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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 10:31

4è époque: le train-train de l'ennui (suite):
 
Opéra (Terreur à l'Opéra), 1987, réalisé par Dario Argento (Italie), avec Cristina Marsillach (Betty), Ian Charleson (Marco), UrbanoBarberini (Inspecteur Alan Santini), Daria Nicolodi (MIra), Coralina Cataldi Tassoni Giulia), Antonella Vitale (Marion), William McNamara (Stefano), Barbara Cupisti (Signora Albertini), Antonio Iurio (Baddini), Carola Stagnaro (la mère d'Alma), Francesca Cassola (Alma), Maurizio Garrone (Maurizio, le dresseur de corbeaux).
Ceratins opéras sont maudits. Ainsi, parait-il, chanter "Macbeth" porte malheur. Le soir de la première, au Téatro Régio de Parme, la Prima Dona qui doit jouer le rôle de Lady macbeth, a un accident (elle se fait renverser et a le pied cassé). Sa doublure, la jeune Betty, la remplace donc au pied levé. Le soir même, un mystérieux psycopathe assassine sous ses yeux son petit ami, dans une mise enscène particulièrement macabre. Ce sera le début d'une longe série d'assassinats qui vont décimer l'entourage proche de Betty, des assassinats qui semblent liés au passé de la jeune cantatrice.

"Terreur à l'Opéra", n'est assurément pas le meilleur film de Dario Argento, même si parfois il reste son film  le plus spectaculaire, au moins au niveau de sa montée dans l'horreur...  Le maitre incontesté du giallo (qu'il était alors) n'a jamais pu (ou su) retrouver l'éclat de son génie depuis "Les frissons de l'angoisse". Toutes ses tentatives se sont soldées par des échecs ("Ténèbres") ou semi-échecs ("Phénoména") et c'est donc en pleine déchéance morale qu'il réalise cet "Opéra" qui reste en quelque sorte son chant du cygne. Il y a avait dans ce giallo de quoi faire LE plus grand giallo de tous les temps: une longue et imposante série de crimes les plus sadiques et certainement les mieux "mis en scènes" que l'on ai jamais vu dans l'histoire du giallo (que je ne décrirais pas ici, afin de laisser à ceux qui n'ont pas vu le film le plaisir de les découvrir). Un décor de rêve (la scène et les coulisses d'un des plus célèbres théatre de l'Opéra italiens). Malheureusement, le scénario, très interessant sur le papier (un opéra maudit, une cantatrice maudite) ne tient pas ses promesses. Truffé d'incohérences plus grosses les unes que les autres, on ne comprend plus très vite quelque chose à l'histoire. Qui est qui ?, Qui fait quoi ? Qui va ou ?, Qui tue qui ? Les meurtres, nombreux, semblent avoir été créés pour combler  les nombreux vides scénaristiques et tombent, pour la pluspart comme des cheveux dans la soupe. Certes, ils sont très visuels, très sadiques, mais malheureusement ils sont assez mal filmés et laissent le spectateur sur sa faim. Ou il y a trop d'effets d'hémoglobine, là ou il en faudrait moins, ou il n'y en a pas assez. Mais en tout cas, hélas, à chaque fois, c'est mal dosé !!!  On retiendra cependant la merveilleuse idée (la plus sadique jamais vue) qu'a le tueur de scotcher sous les yeux de sa victime (Betty) des aiguilles qui l'empèche de fermer les yeux,  lorsque, telle Gwendolyne, elle se trouve attachée (dans une position à chaque fois abracadabrantesque), l'obligeant ainsi à assister, impuissante, au meurtre d'une des personnes de son entourage. Hélas, au bout de trois fois, on aimerait bien que le tueur ait de nouvelles idées... Toujours porté sur les nymphettes (depuis "Suspiria", Argento nous impose toujours des jeunes filles presque échapées d'un castin de David Hamilton), nous découvrons donc, stupéfaits, dans le rôle principal la juvénile Cristina Marsillach, qui du haut de ses 24 ans, est supposée interpréter une Diva capable de chanter et jouer Lady Macbeth (un des personnages nécéssitant certainement le plus de maturité de la part de son interprète). Premier bémol donc, puisque l'on ne croit pas du tout une seconde, à la vraissemblance de la chose. Le reste du casting, hélas, est tout à l'avenant. L'inspecteur de police chargé de cette enquète n'a que 25 ans (vachement expérimenté donc face à une série de crimes aussi sadiques...). L'habilleuse, elle, n'a pas plus de 16 ans et vu la complexité des costumes, on se dit qu'elle a commencé bien jeune!) .etc. etc.. Seule Daria Nicolodi (ex madame Argento)  semble avoir l'age requis pour son rôle et sauve donc à peu près les apparences. Bref, on l'aura compris, Dario a fait, une fois de plus, la sortie des écoles pour recruter son casting. En tout cas, "Opéra" n'est quand même pas raté à 100 % et aura eu le mérite d'inspirer pas mal de metteur en scène depuis (excepté Lambert Bava, lke seul pourtant qui aurait du prendre ici quelques leçons...) qui ont pompé parfois même à l'excès la violence et l'originalité de certaines scènes. Ainsi, récement a-t'on pu voir dans "Saw II", un meurtre ressemblant à s'y méprendre à celui qui coute la vie à la pauvre Daria Nicolodi dans le film...


Le film est sortit en VHS et DVD dans pas mal d'éditions.

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