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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 17:45


Rendons aujourd'hui hommage à un comédien à la carrière internationnale immense (plus de 170 films en un peu plus de 40 ans) et dont on parle très peu, surtout en France. Né à Paris le 15 octobre 1935, il débute en 1960 dans le film policier de Jacques Becker, "Le trou", dans lequel il interprète Manu, un des détenus de la prison, huis-clos ou se déroule l'action du film. Ce rôle lui vaudra, d'entrée de jeu une nommination aux célèbres BAFTA (British Academy of Film and Télévision Awards) et lui permettra de émarrer une très longue carière internationnale, principalement faites de films tournés en France et surtout en Italie, ou il réside. Parmi ses films les plus connnus, on retrouve, excusez du peu: "Plein feux sur l'assassin" de Georges Franju, "Les 55 jours de Pékin" de Nicholas Ray, "7 homme en or" de Marco Vivario, "Une femme mariée" de Jean-Luc Godard,  "R.A.S" d'Yves Boisset, "Portier de nuit" et "Au dela du bien et du mal"  de Liliana Cavani, "Sandokan", une minie série télévisée très populaire, "Un homme et une femme, 20 ans déja" de Claude Lelouch, "Nikita" de Luc Besson et dernièrement dans le dernier opus de Dario Argento consacrées aux sorcières "les 3 Mères", "La terza Madre". Peu d'acteurs peuvent se vanter d'avoir tourner dans autant de succès et pourtant, on peine à trouver des articles ou des renseignements sur lui, tant dans les revues que sur le net... Il est cependant a noter que lorsqu'il tourne en France, Philippe Leroy le fait généralement sous son vrai nom, Philippe Leroy-Beaulieu. Un nom qui vous rappelle quelque chose ? Normal, il est le père de la comédienne Philippine Leroy-Beaulieu, notament connue pour son rôle de la mère qui largue son bébé dans "3 hommes et un couffin" de Coline Serreau. Ainsi que celui du comédien Terence Leroy-Beaulieu (qui tourne en fait surtout pour la télévision) et qu'il a eu avec l'actrice Françoise Laurent. Il fut décoré à Agde des insignes de Chevalier de la légion d'honneur en juillet 2006 par son frère, Pierre Leroy-Beaulieu, maire de la ville, une manière comme une autre de reconnaitre non seulement ses brillants états de service en tant que parachutiste durant les guerres de Corée et du Vietnam,mais aussi sa brillante carrière d'acteur...


Parmi les 171 films et téléfilms recensés aujourd'hui, Philippe Leroy(-Beaulieu) apparu dans 5 gialli:
dans le  tout premier, réalisé par  Luigi Bazzoni (1964), "La donna del lago", dont nous avons parlé il y a peu, Philippe Leroy joue le rôle de Mario, le fils de l' aubergiste d'un petit village qui fut l'amant, tout comme son père d'une jeune femme disparue et que recherche un écrivain dépressif. Un giallo plutôt psychologique que certains critiques comparèrent même à "L'année dernière à Marienbad" d'Alain Resnais, c'est dire à quel point le film manque sérieusement  de scènes d'action...

Dans son second giallo, "Senza sapere niente di lei", mis en scène par Luigi Commencinni en 1969, Philippe Leroy est  Nanni Bra, un détective chargé par une compagnie d'assurance d'enquéter sur la mort suspecte d'une brave mère de famille de 5 enfants qui venait juste de souscrire une assurance vie, comme par hasard, quelquelques jours avant sa mort, et cela au profit de ses rejetons... Malheureusement, notre brave détective tombe amoureux d'une des filles de la défunte, ce qui ne va pas faciliter son enquète d'autant plus que cette brave jeune femme semble être la coupable idéale... Le premier des deux gialli réalisé par Commencini, bien moins intéressant hélas que le second,  "La donna domenica", dont nous avons fait l'éloge ici même aussi!

"Fémina ridens"
de Piero Schovazappa (1969), son troisième giallo, est bien plus interessant. Il joue le rôle du Docteur Slayer, un homme dont le plaisir est de kidnapper les jeunes femmes et d'en faire ses esclaves sexuelles, avant de les assassiner. Un jeu pervers dont il pourrait cependant bien devenir une des prochaines victimes... La aussi, pas de scènes de meurtres sanglants perpétrés à coup d'arme blanche, mais une lente descente aux enfers des deux protagonistes, Leroy et sa "victime", la belle Giallo-QueenDamar Lassender... Dans le film, Philippe Leroy, devenu blond pour l'occasion, n'est pas avare à nous montrer, sous tous les angles, sa merveilleuse plastique et son "six pack" à faire palir d'envie plus d'un JCVD.

