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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 11:00

4è époque: le train-train de l'ennui (suite)

Un Gatto nel cervello,
(Nightmare concert), 1990, réalisé par Lucio Fulci (Italie), avec Lucio Fulci (Lucio Fulci), David L.Thompson (Professeur Egon Schwarz), Jeoffrey Kennedy (Inspecteur Gabrielli), Marisa Longo (Katya Schwarz), Ria de Simone (Sopran), Shillett Angel (Fillipo, le producteur). Quelqu’un commet des meurtres s’inspirant de films de Lucio Fulci. Le célèbre réalisateur de films d’horreur serait-il  l’assassin ? Ou serait-il victime d’une sombre machination ?

Une intrigue giallesque comme on les aime : une sombre machination visant à faire perdre la raison au héros, ici le réalisateur Lucio Fulci lui même. Voilà donc une très bonne idée de scénario, d’autant plus intéressante que la carrière du réalisateur à l’époque touchait sacrément le fond de l’abîme. Pour de sombres raisons, à la fois publicitaires et pécuniaires, son nom n’était plus à l’époque associé qu’à de très mauvaises productions de films gores, des séries B irregardables et de téléfilms très,très, mais franchement très mauvais. Fait avec peu de moyens (le film est même tourné en 16 mm), avec des acteurs inconnus (à part Marisa Longo, c’est dire !),
« Un gatto nel cervello » raconte les mésaventures (autobiographiques ?) de  Lucio Fulci, alors qu’il se trouve à Cineccitta en plein tournage de deux films d’horreurs (« Soupçons de mort », et « Les fantômes de Sodome » ). Notre pauvre réalisateur commence à être victime d’hallucinations ou il voit son entourage se faire tuer comme dans ses propres films. Lucio deviendrait-il fou ? Il s’avérera en fait que c’est le médecin qui le soigne, le docteur Schwarz, qui met en scène lui même les meurtres, ce dans le but de se débarrasser de sa bonne femme. L’humour, très second degré, est omniprésent, ce qui permet de faire passer la pilule de certaines scènes un peu gore. Comme par exemple, celle ou le réalisateur, venant de terminer une scène de cannibalisme bien sanglante, se voit proposer au restaurant… un steak tartare ! La ou le bât blesse, c’est que Lucio Fulci use et abuse d’un nombre incroyable d’inserts de ses propres films (trop c’est trop) et que malheureusement, à moins qu’il ne soit totalement aveugle, (et dans ce cas la que fait-il dans un cinéma ?), le spectateur ne peut pas se satisfaire d’une telle cacophonie de faux raccords (son lumières et images). Lucio Fulci rate donc,de peu, l’occasion d’offrir enfin au giallo son « Huit et demi » . Dommage !
Le film est sortit en DVD en italie

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commentaires

djordj 24/12/2008 15:54

Il vaut mieux peut etre que Fulci n'ait pas tourné "Le masque de cire"... D'autre part, c'est sur que ce film est bien l'un des pires que DFulci ait réalisé . Une triste auto-parodie, indigne de lui. Il ne méritait pas la fin qu'il a eu, miusérable et oublié de tous. Alors qu'aujourd'hui, tout le monde semble, enfin, se souvenir de lui !!!!

davidfromlille 23/12/2008 23:31

Aimant une majorité de Lucio Fulci, j'aurais préféré ne pas voir ce film... C'est la période la plus triste du réalisateur, après avoir connu la gloire Lucio c'est retrouvé à tourner des séries Z pour survire, il est mort dans la misère... et dire qu'il devait tourner "Le masque de cire" un film produit par Dario Argento... quel dommage...