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  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 10:20

3è époque: l'age d'or (suite)

La Casa dalle finestre chi ridono, (La Maison aux fenêtres qui rient), 1976, réalisé par Pupi Avati, (Italie), avec:  Lino Capolicchio (Stefano), Francesca Marciano (Francesca), Gianni Cavina (Coppola), Bob Tonelli, Vanna Busini (le professeur), Bob Tonelli (Solmi), Pietro Brambilla (Lidio), Ferdinando Orlandi (l’officier de police), Andrea Matteuzzi (Poppi), Ines (Ciaschetti (le concierge), Pina Borione (la femme paralysée), Flavia Giorgi (la femme de Popi). Stefano est restaurateur d'art. Pour son travail, il est amené à travailler sdans un petit village italien,sur la fresque d'église, peinte par un artiste maudit: Bruno Legani, surnomé "Le peintre de l'agonie" et qui est mort fou. L'oeuvre (il s'agit d'un San Sébastien inachevé) semble entourée de mysteres et la seule personne qui aurait pu renseigner Stefano, meurt subitement assassiné.
  

Le film commence par une scène de torture, filmée en sépia, ou l'on voit un homme attaché se faire torturer pendant de longues minutes par un mystérieux bourreau, tout vétu de blanc (et dont on ne verra jamais le visage) qui le lacère à coups de poignard. L'homme hurle (scène filmée au ralentit, ce fait ressortir encore plus la détresse de ses cris) et se débat, impuissant tandis que son agresseur s'en donne à coeur joie. D'entrée de jeu, Pupi Avati donne le ton du film: glauque, angoissant et malsain, on a l'impression de voir une sorte de "HOSTEL" avant l'heure (nous sommes en 1976, ne l'oublions pas!) ... La suite du film restera malheureusement beaucoup plus classique, voir conventionnelle. Le film s'enlise très vite dans une foule de petits détails sans intérêts, brosse le portrait d'une multitudes de personnages secondaires (un hotelier pas très cordial, une nymphomane qui l'est beaucoup trop, un nain connu, une femme paralysée dans son lit, un simple d'esprit, un professeur ou un prètre pas très catholique) sur lesquels le réalisateur s'attarde alors qu'il glisse rapidement sur la personalité du personnage principal, Stefano, qui de se fait devient rapidement fat, inattachant, voire sans relief. De même pour Francesca qui apparit et disparait rapidement sans que l'on s'en inquiète vraiment. On ne comprend pas bien le lien qui relie tous ces personnages entre eux, on ne comprend pas bien non plus le fil rouge de l'histoire. Il est question d'un peintre devenu fou à force de peindre des personnages agonisant. Il est question d'une mystérieuse maison. Mais qui sont ces ombres blanches qui torturent et assassinent leurs pauvres victimes tel des bouchers s'acharnant sur des carcasses de boeufs? Qui est vraiment ce peintre? Qui est vraiment Stefano. Tout cela demeure bien confus. La fin, magnifiquement filmée, reste cependant des plus abracadabrantesques. Si le film est magnifiquement filmé et souligné par une musique originale et totalement adéquate, on aurait aimé qu'il en soit de même du scénario qui a, semble t'il, très vite échappé à son auteur...

 Le film est sortit en DVD en france.

PS: Même si je n'ai pas aimé ce giallo un peu spécial, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas interessant. Vous trouverez à ce propos une excellente critique sur ce film sur:
 http://www.psychovision.net/forum/viewtopic.php?t=2203

 

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