Dans son quatrième giallo, "Un omicido perfetto a termine di legge", réalisé par Tonino Ricci en 1971, il incarne Marco Breda, un riche playboy, devenu amnésique suite à un accident de hors-bord, et qui voit son entourage proche se faire décimer par un mystérieux assassin. Au bord de la folie, notre héros se demande s'il ne serait pas le tueur en question... A moins bien sur qu'il ne soit victime d'une sombre machination dont le scénariste, hélas lui aussi amnésique, oublie rapidement de nous faire part...

"La ragazza tutta nuda assassino nel parco", réalisé en 1972 par Alfonso brescia fait partie de la race des gialli à oublier rapidement, tellement il est raté. Une sombre histoire de lmeurtres commis dans un chateau et dont l'enquète est menée par un détective plus intéréssé à batifoler avec les starlettes engagées pour le film qu'a mener une enquète. Face à un Robert Hoffman (le détective) assipide et ennuyeux, Adolfo Celi et Philippe Leroy ont du mal à garder leur sérieux... Nous aussi!

Enfin, dernier giallo (si l'on veut) dans lequel Philippe Leroy joue: "Une Vita lunga un giorno" ,  réalisé par Ferdinando Baldi en 1973 ou Philippe Leroy joue un riche homme d'affaire Gènois qui propose à un matelot interprété par Mino Reitano un étrange marché: il donnera à ce dernier une grosse somme d'argent (argent qui servira au pauvre homme à sauver la femme qu'il aime, Ewa Aulin, gravement malade du coeur et qui doit se faire opérer de toute urgence), en échange de quoi, il participera à une chasse d'un genre assez particulier, à savoir une chasse à l'homme dont il sera le gibier. Enième version des "Chasses du Comte Zaroff", doit on considerer ce film, au demeurant très bien fait, comme étant un giallo? Il semblerait que oui, étant donné qu'il apparait assez souvent dans les listes de gialli.


Enfin, pour la bonne bouche, et malgré que ce film ne soit pas un giallo, voici une photo de Philippe Leroy dans le seul film (hélas) qu'il ait tourné avec le roi du giallo, Dario Argento: "Mother of tears", qui comme c'est indiqué dans son titre, nous a fait versé bien des larmes...


Espérons, étant donné que le giallo semble vouloir renaitre de ses cendres, que Philippe Leroy tournear encore dans quelques films de ce genre qui nous est si cher et, qui sait, peut-être un jour, aurons nous l'immense joie de le retrouver dans un giallo signé Dario Argento... Qui vivra, verra...!

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 11:10
Rendons ici hommage à l'un des plus prometteurs jeunes comédiens des années 70 et qui malheureusement n'eut pas le temps de nous faire profiter de son immense talent, la grande Faucheuse, jalouse, l'ayant emmené avec elle sans nous demander notre avis ! (Saloooooope !)

Marc Porel, né Marc Michel Marrier de Lagâtinerie le 3 janvier 1949 à Lausanne, fait partie d’une longue lignée de comédiens extrèment célèbres, à l’instar des familles Redgrave, Fonda, Douglas, Carradine, voir Brasseur pour rester plus près de chez nous. Arrière petit fils de la comédienne Réjane, son père n'est autre que le comédien Gérard Landry (un acteur très proléfique possédant plus d’une centaine de films à son actif), sa mère,  l’actrice Jacqueline Porel, et son demi-frère (né d’un premier mariage de sa mère avec l’acteur Francçois Perier ) est le cinéaste et célèbre photographe de SLC ("Salut les copains"): Jean-Marie Perier. Il eut d’autre part deux filles avec la comédienne Barbara Magnolfi dont une, Bérangère qui tourna dans la jolie bluette "Trocadero Bleu citron" avant de décéder tragiquement à l’age de 23 ans.
Marc Porel eut la chance de tourner,  en 1967, son premier film avec Costa Gavras, un film de guerre intitulé "Un homme de trop" ou l'on retrouve les jeunes loups qui formeront la meute des jeunes comédiens français des années 70: Gérard Blain, Claude Brasseur, Jean-Claude Brialy, Pierre Clémenti, Bruno Cremer,Jacques Perrin et Michel Piccoli entre autres.

