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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 10:00

3è époque: l'age d'or (suite)

Sette note in nero (L’Emmurée vivante), 1977, réalisé par Lucio Fulci (Italie), avec Jennifer O’Neill (Virginia Ducci), Gianni Garko (Francesco Ducci), Marc Porel (Luca Fattori), Gabriele Ferzetti (Emilio Rospini), Loredanna Savelli (Giovanna Rospini), Evelyn Stewart (Gloria Ducci), Jenny Tamburi (Bruna), Fabrizio Jovine (le commiissaire), Paolo Pacino (l’inspecteur Russi). Depuis toute petite, Virginia est sujette à des visions prémonitoires voir morbides Ainsi avait-elle « vue » le suicide de sa mère, qui bien évidement s'est déroulé comme "prévu". Cette fois-ci sa vision se concentre sur un miroir brisé, un taxi, un homme boitant et un trou dans un mur de la maison de son mari. Pour en avoir le cœur nette, elle fait tomber le mur en question et y découvre le cadavre décomposé d’une femme que son mari a connu dans le passé. Soucieuse de disculper son mari des soupçons de meurtres qui pèsent désormais sur lui, Virginia, aidée de son ami Luca qui est aussi parapsychologue va mener sa propre enquête. Mais la vérité qu’elle va découvrir en assemblant un à un les morceaux du puzzle n’est peut être pas celle qu’elle aurait voulu entendre.

Ou bien celles qui ont un don de double vue dans le giallo sont complètement aveugles (c'est à dire noin voyante!), ou elles ne sont pas vraiment pas très lucides (étant pourtant supposées être extra dans leur genre...) en ce qui concerne la vision qu’elles ont de leur propre avenir. Déjà dans « Profondo Rosso » de Dario Argento, Macha Méril se faisait tailler la bavette en allant ouvrir elle même la porte à son assassin. Cette fois-ci Jennifer O’Neill, qui n’arrête pas de « voir » ce qui s’est passé ou va se passer autour d’elle, ne voit même pas arriver les coups de pelle qu’elle va se prendre sur la caboche, son agresseur préférant lui assenér les coups que lui rouler des pelles. A part cela,
« Sette note in nero » reste quand même un des meilleurs films de la carrière de Lucio Fulci qui connut quelques hauts et beaucoup de bas, toujours pas résillés. La pluspart des critiques considère ce film comme étant un véritable giallo. Il est vrai que le film bénéficie d’un excellent scénario, et Lucio Fulci maitrise ici étonnement l’art et la manière de faire monter crescendo le suspense et l’angoisse. Mais l’on se rapproche quand même plus d’un film d'angoisse à la Hitchcock que d’un giallo pur et dur à la Dario Argento ou un Mario Bava. Jennifer O'Neill, qui durant un temps, après une période "films à l'eau de rose"  ("Un été 42"), romantiques ("L'innocent" de Visconti) fut cantonnée aux films d'horreurs ("La réincarnation de Peter Proud", "Sette note in nero","Scanner") avant de se tourner vers le petit écran ou elle ne fait plus guères que des apparitions exceptionelles à défaut d'etre interessantes..., Jennifer O'Neill donc, porte à elle seule le film entier sur ses épaules, ce qui n'est pas une mince affaire lorsque l'on connait la direction d'acteurs de Lucio Fulci, qui préfère 100 fois gater la maquilleuse que ses comédiens. Marc Porel, épaule comme il peut la pauvre Jennifer, mais il est moins à l'aise dans le rôle du "bon" copain que ne l'aurait été Jean Sorel ("Paranoia") ou Jean-Louis Trintignant ("La Morte ha fatto l'uove"). On retrouve aussi notre belle Giallo Queen, Evelyn Stewart, reléguée malheureusement dans la catégorie "second rôles" et qui aurait mérité mieux. 


Le film est sortit en DVD dans de nombreuses collections. Néo Publishing en a publié une version collector incluant 2 disques: le 1er avec le film en version italienne sous titrée ou en version française et le second exclusivement consacré aux bonus:
- Sept voix en noirs: de la genèse à nos jours (66')
- Gianni Garko: l'homme de la situation (19')
- Fabio Frizzi: la touche musicale (27')
- Le temps de montage (15')
- Ornella et Bruno Micheli: le montage de A à Z (27')
- Bonus caché.

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commentaires

fc 06/05/2013 11:25

Marc Porel joue le parapsychologue. C'est Gianni Garko (Sartana) qui joue le mari. Ce serait bien de voir les films avant de les "critiquer"

katleen 02/03/2011 16:39


C'est mon préféré de ce genre je trouve qu'il est horrifiant sans être dégueu.
L'histoire est quand même assez bien ficelée


davidfromlille 31/12/2008 17:45

Bizarrement les fans de Lucio Fulci ne parlent que très rarement de "Sette note in nero", pourtant il fait parti des plus belles réussites de notre Lucio.