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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 16:53

4è époque: le train-train de l'ennui (suite et fin).

Il siero della vanità, 200, réalisé par Alex Infascelli, avec Margherita Buy (Lucia Allasco), Francesca Neri (Sonia Norton), Valério Mastandrea (Franco Berardi), Barbara Bobulova (Azzura Rispoli), Marco Giallini (Matteo De Muzzi), Antonino Bruschetta (Vittorio Terraciano), Maddalena Maggi (Esther Bonanni). Le monde des  VIP (prononcer "vieilles pies") italien est en émois. Plusieurs personalités "very people" ont disparues, sans bien sur laisser de traces. En menant une enquète assez approfondie, Lucia Allasco, une détective privée au passé un peu trouble et son collègue Franco Bernardi vont déboucher sur une piste qui pourrait bien les mener au centre du problème: toutes les "victimes" avaient participé à un talk-show télévisé présenté par la nouvelle gourou du PAF italien la très belle et particulièrement détestable Sonia Norton.

Imaginez un peu si un jour on apprenait par la presse que Danièle Gilbert, Loanna, Paul Lou Sulitzer, Ophelie Winter et Vincent McDoom avaient subitement disparu. Après avoir participé à un show réalité présenté par Daniela Lombroso... Eh bien c'est un peu ce qui arrive ici. A savoir: une ex-star-enfant devenue cocainomane, un animateur homosexuel qui joue les taureaux péteurs dans une emission enfantine (si, si !!!), une chanteuse sans talent, une ex-Miss-Quelquechose, une photographe alcoolique, un Houdini malchanceux, bref que des "has-been", disparaissent un à un après avoir participer à l'émission la plus regardée de la télévisée italienne, une sorte de "Plus ringard cabaret du monde" version "Craignos Monsters" présenté par la pire des requins femelles de la production italienne, sorte de Mireille Dumas avec des dents pointues.... L'idée est excellente et l'on pouvait s'attendre au mieux. Hélas, Alex Infascelli qui avait dejé raté son précedent giallo, "Almost Blue", n'a pas mis à profit les erreurs faites dans le premier pour parfaire le second. Hésitant sans cesse entre thriller (quelques beaux moments de suspens, notemment vers la fin) et comédie (la télévision italenne n'est semble t'il, à ses yeux, qu'un immense vivier de farces et attrappes et autres bétises en tous genre et donc il tombe dans la carricature outrancière très rapidement), Infascelli n'arrive pas à  orchestrer rationellement son film ce qui fait que l'on s'en désinteresse assez vite. Les personnages sont baclés (il faut tout le talent de Francesca Neri pour rendre ce personnage de présentatrice absoulument immonde), tout comme l'intrigue, seule la mise en scène reste (comme dans "Almost Blue") originale et vaut, à elle seule hélas, le déplacement. Le metteur en scène s'est donc injecté son propre sérum de vanité, ce faisant bien plus plaisir à lui même, qu'à nous autres, pauvres petits spectateurs. "Il siero della vanità" est et restera donc un petit giallo  et c'est bien dommage car ce fut (jusqu'au prochain, c'est à dire "Giallo" de Dario Argento, c'est dire si on craint le pire) le dernier giallo de la liste et aussi du cinéma transalpin... Mais le phénix renait bien de ses cendres...

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