Certes il sagit d'un tout petit rôle, mais gràce à ce rôle, notre beau gosse se fait déja remarquer. Peu de temps après il tourne avec Gabin ("Le clan des Siciliens", "La Horse"), rivalise avec Delon , et entame une grande carrière italienne,  tournant entre autre avec Luchino Visconti ("Ludwig" en 1972 ou il interprete le valet et amant d'Helmut Berger et quelques années plus tard "L"innocent"). Parmi les 40 films qu'il tourna en un peu plus d'une quinzaine d'année, Marc Porel s'illustrera dans 4 gialli, dont deux réalisés par l'un des maitres du genre: Lucio Fulci.

Son premier giallo, qui date de 1972, en effet sera: "Non si sevizia un paparino" (traduit dans un accès de fièvre par "La longue nuit de l'exorcisme"). Dans ce film ou plusieurs garçonnets d'un petit village de sicile sont mystérieusement assassinés, Marc Porel incarne le père Alberto Vallone, le jeune curé du village aux comportements pas très catholique (Il boit, il fume, il cause mais il drague pas...). Un rôle assez difficile dont il arrive à tirer le meilleur, face à une brochettes de comédiens réputés (Florinda Bolkan, Irène Papas, Thomas Milan, Barbara Bouchet,
et Georges Wilson).

5 ans plus tard, il rejoue sous la houlette du maitre de l'horreur dans "Sette note in Nero" ("Lemmurée vivante")  pour incarner cette fois un psy, le docteur Luka Fattori, qui vient en aide à Virgiania Ducci une des ses amies,  (la belle jennifer O'Neill) pour l'aider à résoudre un mystère paranormal (elle a des "visions" ou elle voit une jeune femme se faire emmurer vivante"). Or si l'on a bien découvert le cadavre d'une jeune femme à l'endroit désigné par Virginia, il semblerait que ses visons se situent cependant dans l'avenir... Une intrigue machiavélique que n'aurait pas renié Edgar Alan Poe... et dans laquelle il promène son beau regard, hélas si triste!

En 1978, il tourne dans un giallo de médicocre qualité, "La sorella d'Ursula", d'Enzo Milioni, un giallo ou le tueur s'arme cette fois-ci  d'un immense phallus avec lequel il transperce allègrment ses victimes. Oh my god ! Marc Porel joue un jeune drogué dont l'ex petite amie vient d'être assassinée. Il fait ainsi connaissance de celle qui sera sa femme et la mère de ses deux enfants dans la vraie vie... l'actrice Barbara Magnolfi.

1983 sera, hélas, une bien triste année. L'année de son dernier giallo (et de loin  le moins bon) "Delitto Carnale"  de Cesare Canaveri qui raconte comment un groupe de personnes légèrement libineuses, venues rendre un dernier hommage au propriétaire d'un hotel (de passe), se font décimer une à une par un assassin mortellement ennuyeux! Et qui fut surtout réalisé pour mettre en valeur l'énorme talent d'actrice de son interprète principale, l'ex actrice porno: Moana Pozzi... Un giallo a oublier aussi vite que possible. 1983 sera aussi l'année de la disparition de Marc Porel, alors en pleine crise conjugale avec Barbara Magnolfi.  En vacances à Casablanca, il est retrouvé mort dans sa chambre d'hotel, emporté par une méningite foudroyante. Le cinéma Français perd un de ses acteurs les plus prometteurs qui, malheureusement, n'a pas eu le temps de jouir de la carrière, internationnale, qu'il méritait

