un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
Après une première tentative assez réussie (La Ragazza che sapeva troppo) par Mario Bava, le Giallo va encore se chercher pendant quelques années, oscillant entre l'ambiance des "Krimis" (ces films policiers allemands à suspense inspirés par Edgar Wallace) et les films d'horreurs à l'ambiance gothique (inspirés par le cinéma britanique, notament par la célèbre firme Hammer). En 1964 deux films sont l'illustration parfaite
premiers balbutiements du giallo (suite)
24 ore di terrore, 1964, réalisé par Tony Bighouse, (Italie), avec Roland Sterling (Pierre), Joseph Warrender (Tronchet), Paul Janning (Jean), Lauren Madison (Danielle), Dean Moor (Lafitte), Annie Stuart (Mary). Un personnage mystérieux, nommé Tronchet, débarque à l’aéroport de Fiumicino ou il est pris en charge par Pierre, un individu aussi louche et mystérieux que lui, qui doit le faire passer clandestinement en France.. Alors qu’ils se rendent dans un motel, les deux hommes sont attaqués, et il en faut peu pour que Tronchet ne soit tué. Il décide alors de se faire remplacer par un « sosie », un certain Don Lewis. Celui-ci prend donc sa place, et se rend en France ou il participe à un trafic de stupéfiant. Puis il rejoint le véritable Tronchet dans un vieux château ou celui-ci l’attend avec Pierre, son bras droit. A peine arrivé au château, plusieurs des gangsters de la bande sont assassinés les uns après les autres. Tronchet en vient à suspecter son ami Pierre, puis une certaine Danielle, qui a rejoint la bande il y a peu. Mais la vérité sera toute autre….


Des gangsters, réfugiés dans un château se font massacrer par un tueur mystérieux.. Une idée peu originale certes, qui se rapproche plus d’un Krimi que d’un giallo dont il a pourtant déjà quelques idées de bases (tueur inconnu agissant dans l’ombre, mise en scène des crimes assez macabre). Mais le film tombe vite en fait dans le banal film policier, le personnage de Don Lewis se révélant être un agent du FBI, celui de Danielle n’étant rien d’autre qu’une vulgaire informatrice de la police française, j’en passe et des moins bonnes… Le choix d’un casting complètement iconoclaste (on reconnaîtra sous le pseudonyme de Joseph Warrender le comédien Pino Colizzi) et d’un metteur en scène très médiocre (Gastone Grandi , qui a du prendre le pseudonyme de Tony Bighouse certainement pour ne pas être reconnu…) font que ce petit film restera certainement dans les oubliettes du château pendant encore très longtemps…
affiche du film, made by myself