle la véritable personalité psychotique de l'assassin. Le choix judicieux de l'acteur, une véritable bobine d'assassin à vous faire froid dans le dos, ne fait que confirmer la chose. Face à Michel Antoine (alias Antoine Saint-John qui jouait le soldat allemand qui viole - et brule vive - Romy Schneider dans "Le vieux fusil", un habitué donc des roles patibulaires...) on retrouve de "vieux" habitués du genre: George Hilton, mais aussi Femi Benussi, Cristina Galbo, Edouado Fajardo et Carla Mancini. Luigi Cosi reviendra au giallo quelques années plus tard avec "Paganini horror", un giallo somme toute assez médiocre avec Donald Pleasance.
Le film existait en VHS et existe en DVD mais malheureusement pas Français...

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