Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
  • Contact

Recherche

19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 16:13

 .


La résidencia (La residence), 1969, réalisé par Paco IbanezSerrador (Espagne), avec: Lilli Palmer (Madame Fourneau), Cristina Galbo (Theresa), John Moulder Brown (Luis), Mary Maude (Irène), Candida Losada (Mademoiselle Desprez), Thomas Blanco (Baldie), Pauline Challoner (Catalina), Teresa Hurtado (Andrea), Conchita Paredes (Susana), Victor Israel (Brechard), Maria José Valero (Elena), Ana Maria Pol (Claudia). A la fin du XIXè siècle, madame Fourneau dirige dans le sud de la France un pensionnat qui accueille les jeunes filles dites "difficiles". Ou celles dont certains parents veulent se débarasser. Ainsi, la jeune Thérésa est elle confiée à la directrice par son tuteur, qui en fait n' est autre que son père, mais chut, elle ne le sait pas!!! Ce qu'elle ne sait pas non plus, c'est que des jeunes filles ont déja mystérieusement disparu de la pension. Madame Fourneau croit qu'il s'agit de simples fugues, mais en fait elles ont été assassinées par une mystérieuse ombre qui, le soir venu, parcours les allées du jardin, à la recherche d'une nouvelle proie. Cela n'empèche pourtant certaines des élèves d'essayer de s'enfuir, afin de ne plus subir les punitions corporelles infligées par madame Fourneau et sa protégée, la cruelle Irène. Mais dehors, la mort rode...

.
A la première vision de "La résidence", on se demande si ce film est un Giallo, un WIP (films se déroulant dans un univers carceral totalement féminin et donc rebaptisé "WIP" pour "Woman in prison") ou  une sorte d''"A nous les petites anglaises" version sado-maso?. Des filles entre elles,  de la nudité, du sexe (très très soft), de la violence (presque encore plus soft) et un tueur qui dégaine son couteau et qui agit dans l'ombre, on devrait être à priori dans un giallo. Mais, rien n'est moins sur que l'incertain, et à force d'essayer de flirter avec plusieurs genres à la fois, Narcisco Ibanez Serrador n'en épouse aucun, se contentant de les survoler de loin, ce qui est parfois bien frustrant. Lili Palmer reprend un rôle qui l'avait rendu célèbre dans "Jeunes filles en uniformes" (1958)  ou elle initiait une Romy Scneider toute débutantes aux joies du saphisme en culotte courte.

Une bien étrange et mystérieuse atmosphère plane sur cette curieuse "résidence" qui en fait n'est rien d'autre qu'une maison de correction pour jeunes filles associales, une sorte de prison huppée qui bien évidement est le terrin de chasse d'un tueur avide de chair fraiche... Cristina Galbo, qui jouera dans un autre classique du cinéma d'épouvante espagnol, "Le massacre des morts-vivants",  n'est pas très à l'aise (et on la comprends) dès son arrivée dans cette drôle d'institution  qui ressemble plus à un chateau hanté qu'à une pension de jeune fille. De suite, elle se retrouve sous la coupe de la petite favorite de la directrice, l'infame Irène qui n'aime rien de plus que de faire subir d'odieux bizutages aux autres filles et prends un malin plaisir à fouetter ses camarades devant la directrice, qui bien évidement se régale du spectacle... Une directrice plus perverse encore qu'on oserait l'imaginer puisque non seulement elle a de sacrées tendances homosexuelles envers ses pensionnaires, mais en plus, elle séquestre dans ses appartement Luis, son jeune fils de 15 ans, avec qui elle entretient des rapports plus qu'incestueux et à qui elle défend bien sur  de se faire connaitre de ses jeunes pensionnaires. Ordre que le pauvre enfant transgresse à chaque instant en rejoignant le soir quelques unes des filles dans une partie du manoir ou en les épiants lorsqu'elles sont sous la douche, par un tunnel qu'il a creusé derrière la chaudière... Ces mêmes filles qui disparaissent curieusement  les unes après les autres, victimes d'un tueur qui aime bien trancher les jolies gorges juveniles qui s'offrent à lui aussi facilement. Mais est-ce lui le coupable? ou le jardineir (l'autre homme de la maison), a moins que ce ne soit sa prédatrice de mère ? Qui sait? La vérité, ne sera bien sur dévoilé qu'à la toute dernière minute, offrant une dernière vison d'horreur de ce pensionnat décidément bien particulier.

Si Narciso Ibanez Serrador est plus reconnu pour son travail de réalisateur de télévision, il a cependant contribué  à redorer le blason du cinéma Ibérique, non seulement avec ce giallo gothique mais ausi avec le désormais cutlissime  "Les révoltés de l’an 2000" qui mettait en scène un couple de jeunes mariés se retrouvant sur une île dont la population adulte vient entièrement de se faire décimée par une poignée de gosses meurtriers. Les plus cinéphiles d'entre vous auront bien sur reconnu dans le rôle du fiston, le jeune acteur britanique John Moulder Brown qui apparaîtra d’ailleurs un peu plus tard dans un film fantastique très connu:  "Le cirque des vampires". 
 
 Le film existe en DVD français

Partager cet article

Repost 0
Published by djordj - dans giallo étranger
commenter cet article

commentaires