Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
  • Contact

Recherche

29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 18:36

3è époque: l'age d'or (suite)

La settima donna, (Terreur), 1978, réalisé par Franco Prosperi, (Italie), avec Florinda Bolkan (Soeur Cristina), Ray Lovelock (Aldo), Flavio Andreini (Walter), Stefano Cedrati (Nino), Sherry Buchanan (Lisa),  Luisa Maneri (Matilde), Isabel Pisano (la femme de ménage), Laura Tanziani, Karina Verlier. Nino, Aldo et Walter, trois petits malfrats pas très adroits mais très violents, viennent de braquer une banque ou deux caissiers ont trouvé la mort. Durant leur fuite, leur voiture tombe en panne et ils sont obligés de trouver refuge dans une maison isolée sur le bord de mer. La résidence est occupée par Soeur Christina et 5 de ses élèves, qui sont là en "retraite spirituelle". Après avoir tué la femme de ménage en lui défonçant le crane à coup de fer à repasser (c'est malin, qui va repasser ma chemise maintenant?), les bandits vont prendre les six pensionnaires en otages durant plusieurs jours, en attendant que le bus qui doit venir les reprendre à la fin du week-end arrive. Mais la co-habitation forcée ne va pas forcément bien se passer. Lisa, une des jeunes élèves blesse Nino, un des trois bandits alors qu'il tentait de la sodomiser sous l'emprise de l'alcool. Ce geste de rebellion va déclencher une vague de violence qui ne va laisser personne intact (morlalement ou physiquement...).

Le moins que l'on puisse dire c'est que "Settima donna" n'est pas un giallo classique mais ressemble plus à un film du genre "Rape and revenge". Cela commence vite et fort: une banque braquée par trois (on suppose, on ne voit que leurs jambes) gansters, deux caissiers tués. Le ton est donné: nos apprentis gansters ne font pas dans la dentelle, encore moins dans le sentiments. Ils se foutent de tout, n'ont rien à perdre et ne respectent rien. Ni l'argent, ni la vie (pas plus la leur que celle des autres). Dans leur fuite, ils arrivent quand même à tomber en panne (faut le faire!) tout près d'une villa isolée ou il n'y a que des femmes (5 pucelles et une religuese, faut le faire aussi!!!) ainsi qu'une femme de ménage qui, n'étant certainement plus vierge, ne les interessent pas puisque d'entrée de jeu, ils la massacre. Et puis, c'est là que tout part en quenouille. Au lieu de s'interesser un tant soit peu à la psychologie de ses personnages (mais bon, c'est vrai que la psychologie de 3 zonars, d'une nonne et de 5 viegres ça doit pas tenir en plus de 3 lignes...), le metteur en scène enchaine scène de sexe sur scène de violence et ainsi de suite jusqu'à la fin qui elle part en eau de boudin. Une des jeunes filles se fait sodomiser brutalement par deux des malfrats, elle tente d'en castrer un. Son copain ("touche pas à mon pote, salope!") va lui faire sa fête, puis va tenter de s'occuper de ses copines tandis que le blond héros, celui qui parait le plus intelligent mais qui en fait est le chef et donc le pire, va lui s'occuper de la cheftaine des jeannettes, la bonne soeur qui veut bien tendre la joue droite quand on lui a frappé la joue gauche, mais qui après ne répond plus de rien...! Faut quand même pas prendre les fillettes du bon Dieu pour des blondasses idotes... On l'aura compris, pas de tueur masqué, pas d'arme blanche (ils sont venus avec leurs bites, mais sans couteau) mis a part le fer à repasser (mais comme arme blanche, la vous pouvez repasser!). On se demande ce que Florinda Bolkan ("Non si sevizia un paperino", "Le orme", "Una lucertola con la pelle di donna") et Ray Lovelock ("Macchie solari" et plus tard "Murderrock" de Lucio Fulci) sont venus faire dans cet erzatz de "La derniere maison sur la gauche" (le film qui lança la mode des "Rape and revenge"). Il vaut mieux revoir "L'ultimo treno della notte" d'Aldo Lado, un autre "rape and revenge" considéré comme un giallo, ou la sublime Macha Méril passe du role de voyante ("Profondo Rosso d'Argento) à celui de voyeuse voyageuse.
Le film est sortit en france sous pas mal de titres diférents, nottament "Terreur" (le plus connu), mais aussi "L"oeil de la colère", "Le grand clash", "Folle nuit de terreur", "Crazy Night" et "Terror".
Il est sortit dans pas mal de pays en VHS et se trouve aussi parfois en DVD.

Partager cet article

Repost 0

commentaires