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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:08

4è époque: le train-train de l'ennui (suite):

Non ho sonno (Le sang des innocents), 2001, réalisé par Dario Argento, (Italie), avec: Max Von Sidow (Ulisse Moretti), Stefano Dionisi (Giacomo Gallo), Chiara Caselli (Gloria), Roberto Zibetti (Lorenzo), Ganriele Lavia (Docteur Betti), Paolo Maria Scalombro (Chef inspecteur Manni), Rossella Falk (Laura de Fabritis), Roberto Accornero (Fausto), Barbara Lerici (Angela).
A Turin, quelqu'un commet des crimes similaires à ceux qu'aurait commis un nain connu (il était écrivain de romans policiers) vingt ans auparavant.Giacomo Gallo, fils d'une des premières victimes etde l'ex commissaire Moretti, qui s'était occupé de l'affaire dans le passé, vont essayer de comprendre et de savoir si celui que l'on accusait alors, et qui semble t'il s'est suicidé, était le vrai meurtrier. Pendant ce temps là, le sang d' innocents va encore couler à flôts
 
Amis fétichistes du cuir et du latex, réjouissez vous ! Notre ami le tueur masqué est de retour, pour notre plus grand bonheur à tous ! Et il a ramené avec lui non seulement son couteau et sa machette, mais d'autres instruments de mort encore plus originaux que ceux auquel il nous avait jusqu'alors habitué . Et comme un bonheur ne vient jamais seul, Dario Argento, le grand Argento, revient lui aussi en force, et surtout en forme, comme il ne l'était plus depuis plusieurs décades. Certes, je l'accorde, "Non ho sonno" n'est peut être pas son meilleur giallo (on ne peut pas être et avoir été), mais reconnaissons quand même qu'il dépasse (et de loin) quelques un de ses derniers  films comme "Opéra" "Thrauma" voir "Phénoména" (Je ne parle pas de "Card Player et "Vous aimez Hitchcock ?", encore moins de sa dernière daube "Mother of tears qui est... à pleurer! Et qui de toute façon n'est pas un giallo.). Mais comme disait le cousin Juvenil, qui était couvert d'acnée: "revenons à nos boutons" ! Ca commence plutot pas mal: une prostituée (au début j'ai cru que c'etait un travesti mais non, il parait que c'est une vraie femme) embarque par inadvertance des documents compremettants concernant son dernier client, qui serait en fait un tueur en série. Ce dernier la poursuit dans le train ou elle s'est réfugiée et la zigouille au terme d'une (un peu trop) longue poursuite à travers les couloirs dudit train qui, fait curieux mais terriblement arrangeant pour notre tueur, est complètement désert (bonjour la rentabilité !!!! Si ils ont fait pareil avec Air Italia, on comprends mieux le flop!). Puis, l'appétit venant en mangeant, notre tueur s'en prend à la bonne copine  de sa victime qui était venu l'attendre sur le quai de la gare et en profite pour récuperer son petit dossier bleu plastique qui contenait toutes les preuves de sa culpabilité. Fin du premier acte! La police, dirigée par l'inspecteur chef Manni découvre grace au témoignage du controleur que ces meurtres ont peut être une relation avec ceux commis 20 ans plutot par "le Nain", un auteur de romans polciers (des gialli) qui avait été suspecté dans une série de trois crimes particulièrement sanglants) et qui s"était sucidé avant son arrestatioon. Du coup revient sur le devant de la scène le commissaire Moretti qui 20 ans auparavant avait enquété sur ces fameux meurtres ainsi que le fils de la seconde victime qui fut assassinée sous ses yeux à coups de clarinette dans le bec. On prend donc les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait les mêmes, et c'est la l'originalité du film: le commissaire Moretti (sublime Max Von Sidow) est atteint de la maladie d'Alzeihmer. Pas facile donc de denouer les fils d'une enquète lorsqu'on ne se souvient pas de ce qu'on a fait la veille. Pourtant, malgré ce sérieux handicap il est bien moins stupide que celui qui l'a remplacé... Le fils lui a grandi et cherche à savoir si l'assassin est celui qui a tué sa mère ou si ce n'est qu'un vulgaire copy-cat de psychopathe qui, comme l'original, adapte (à la lettre) les paroles d'une comptine enfantine pour tuer ses victimes. On se croirait presque chez cette bonne vieille Agatha Christie. Sauf qu'ici, Dario Argento a fait fort coté meurtre: certes, il ne dédaigne pas la vieille machette, si utile pour trancher quelque petit doigt,. Ok, on a le droit à une bonne petite noyade en règle comme dans cerains bons vieux gailli d'antan, mais cette fois ci, notre bon Dario a trouvé de 2 ou 3nouvelles idées de meurtres (autant en profiter pour les citer): le bec d'une clarinette qui transperce la gorge d'une des victimes ou un stylo plume que l'on enfonce dans la tempe d'une autre. Tout cela filmé d'une manière très agressive soulignée par une musique Goblinesque à souhait. Que du jouissif ! ce qui fait oublier que parfois, comme tout film d'Argento, le film traine un peu en longueur, le "Maaaaiiiiiiiittttttre" ayant décidé d'expérimenter ça et là quelque prise de vue grotesque et complètement inutile ou de partir dans quelque délire schizophrénique qui ne fait que ralentir l'action. Mais bon! Dans l'ensemble le film tient quand même la route. Cela est du au casting (mis à part la "pute" du début, cad Barbara Lerici que tout le monde a déja oublié- qui met en plus près de 20 minutes à se faire tuer), tout le monde jouant (à peu près) bien son rôle, la palme revenant à Max Von Sidow qui n'en finit pas de nous étonner. On retrouve aussi avec plaisir une ancienne Giallo Queen, Rosella Falk ("Sette orchidéee macchiate di ross", "L'assassino... éé à téléfono", "Gironata nera per l'ariete" et surtout ""La tarantola dal ventre nero" tous critiqués ici). Alors, je sais, certains critiques ont descendu le film à sa sortie, le comparant même à un honnète (film de) Lamberto Bava... ce qui est une insulte. Le film non seulement gagne à être connu mais surtout revu, certains détails importants pouvant échapper à la première vision.Hélas, trois fois hélas, après avoir chanté ses louanges, il nous faut aussitôt déchanter. Si, comme moi, vous aviez cru que le giallo, tout comme Argento, faisait son grand come back, vous vous mettiez alors, sans vous en rendre compte, le doigt dans l'oeil jusqu'à l'os. Il n'en fut rien, malheureusement, comme vous pourrez le constater bientôt...

Le film est bien sur sortit en DVD

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