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  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 08:25

Il Giustiziere sfida la polizia, (Une libéllule pour chaque mort), 1974, réalisé par León Klimovsky, (coproduction Italie/Espagne), avec Paul Naschy (Inspecteur Paolo Scaporella), Erika Blanc (Silvana Scaporella), Ángel Aranda (Edmundo), José Canalejas (Vittorio, le couturier), Eduardo Calvo (le professeur), Ricardo Merino (l’homme d’affaire). Milan, capitale de la mafia et de la mode est devenue aussi la capitale du crime. En effet, un  tueur mystérieux a pris la facheuse habitude d'assassiner, d'une manière aussi originale qu'horrible, toutes les personnes qu'il considère comme étant "anormales", c'est à dire: les prostituées, les homosexuels, les drogués, les hippies, les ménagères de moins de 50 ans, les fans de François Valéry et l'humourien Dieudonné (à non, merde, celui là, il est toujours vivant!). Près du corps de chaque victime, il dépose à chaque fois une figurine represantant une libèllule. Tandis que l'enquète de l'inspecteur Paolo Scaporella le mène vers un groupe de néo Nazis, sa femme Silvana décide, de son coté, de retrouver coute que coute, l'assassin de son meilleur ami (un couturier qui adorait se travestir dans les vêtements qu'il destinait à sa clientèle, exclusivement féminine bien sur!) et de lui couper les coronnès! Car ce n'est pas parce que sa maman l'a traumatiser durant sa petite enfance en l'obligeant à regarder Jacques Martin tous les dimanches après midi que ce gars la doit tuer désormais tous ceux qui qui préfèrent Michel Drucker! 


Voilà donc un giallo rare, bien trop rare, pour le laisser passer! D'origine espagnole, il se démarque de ses "confrères" italiens par une surenchère d'humour (noir, très noir comme la scène ou l'inspecteur fête son anniversaire avec sa femme et ouvre un cadeau livré juste quelques instants auparavant et découvre à l'intérieur du paquet une tête fraichement décapitée! Scène ayant certainement dû inspirer le réalisateur de "SEVEN"), de violence (une bonne douzaine de meurtres quand même... Les Ibères sont rudes!) et surtout d'originalité (l'assassin tue certes avec quelques armes classique comme une épée ou encore une hache, mais aussi avec un club de golf, un parapluie voir même un chariot de fête foraine... ). Son crédo: vider la société de tous ceux qui ne rentrent pas dans les normes. Son tic:  il laisse sur  chaune de ses victimes une petite libellule en cire. Aurait-il eu une enfance difficile? Comment le reconnaitre ? Facile, ayant été traumatisé autrefois par la lecture d'un conte de Charles Perrault, il joue désormais au grand méchant loup habillé d'un pantalon rouge... mais il porte quand même des gants noirs, pour respecter la tradition du giallesque Sérial-Killer. Face à lui, l'inspecteur Scaporella (1/3 Mike Hammer - a cause de la moustache certainement, 1/3 Colombo -il adoooore sa femme, 1/3 inspecteur Henry - il faut le voir bastonner un vieil exhibitionniste), joué à la perfection par un Paul Naschy à mille lieues des vampires et autres loups-garous qui firent sa renommée, et surtout sa femme (notre sublime Erika Blanc), drôle de dame bien plus douée pour les enquètes policières en sous-marin que pour le ménage et la cuisine (elle arrive même à rater la cuisson de ses Panzanni, ce qui pour une Italienne est un crime de lèse-majesté). Un drôle de couple qui saura mener l'enquète tambour battant et faire triompher la justice, chacun à sa manière! La mise en scène de Léon Klimosky ne laisse aucun temps mort (sinon l'assassin s'en chargerait?) et nous donne même le droit d'assister à quelques scènes d'anthologie comme la mort de la strip-teaseuse nécrophile (elle adore dormir dans un cercueuil, cela tombe bien... elle va être très vite exaucée) ou celle du couturier qui de fil en aiguille finira la tête sous les roues d'un chariot du "train de la mort" après une course poursuite halletante. Un beau, un grand giallo, digne de ceux de Mario Bava et des premiers Dario Argento, mais hélas pas facile à trouver.

 Le film est, gràce à la présence de Paul nachy, sortit en DVD
espagnol. Sinon, il existait aussi en VHS, mais dans une version non remasterisée.

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