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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 10:58
Rossella Falk est née Antonia Falzacappa à Rome en 1926. Si elle est assez peu connue en France, elle est par contre très populaire de l’autre coté des Alpes ou elle orienté sa carrière d’actrice beaucoup plus vers le théatre que vers le cinéma (24 films en 60 ans). Il faut dire que le cinéma n’a peut être pas permis à cette grande actrice de montrer, contrairement au théatre, de quoi elle était capable. En effet, si Rossella a jouée pour quelques grands metteurs en scène comme Fellini ("8 1/2")  ou Joseph Losey ("Modesty Blaise"), le reste de sa carrière cinématographique sera presque essentiellement composé de téléfilms ou de gialli. De gialli en effet, car c’est surtout dans ce genre cinématographique qu’elle s’est souvent distinguée.

Dès 1968 dans "Piu tardi, Claire, piu tardi" de Brunello Rondi, elle joue un des membres de la famille de Garry Merrill, famille qui n’est peut être pas étrangère à la mort de la première femme de celui-ci. Un film assez rare, à l’ambiance très Agatha Christienne et qui mérite d’être vu.

En 1971, Paolo Cavera lui fait tourner "La Tarantola dal ventro nero" ou elle interprète Franca Valentino, une épouse volage qui non seulement se fait plumer par Claudine Auger qui, avec l’aide de son amant, la fait chanter au moyen de photographies compromettantes, mais carrément assassiner par un tueur en série qui, après avoir paralysé ses victimes à l’ade d’une aiguille plantée à la base du cou, les éventres joyeusement alors qu’elles ont toujours conscientes mais incapables de faire le moindre mouvement. Le pire pour elle est que le commissaire de police, joué par Giancarlo Giannini, se trouve de l’autre coté de sa porte et ne se doute de rien...

Toujours en 1971, dans "Giornata nere per l’ariete", elle joue Sofia Bini, une femme de tête qui n’a plus de jambes (elle est paralysée) et qui se fera étrangler par un autre assassin en série qui la fera basculer dans un escalier, achevant ainsi de la tuer. Un assassin qui abandonne près de chaque corps de ses victimes un gant de cuir auquel il maque un doigt.

L’année suivante, dans "L’assassino ...e al telefono", elle interpète Margaret, l’amie intime d’Anne Heywood, qui en ayant marre que cette dernière ne voit pas l’amour qu’elle lui porte, fait d’abord assassiner son fiancé avant que lui jeter de nouveau le tueur (interprété par Telly Savalas) dans les pattes. Mais comme dans tout bon giallo qui se respecte, les lesbiennes n’ont pas le droit de survivre après la fin du générique, elle se suicidera en constatant que ses funestes projets ont échoué.



Les réalisateurs de gialli, décidement, voient en elle une victime de choix. La même année, dans le remarquable "Sette orchidée macchiate di rosso", Umberto Lenzi lui fait interpréter le rôle d’Elena Marchi, une femme dépressive, qui se fait assassiner dans sa chambre d’hopital (noyée dans sa baignoire) tranquillement et surement (les infirmières étant persuadées que ses appels à l’aide ne sont en fait du qu’a sa maladie de la persécution) par un tueur qui laisse derrière lui à chaque fois sur ses victimes un bijou en forme de lune. Après ce film, Rossella Falk fera une pose cinématographique de 14 ans, préférant jouer des auteurs prestigieux (comme Tennessee Williams par exemple) au théatre que jouer des rôles secondaires au cinéma.


Dario Argento se souviendra qu’elle ft une grande actrice de giallo et lui confiera, dans "Nonhosonno" en 2000,  le rôle de la mère du "Nain", un auteur de livres policers qui se suicida après avoir été soupçonné d’être un tueur en série qui assassinait ses victimes en suivant à la lettre les paroles d’une comptine enfantine. Alors qu’elle recherche elle aussi la véritable identitée du tueur, elle se fera tuer (en tombant de la rambarde d’escalier de son ancienne demeure) en cherchant une preuve permettant de prouver l’innocence de son fils.


En 2007 la Mostra de Venise rendra hommage à son immense talent en faisant d’elle une de ses invitées d’honneur.

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Published by djordj - dans giallo queens
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