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 10:22

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Rendons ici hommage à un acteur dont on parle peu, je dirais même très très peu, vu les difficultés que j'ai eu pour trouver quelques renseignements sur lui, et qui pourtant contribua largement au déveolppement et au succès du Cinéma bis Italien, particulièrement le Western Spaghetti, mais aussi le Giallo, j'ai nommé: Giacomo Rossi-Stuart.
On ne sait pas grand chose de lui, si ce n’est qu’il est né à Tody, en Italie, le 25 août 1925. Marié à un ravissant Top Model mi-allemande, mi-hollandaise, il a eut un fils, Kim (baptisé ainsi à cause du livre de Rudyard Kipling), qui a épousé lui aussi une carrière cinématographique comme son père. Un père qui non seulement joua dans plus de quatre-vingt films (il débuta en 1956 dans « Londra chiama Polo Nord »),  dont la plupart furent, comme je le disais,  des Westerns Spaghettis, mais qui écrivit aussi un scénario: "La notte dell'alta marea", réalisé par Luigi Scantini, avec Pam Grier et Anthony Steel en vedettes et joua même l'assistant-réalisateur sur deux des films du même metteur en scène: "La Ragazza dalle pelle di luna' (un film plus ou moins érotique se déroulant aux Seychelles, ce qui laisse à penser que l'équipe fut donc assez réduite...) et "Blue Nude", une sorte de "Macadam Cowboy" hétéroïsé dans lequel il jouait un odieux maître chanteur...
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En ce qui nous concerne, Giacomo Rossi Stuart s’illustra dans 9 gialli, et pas des moindres:
Le tout premier fut ce que j’appellerais un Giallo Psycho, «L’assassino fantasma », une coproduction Italo-Espagnole de Javier Seto datant de 1969, malheureusement très mal exploité par son metteur en scène, malgré une idée scénaristique assez originale (une histoire de rivalité amoureuse de jumeaux débouchant sur une machination diabolique), qu’il tourna sous le pseudonyme de Jack Stuart
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Il se retrouve en 1970 au générique de « Concerto per pistola solista », un giallo très Agatha Christien ou, suite au décès du patriarche, toute une famille voit ses membres se faire tuer, un à un, par quelqu’un visant vraisemblablement l’héritage.
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Un rôle tout à fait secondaire, tout comme celui qu’il joua dans « La Controfigura » de Romolo Guerrieri l’année suivante.
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Abonné aux seconds rôles il enchaîne avec le film d’Emilio Miraglia, « La notte che Evelyn usci dalla tomba », dans lequel il joue un psychiatre, meilleur ami d’Antonio de Teffe, victime d’une sombre machination orchestrée par sa femme. Un rôle qui a son importance, même s’il ne fait que de, trop, courtes apparitions.
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Dans « Qualcosa stricia nel buio », il est marié avec la bellisssima senora Lucia Bose et se retrouve coincée avec elle et six autres personnes par une nuit d’orage dans un château hanté ou le fantôme de l’ancienne propriétaire à des idées de meurtres. Un giallo complètement raté.
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Heureusement, le prochain giallo sera d’une autre trempe : Dans « Sette scialli di setta gailla », de Sergio Pastore, il est le mari infidèle de Sylvia Koscina, une directrice de mode qui voit ses mannequins se faire assassiner. Un rôle enfin à la juste mesure de son talent, qui lui permet d’apparaître plus de cinq minutes consécutives !
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En 1973, il apparaît dans le surprenant « La morte ha sorriso all’assassino » de Joe D’Amato, un giallo qui louche vers des ambiances à la Edgard Allan Poe aux cotés d'Ewa Aulin et Klaus Kinski.
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Dans le suivant, « La sanguisuga conduce la danza », il est le Comte Richard Marnack, un châtelain, tendance Barbe Bleue, qui, ayant invité une troupe de comédiens à venir jouer dans son château Irlandais, va faire perdre la tête à plus d’une comédienne…
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Enfin, dans son dernier giallo, « Il vizio ha le calze nere », il se retrouve au cœur d’une série de meurtres étranges visant des femmes ayant posé sur une même photographies quelques années auparavant. Un petit rôle qui lui aussi a son importance, mais ne lui donne toujours pas la vedette pour autant hélas.
