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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 14:20

Je sais, ce film tient plus du slasher pur et dur que du giallo, mais bon, on considère bien le film de Deodato "Body count" comme un giallo, alors pourquoi pas celui là. Et puis un film "méconnu"  de Jésus Franco, c'est toujours bon à regarder...

Die Säge des Todes , (Lune de sang), 1981, réalisé par Jésus Franco (Allemagne/Espagne), avec: Olivia Pascal (Angela), Christoph Loosbrugger (Alvaro), Nadja Gerganoff (Manuela), Alexander Waetcher (Miguel), Jasmine Losensky (Laura), Corinna Drews (Laura), Ann Beate Engelke (Eva), Peter Exacoustos (Antonio), Antonia Garcia (Elvira), Beatriz Sancho Nieto (Rita), Maria Rubio (la comtesse Maria Gonzales), Otto Retzer (Bueno), Jésus Franco (le docteur). On est sur une ile espagnole. C'est l'histoire de Mickey qui se tape une souris. Mais voil qu'en plein orgasme, la souris ne trouve rien de plus drole que de retirer le masque du Mickey qui la chevauche. Et la, elle découvre que Miguel (qui se cache donc sous un masque de Mickey, admirez quand même l'humour - certainement ionvolontaire d'ailleurs -  au deuxième degré),  le type qui est en train de lui faire du rentre dedans,  est encore plus défiguré que Quasimodo. Alors forcément la donzelle,  elle hurle, et tellement fort qu'elle énerve Miguelito qui la poignarde à mort avec la première paire de ciseaux qui lui tombe sous la main. Evidement, cela lui vaut d'être envoyé dare-dare dans un hopital psychiatrique d'ou il ressort à peine 5 ans plus tard sous la garde de sa soeur jumelle, Manuela. Le docteur ayant bien insisté auprès de cette dernière pour qu'elle n'expose en aucun cas le pauvre Miguel à quoi que ce soit qui puisse lui rappeller le passé, sa soeur le ramène donc illico sur l'île (normal, elle est blonde!). Miguel va donc se retrouver au beau milieu d'une bande de jeunes étudiantes plus sexy les unes que les autres, vu que pendant son abscence, l'endroit a été reconvertit en un centre d'apprentissage des langues (????). Evidement, quelques jours après l'arrivée de Miguel, une flopée de jeunes filles disparaissent...


On avait pourtant cru comprendre que les film du genre "cett année Halloween tombe un Vendredi 13" n'était pas la tasse de thé de notre bon Jésus Franco. Il devait donc être sacrément à cours d'argent (et d'inspiration, puisque même le scénario n'est pas de lui) pour accepter ce travail de commande à mille lieues de ses univers favoris (les zombies, les vampires, les films de femmes en prison). Et pourtant il se sort de cet exercice de style plutot pas trop mal, flirtant sans arrête entre le film de "slasher" pur et dur comme on en voyait plein dans les années 80 et  le giallo dans sa meilleure tradition (pour ce qui est du choix des armes meurtrières , on y reviendra)! Il est certain que le scénario, beaucoup plus travaillé que d'habitude pour un film lambda "made by Franco" est un sacré plus. Rayo Casablanca (dont c'est l'unique scénario) prend un malin plaisir à mettre à mal les codes les plus éculés du film de slasher. Le tueur en série est masqué (ici, comme il n'y avait plus de masque de Hockey, de clown ou de costume de Père Noel libre au magasin d'accessoire, on a opté pour un masque de Mickey). Ce qu est plus pratique, comme cela on ne sait pas forcément si le tueur est toujours le même... L'action se situe toujours dans un lieu remplit de jolies filles (ici un collège de filles sur une ile) qui ne pensent qu'au sexe. Ainsi, à chaque fois qu'une fille, de préférence blonde, se déshabille et va avoir un rapport sexuel, elle se fera tuer systématiquement (sauf l'héroine, qui elle n'aura le droit qu'à une multitude de scènes de frayeurs pures). Une des meilleures scènes reste celle ou une de nos petites polissonnes rencontre donc un type masqué qu'elle ne connait pas, le suit dans sa voiture jusqu'à une espece d'usine désafectée, se laisse attacher par lui gentilment sur un gros bloc (hmmm, oh oui mon salaud, fais moi connaitre les joies du bondageeeeee doit ele penser !) avant de comprendre que le Mickey en question va la décapiter avec la grosse scie circulaire qui pendouille au dessus de sa tête depuis le début (faut vraiment être blonde !!!!!). C'est seulement à ce moment là qu'elle commence à paniquer (normal, elle est pas nikée!) et à gigoter dans tous les sens, bien qu'elle soit solidement attachée. Cette fois-ci le tueur utilise un instrument tranchant sortant de l'ordinaire. Mais il lui arrive d'utilser un simple paire de cisaille, voir meme juste une lame de poignard (qui va quand même transpercer le dos d'une jeune femme pour ressortir par un de ses seins... bien vu Callaghan). Mais notre tueur n'est pas sexiste, bien au contraire. Il ne tue pas que les jeunes et jolies filles. Il brule vive une vieille femme paralysée, coupe en deux avec sa tronçonneuse un pauvre  jeune homme et en renvers un autre en faisant du stock car... Evidement, vu que le tueur est masqué on se demande si le tueur est  Miguel ou bien la kyrielle de suspects potentiels qui n'ont pas lair aussi nets que cela, à savoir: sa soeur jumelle Manuela qui l'a ramené justement au seul endroit ou il ne fallait pas l'amener, ou bien le directeur de l'école, un play-boy sur le retour qui ne pense qu'à draguer tout ce qui l'entoure, l'homme à tout faire légèrement simplet, l'amoureux de l'héroine, qui décapite les serpents comme personne (pour se venger de celui qui a refilé la pomme à Eve ?). Ou encore ... non je ne le dirais pas, vous avez qu'a voir le film!!! Le tout se joue malheureusement sur une musique disco - bonne idée au départ - pas extraordinaire (eh non, personne ne chante malheureusement "Born to be alive", ce serait trop drôle...). Jésus Franco, tel Hitchcock (ou la vierge Marie?), s'offre une pêtite apparition, dans le rôle du Psy au début du film. Un petit clin d'oeil pour nous montrer, ce que l'on savait déja, qu'il n'est pas si fou que cela...

 
Le film est bien évidement sortit en vidéo...

 

 

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