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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 11:27

3 époque: l'age d'or (suite)

Follia omiccida (Murder obsession), 1980, réalisé par Ricardo Freda, (Italie), avec: Stefano Ptrizi (Michael Stanford), Martine Brochard (Shirley), Anita Strindberg (Glenda), Henri Garcin (Hans Schwartz), Laura Gemser (Beryl), John Richardson (Oliver), Silvia Dioniso (Deberoah). Michael Standford est un acteur de films d’horreurs en passe de devenir célèbre.. Durant le tournage d’une scène de son dernier film, il a cependant failli étrangler pour de bon sa partenaire, Beryl, au cours d’une scène particulièrement éprouvante. La production décide donc d’arrêter provisoirement le tournage afin de permettre à toute l’équipe de se reposer. Michael en profite pour inviter sa fiancée, la jolie Deborah, Shirley et Beryl, les deux actrices et Oliver, le metteur en scène, a passer quelques jours dans la propriété familiale, ou réside sa mère. Oliver est ravi car il trouve que règne dans cette demeure une atmosphère digne de ses propres films.. La mère de Michael, elle, n’a d’yeux que pour son fils, pour lequel elle semble éprouver un amour plus que maternel, Hans, le domestique a une tronche d’assassin, les planchers craquent, des ombres menaçantes longent les murs, et l’électricité saute plus souvent que de raison... Ce qu’aucun des invités ne semblent, par contre, savoir, c’est que c’est dans cette même demeure qu’une quinzaine d’années auparavant, Michael aurait assassiné son père. Bientôt, Deborah commence à faire des cauchemars (ou elle se voit agressée par une araignée géante, mordue par des chauves souris et attachée à une croix de Saint-André par un bourreau masqué), cauchemars qui lui semblent pourtant bien réel, vu qu’elle en garde les marques à son réveil !. Et puis, les membres de l’équipe vont disparaître un à un.

Un véritable gâchis dont le spectateur est le seul a essuyer les plâtres! Voila ce qu’est ce film qui pourtant au départ s’annonçait sous les meilleures augures. Une histoire riche de plusieurs sujets très intéressants a développer: une famille avec une mère quasi incestueuse, un fils ressemblant comme deux gouttes d’eau au père qu’il aurait tué quinze ans auparavant, une blonde faisant des rêves sado-maso et quelques meurtres originaux (une hache plantée en pleine tête, une gorge décapitée à la tronçonneuse). Malheureusement Riccardo Freda ne maitrise jamais parfaitement ses sujets, n’en développe aucun jusqu’au bout, abandonnant le premier en cours de route pour passer au suivant et ainsi de suite jusqu’à la fin, qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Aucun des personnages, principaux ou secondaires n’est étudié à fond. Et le seul personnage qui, normalement, n’a aucune importance, à savoir la blonde idiote fiancée Michael, est le seul à en avoir,(pourquoi doit on la voir pendant une tres longue partie du film en train de se balader les seins à l’air dans les souterrains du chateau en train de se faire faire guili-guili par de grotesques marionnettes en peluche ?(voir plus bas) ), reléguant aux oubliettes (du château) le véritable sujet du film, à savoir les relations troubles entre Michael et, Glenda (sa mère), Glenda et Hans le domestique et le meurtre du père, qui normalement est l’élément déclencheur du film et des troubles de Michael et dont l’explication est (plus que) bâclée un bon quart d’heure avant la fin, qui du coup nous parait (inter)minable! L'acteur principal, Stefano Ptrizi, est insignifiant au possible, et arrive à faire passer Laura Gemser (la concurente cul, mais pas turelle, de Sylvia Kristel dans la série des Emmanuelle v/s Black Emanuelle) pour une égérie de Marguerite Duras. Henri Garcin promène sa tronche de patibulaire renfrogné de couloirs en coins sombres, esperant nous faire peur et ne prétant qu'à sourire. John Richardson (("Il coprpo presentano tracce di violenza carnale", "Il gattio rossi in un labirintho di vetro", "Il vizio ha le calze neré"), essaye de jouer comme il peut les utilités et s'en prend plein la tronche, au propre comme au figuré... Martine Brochard (apperçue elle aussi dans quelques gialli avec Richardson) nest pas plus d'une  grande utilité. Quand à la pauvre Giallo Queen Anita Strindberg ("La coda della scorpione", "Una lucertolla  con la pelle di Donna", "Chi l'ha vista morrire?", "Il tuo vizio e una stranza chiusa e solo io ne ho la chiave", "Al tropico del Cancro" et "L'uomo senza mémoria"),elle est malheureusement sous-exploitée dans son rôle (qui auirait mérité cent fois d'être mieux exploité) de mère égoiste, castratrice, incestueuse et adultèrine et est reléguée carrément au second plan au profit de la blondasse citée plus haut. Ce sera en plus son dernier film et l'on regrette que ce film complètement raté eut été son chant du cygne.

Le film est sortit en DVDchez Raro Video avec en bonus la bande annonce et surtout une tres bonne interview  de Sergio Stivaletti, le responsable des effets speciaux. Tous ceux qui ont vu le film ont pu constater à quel point les effets speciaux étaient ratés (voir quelques exemples dessous). AZu moins Sergio a t'il l'honneteté de le reconnaitre et de dire pourquoi...
Ainsi, par exemple, l'araignée géante qui fait penser à un jouet plus qu'à un monstre. D'ailleurs dans la séquence du rève, ou Silvia Dioniso sent l'araignée qui lui monte dessus, alors qu'elle est attachée sur la croix de Saint-André, on voit très bien que les pattes de l'araignée sont en fait les mains d'un technicien cachées dans des moufles velues...

Idem, lorsqu'elle se fait attaquer par des chauves souris qui virevoltent autours d'elle. On voit les fils qui portent ces petites figurines en papier maché...

De même, lorsque John Richardson reçoit un coup de hache en pleine tête, on ne voit pas beaucoup la ressemblance entre l'acteur et son postiche...Pas leds mêmes sourcils, pas la même bouche et quand il prend son coup de hache sur la têtes, il en perd les yeux...


Ca n'arrange pas la valeur du film, moi je vous le dit!

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