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Il quittera le cinéma en 1979, pour devenir éleveur de chevaux et ne reviendra devant les caméras que deux fois, pour faire plaisir à son ami le réalisateur Umberto Lenzi. Il disparut à Rome le 20 Octobre 1994
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 12:34
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Farley Granger est né Farley Earle Granger II, le 1er Juillet 1925 à San José, Californie (Etats-Unis). Il fut découvert assez jeune par le producteur Samuel Goldwin qui lui fit jouer divers petits rôles avant qu’il ne connaisse vraiment la gloire en jouant dans deux des plus prestigieux films d’Alfred Hitchcock : « La corde » et « L’inconnu du Nord-Express ». Son  coté vilain garçon BCBG, la beauté de ses traits et sa voix fluette attirèrent Luchino Visconti qui lui fera interpréter le rôle d’un lieutenant autrichien dépravé dans le très beau « Senso ». Installé désormais à Rome, Farley Granger rachète le contrat qui le lie à Samuel Goldwin et « abandonne » provisoirement le cinéma, une parenthèse cinématographique d’une quinzaine d’année qu’il mettra à profit pour se consacrer à la télévision (il fait de nombreuses apparitions en Guest-star dans de nombreuses séries TV) mais surtout au théâtre. Au début des années 70, il fait alors son come-back cinématographique dans une production Italienne, un western spaghetti : « On m’appelle Trinita », le film qui lança la carrière internationale de Terence Hill (un autre acteur Viscontien – « Le guépard ») et Bud Spencer (qui, curieusement n’intéressa pas Visconti). 
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En 1971, Farley Granger tourne le premier de ses cinq gialli : « La Rossa dalla pelle che scotta » dans lequel il interprète un jeune peintre vivant à Amsterdam, qui s’emmêle les pinceaux en tombant amoureux fou d’un mannequin… en cire, ayant les traits d’Erika Blanc. 
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Dans le suivant, « Qualcosa striscia nel buio », il joue un dangereux psychopathe qui se retrouve, suite à une tempête, bloqué avec autres personnes, dont les deux policiers qui l’escortent, dans un château apparemment hanté par le fantôme de la précédente propriétaire qui assassine à tire larigot tous ceux qui bougent. 
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Un très médiocre giallo qui cèdera bien vite sa place au désormais cultissime « Alla ricerda del piacere / Amuck » dans lequel Farley Granger incarne un écrivain débauché soupçonné d’assassiner ses secretaires. Face à lui Barbara Bouchet et Rosalba Neri, deux des plus belles Giallo-Queen s’en donnent à corps-joie dans quelques scènes saphiques d’anthologie. 
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La même année, il passe de l’autre coté de la loi dans "Rivelazioni du un maniaco sessuale al capo della squadra mobile" ou il interprète un inspecteur de police partagé entre le sentiment d’attraper un tueur en série spécialisé dans l’assassinat de femmes infidèles et l’envie de lui laisser d’abord tuer son infidèle moitié (la très belle Sylvia Koscina) avant de lui mettre le grappin dessus… Un rôle très ineressant ou encore une fois Farley Granger joue les bons-mauvais garçons… 
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Enfin, en 1974, dans « La Polizia chiede Aiuto » (« L'Âme infernale »), il interprète le père d’une adolescente retrouvée pendue, un meurtre déguisé semble t-il en suicide… 
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Un rôle de second plan, presque insignifiant qui conclue cependant sa carrière italienne, puisqu’il retourne alors aux Etats-Unis ou il tournera surtout pour la télévision.en guest star dans des séries comme « Arabesque » ou « L’homme invisible » et se consacrera une fois de plus à sa véritable passion : le théâtre, ou d’après ses dires, il se sent beaucoup plus à l’aise que sur un plateau de cinéma.
 bookCover26pct.jpg En 2007, il publia son autobiographie , "Include Me Out: My Life from Goldwyn to Brodway” et présentera de nombreux documentaires consacrés à Alfred Hitchcock.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 16:01

