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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 14:36

3è époque: l'age d'or (suite):
 
La Sorella di Ursula, 1978, réalisé par Enzo Miloni, (Italie), avec Marc Porel (Filippo / Gianni Nardi), Barbara Magnolfi (Ursula Beyne), Stefania D’Amario (Dagmar Beyne), Vanni Materassi (Roberto), Anna Zinnemann (Stella Shining), Antiniska Nemour (Vanessa). En villégiature au bord de la mer, Ursula et sa soeur Dagmar sont au coeur d’une véritable épidémie meurtrière durant laquelle un mystérieux assassin (qui une fois encore ne s’en prend qu’a de pauvre jeunes filles), après avoir copieusement battu, giflé et violé ses victimes, transperce les malheureuses avec... un immense phallus !

Cela à le goût d’un Franco (Jess Franco, admirable réalisateur des meilleurs films de séries Z-B qui soit), l’odeur (sexuelle, car le père Franco n’a pas le braquemart en berne dès qu’il s’agit de montrer par ci par la une paire de doudoune affriolante, voir même une zigounette redondante) d’un Franco, mais ce n’est pas du Franco (pas assez Kitch, peut –être...). Ne crachons pas cependant dans la soupe, après tout nous sommes quand même en face du premier gode-killer jamais aperçu dans un giallo digne de ce nom. Car il s’agit quand même bien d’un giallo, j’en veux pour preuve la démesure (sexuelle certes, mais démesure quand même) des meurtres qui nous sont montrés, la vision que le tueur nous en offre (chaque meurtre est filmé à travers les trous des yeux de la cagoule que porte l’assassin, ce qui fait que nous en avons une vision très subjective), l’identité mystérieuse du meurtrier (que le metteur en scène prend grand soin de bien vouloir nous cacher le plus longtemps possible en nous lançant sur d’innombrables fausses pistes), le nombre de plantureuses starlettes (dont les deux héroïnes - qui sont aussi deux orphelines-  ça frise le « Barbara Cartland, mais c’est si bon...) qui s’offrent généreusement à nos regards pervers et le coté psychologie à deux balles des personnages (surtout celui de la belle Ursula, au passé admirablement torturé). Les meurtres sont filmés en ombre chinoise, ce qui leur confère un coté esthétique assez inattendu dans un giallo, mais qui est loin d’être déplaisant et nous permet, jusqu’à la dernière minute, de nous demander si le tueur brandit la son véritable sexe (dans ce cas la,cher assassin,  mes compliments à madame votre mère !) ou utilise un de ces innommables gadgets en vente dans les meilleurs catalogues de V.P.C pour public adulte et averti. On retrouve avec plaisir le couple Marc Porel / Barbara Magnolfi (à la ville comme à l ‘écran), Barbara interprétant ici le rôle titre de la belle Ursula (dont la passé est une des clés de l’énigme) et Marc Porel celui d’un enquêteur qui n’est pas insensible aux charmes de l’héroïne (dans les deux sens du terme...). Même si « La sorella di Ursula » n’est pas un grand giallo, ni en documentaire sur la soeur de Ursula Andress, il n’en demeure pas moins une curiosité très intéressante.
le film est sortit en DVD

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