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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 13:35

3è époque: l'age d'or (suite):

Play Motel , 1979, réalisé par Mario Gariazzo, (Italie), avec Ray Lovelock (Roberto Vinci), Anna Maria Rizzoli (Patrizia), Mario Cutini (Rinaldo Cortesi), Antonella Antinori (Anna), Marina Frajese (Loredana), Patrizia Behn (Luisa), Patrizia Webley (Valeria). A Rome, au "Play Motel", on y joue toutes sortes de jeux. Il y a les jeux tolérés (d'ailleurs ce n'est pas pour rien que cet hotel resssemble comme deux gouttes d'eau à une maison de tolérance...) et les jeux interdits. Les jeux tolérés sont ceux que pratiquent riches clients et prostituées qui s'adonnent à des plaisirs charnels qui font passer le Marquis de Sade pour un enfant de choeur. Les jeux interdits sont ceux auquel s'adonne Rinaldo Cortesi, paparazzi de la foufoune infernale, qui une fois les diverses positions de ces messieurs imprimées sur de la pellicule, fait chanter ce beau monde en menaçant de publier ce catalogue des "3 cuisses" s'il ne lui est pas versé une rondelette somme d'argent.Ces petits jeux, apparement cotés en bourses, auraient pu durer longtemps si un mystérieux assassin ne venait systématiquement tuer une prostituée après chaque tentative de chantage. La police charge alors un couple de comédiens de se faire passer, l'un pour un riche client, l'autre pour une pauvre pute afin de demasquer le coupable et d'arreter l'horrible série de meurtres ensanglantes les nuits romaines.

1979 restera une "annus horribilis" en matière de giallo. Rien à se mettre sous la dent, si ce n'est deux (voir trois si l'on compte aussi "La sorella d'Ursula, sortit l'année précédente) gialli merdiques qui ont la particularité commune d'être plus des films de cul que des gialli à proprement parler. Ainsi comme dans "Giallio à Venezia", il n'est pratiquement question que de cul dans "Play Motel". Le film se voudrait dérengeant en nous montrant toute une série de perversions (soi disant) plus choquantes les unes que les autres. Mais Mario Gariazzo n'arrive qu'à nous faire rire, tellement tout cela est grotesque. Imaginez: première scène: un client débarque au Play-Motel, commande une bouteille de J.B (ouf ! nous sommes bien dans un giallo !), endosse un costume de diablotin et se met à fouetter gentilment (en plus !) une petite nonette en porte-jaretelles. Une autre grande scène nous fera voir qu'une bouteille de champagne ne sert pas qu'à assouvir la soif et une autre encore nous montrera comment un vieillard s'improvise jardinier en arrosant (de son urine! ) une jolie fleur de bitume... Et vice et versa... si l'on peut dire! Il reste un mysterieux tueur ganté (enfin mysterieux pour les aveugles qui n'auraient rien vu dès le début du film)  qui, lorsque le scénario lui en laisse la possibilité, essaye de faire du mieux qu'il peut le travail pour lequel il a été payé par la production, c'est à dire tailler dans le lard (ici des gorges profondes !). Malheureusement, il s'y prend tellement mal qu'on est, là aussi, forcé se (sous) rire! Parmi les acteurs, on retrouve le beau Ray Lovelock ("La settima donna", "Macchie solari", "Un posto ideale per uccidere") et son beau slip rouge, peut-être le seul véritable intérêt de ce giallo qui n'a ni queue (quoi que) ni tête (ça c'est sur !).


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