A ceux qui s'étonnent de voir figurer un grand nombre d'acteuis et d'actrices non Italiens dans les rubriques Giallo-Kings et Giallo-Queens, il faut rappeller que le Giallo, à ses débuts, était considéré comme un genre de cinéma "mineur", souvent réalisés par des metteurs en scènes spécialisés dans les "Séries B", à savoir les Péplums, les films d'Horreurs ou les Westerns spaghettis. Ce n'est plus tard, que lorsqu'ils s'aperçurent de l'engouement du public pour de tels films, que les stars Italiennes acceptèrent de tourner dans de tels films, et encore, si ils étaient réalisés par des metteurs en scène renomés, comme Luigi Commencini par exemple. Mais pour l'heure, c'est à dire fin des années 60 début des années 70, ce sont surtout des acteurs étrangers qui acceptent de tourner dans des giallis. Soit pour commencer une deuxieme carrière en Italie (comme Luc Méranda où Carroll Baker par exemple), leur cote au box-office étant en baisse dans leur pays d'origine, soit pour pouvoir se payer ainsi le luxe d'avoir une carrière dite internationnale comme c'est le cas de l'acteur suivant, Jean-Louis Trintignant, qui tourna pas mal en Italie.

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Notre Frenchy King est né le 11 décembre 1931 à Piolenc (à coté d’Orange) dans le Vaucluse. C’est à l’age de 19 ans qu’il découvre sa véritable vocation (devenir comédien) en assistant à la pièce de Molière, « L’Avare », mise en scène par le grand Charles Dullin. Il quitte d’ailleurs la fac d’Aix en Provence sur le champs pour monter à la capitale suivre les cours de Dullin. Peu de temps après, il épouse l’actrice Stéphane Audran (future Madame Claude Chabrol). Il débute sur les planches en 1951, dans la compagnie Raymond Hermantier, puis il suit des cours de réalisateur à l’IDHEC ((Institut des Hautes Etudes Cinématographiques), ce qui lui servira (bien) plus tard, lorsqu’il réalisera son premier film, en 1972 (une sorte de Giallo d’ailleurs) le surprenant « Une journée bien remplie » avec Jacques Dufilho. C’est en 1956, après avoir fait quelques actes de présence comme figurant, qu’il débute sous l’œil bienveillant de Christian-Jacques dans « Si tous les gars du monde ». Des p’tits gars qui ont bien du l’envier quand Roger Vadim le maria l'année suivante à Brigitte Bardot, le temps d’un film: « Et Dieu créa la femme ». En 1966, Claude Lelouch lui offre son deuxième ENOOOOOOORME succès : « Un homme et une femme ». Il ne cessera dès lors une éblouissante carrière, sautant allègrement du film engagé (« Z ») à la comédie (« Je vous aime») en passant par les films policiers (« Un flic »), les westerns (« Le silencieux ») , les films d’auteur (« Le Jeu avec le feu »), les drames (« Le train ») pour n’en citer que quelques uns (hélas, la liste est bien trop longue, plus de 135 films). Et bien sur, il tourna aussi dans plusieurs giallis. Dans le premier, « Col cuore in gola » (« Le cœur aux lèvres », réalisé par Tinto Brass en 1967), il est un écrivain expatrié à Londres, qui  tombe amoureux de la belle Ewa Aulin, blondinette écervelée qui a la fâcheuse manie de semr sur son chemin une multitude de cadavres.
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Deux ans plus tard, il retrouve Ewa dans « La morte ha fatto l'uovo » («La mort a pondu un œuf ») ou cette fois-ci, il joue le rôle d’un riche éleveur de poulet industriel, marié à Gina Lollobrigida, un voyeur pervers qui a la facheuse manie de tuer les prostituées avec qui il entretient des relations plutôt SM. Contrairement à ce qu’en pensent les mauvaises langues, Ewa ne joue pas une des putes mais sa nièce, une vraie salope quand même…. 
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La même année (en 1969 donc), Umberto Lenzi le fait tourner dans « Cosi dolce…cosi perversa » (« Si douces si perverses « ) ou son cœur balance entre Erika blanc et Carroll Baker, un rôle en or dans un film complètement amoral… qui remporta un immense succès en Italie.
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Enfin, en 1976, il interprète un dandy homosexuel de la haute bourgeoisie Turinoise, suspecté par Marcello Mastroianni pour le meurtre d’un architecte (retrouvé le crâne fendu par un phallus en marbre... ) dans le très beau « La donna della domenica » (« La femme du dimanche ») de Luigi Commencinni.
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On pourrait citer un cinquième film, une coproduction franco-italienne cette fois-ci, le très réussi « Sans mobile apparent » (de Philippe Labro), ou il interprète le rôle d’un inspecteur de police Niçois, qui doit retrouver au plus vite un tueur qui a déjà fait trois victimes en trois jours et qui opère selon un mode bien précis: il tue les acteurs d'une pièce de théatre, jouée il y a 20 ans à l'université de Nice, dans l'ordre de leur apparition en scène. Comme le tueur de giallo, l’assassin opère dans l'ombre, toujours ganté, sauf que cette fois-ci, il tue ses victimes avec un fusil à lunette et non pas une arme blanche. Le scénario est tiré d'un roman d'Ed McBain, "Ten plus one" (qui fait partie de la série des aventures de l'inspecteur Carella, du  comissariat du "87è district", non pas de New-York mais d'Isola, une ville imaginaire") et l'action est transféré comme je le disais plus haut à Nice.On y retrouve Laura Antonelli, Stepahne Audran, Jean-Pierre Marielle et aussi un comédien qui ne le resta pas longtemps, ouf!, Sacha Distel!
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Jean-Louis Trintignant sera donc le premier d'une longue série d'acteurs français à jouer dans les giallis, de Jean Sorel à François-Eric Gendron (oui, le "vieux" jeune premier de la série télé "Avocats et associés"...) 

