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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 17:11

L'italie comme je le disais auparavant était dans les années 60-70 un pays très machiste. La clientèle du giallo était composée à 90% de spectateurs de sexe masculin,  qui préfèraient, et de loin, voir de jeunes et charmantes jeunes femmes se bécoter et se tirlipoter le schmilbllic qu'appercevoir des messieurs faisant la même chose ...! Pas besoin d'avoir son bac scientifique pour comprendre que les homos n'étaient pas forcément les bienvennus dans le giallo. Beaucoup moins nombreux donc que leurs consoeurs, il n'en demeure pas moins qu'ils apparurent régulièrement ça et là à travers les films. Souvent carricaturés (sous les traits de folles tordues) au début des années 70, le personnage évoluera, en même temps que les moeurs, et le pédé de service se masculinisera au fur et à mesure, devenant même parfois même presque viril passant de simple figurant (Femina Ridens) à un personnage secondaire important (Jean-Pierre Marielle dans "4 mouches de velours gris") voir un des héros pricipaux (Jean-Louis rintignant dans "La femme du dimanche).
Contrairement à la lesbienne, le pédé ne meurt pas forcément dans un giallo... Même ici, la parité n'est pas respectée ...

Femina ridens, (Le duo de la mort),1969, réalisé par Piero Schovazzapa (Italie), avec Philippe Leroy ( Dr Slayer ), Dagmar Lassander ( Maria ), Lorenza Guerrieri ( Gida ), Varo Soleri (l’administrateur), Maria Cumaini Quasimodo (secretaire du docteur Slayer), Mirella Pamphili (la passante).  Une femme se soumet aux exigences sado-masochistes d'un homme qu'elle connait à peine. Mais bien vite, le maître devient l'esclave de sa soumise...
Bien avant "9 semaines et demi", le cinéma italien explorait déja la thérie Hégelienne du "Maitre et de l'esclave. Mais ce ne sont ni Maria ni le Docteur Dlayer qui nous interesse ici, mais deux personnages très très secondaires, qui n'apparaissent que quelques secondes au tout début du film. Il s'agit de deux fourreurs qui fournissent donc un manteau de fourrure à une "prostituée", dont un des clients n'est autre que le Docteur Slayer (on le devine en fait aux marques de cordes qu'elle a sur les jambes...). Au tout début de la scène, on ne voit que l'homme le plus agé, et on ne devine pas tout de suite qu'il est homosexuel, puisque (pour l'instant) rien dans son attitude ne permet de le distinguer comme tel. Mais, il suffit que son "compagnon" apparaisse et qu'ils se regardent, pour que, dès le premier coup d'oeil, on comprenne qu'ils forment tous les deux un couple d'homosexuels. Et ce , sans qu'une seule parole ne soi dite...
L'apparition des deux figurants est tellement "courte" qu'ils ne sont même pas crédités au(x) générique(s)

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Published by djordj - dans giallo queers
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