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 11:30

Project0-giallo-king.jpgVictime ou assassin, premier rôle ou second couteau, jeune premier ou vieux pervers, flic idiots ou privé homo, il était temps de rendre hommage à tous ces acteurs qui firent les beaux jours des giallis et permirent à nos nuits d’être aussi blanches que leurs âmes étaient noires…


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JohnSaxon
Né Carmine Orrico le 5 Août 1935 à Brooklyn, ville de New York, il est très tôt attiré par la carrière d’acteur et va étudier l’art dramatique avec Stella Adler avant de pouvoir voler de ses propres ailes. Il commence par jouer les adolescents dans des petites comédies sans grands intérêts, destinées au public du même age, avant de se faire remarquer par le célèbre agent Henry Wilson, qui l’emmènera avec lui à Hollywood (il n’est alors âgé que de 16 ans), lui trouvera le pseudonyme de John Saxon et lui permettra de vraiment débuter sous la houlettes de réalisateurs aussi prestigieux que Blake Edwards, Vicente Minnelli ou John Huston. Mais le garçon en a assez de jouer les éternels seconds rôles (son seul 1er rôle fut celui d’un soldat de la guerre de Corée dans « War Hunt » (1962), un film de série B. En 1963, un réalisateur lui propose (enfin !) le rôle principal dans un film « policier » , « La Ragazza che sapeva troppo » ou il interprète le beau docteur Marcello Bassi qui vient en aide à la pauvre Letícia Román, blondasse écervelée (pléonasme ?), férue de littérature policière qui ne sait plus très bien si elle confond la fiction et la réalité et qui voit des meurtres un peu partout, en général juste avant de s’évanouir... 
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Mario Bava va faire ainsi de lui le premier Giallo King de l’histoire du cinéma, et permettre à sa carrière de devenir véritablement internationale. Désormais John Saxon alternera avec panache aussi bien les seconds que les premiers rôles et ce dans tous les genres (aussi bien Westerns que films d’Aventures ou films d’Horreur). Curieusement ce n’est pourtant pas dans le giallo qu’il connaîtra ses plus grands succès cinématographiques. D’ailleurs il ne revint au genre que 19 ans plus tard, en 1982. Dans « 
Assassino al cimitero etrusco » de Sergio Martino , il interprète un petit rôle, celui de Arthur Barnard, un archégone qui finit le cou brisé des la 15e minute du film. Un film sans grand intérêt. Il vaut mieux relire une bande déssinée d'Alix ou l'on ne sera pas embétté par le fait que l'actrice principale joue comme ses pieds, vu que dans Alix, il n'y a pas d'héroine (non, je le répète encore fois, Enak n'est pas une fille...!).
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La même année (il faut bien rentabiliser le billet d’avion…) c’est Dario Argento qui lui fera jouer le rôle de Bullmer, l'agent litteraire d'Anthony Franciosad dans 
« Tenebrae », petit rôle la aussi puisqu’il finit par être poignardé à peu près vers la moitié du film. 
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Même s’il a tourné dans plus de 190 films, curieusement les deux rôles dont le public se souvient le plus sont celui du karatéka Roper dans « Opération Dragon », où il passe la moitié du film en pyjama blanc (ah, cela s’appelle un kimono, ah bon ?) à coté de Bruce Lee et le rôle du lieutenant Thompson, officier de police qui essaye pendant 1h1/25 d’empêcher Robert Englund de raser de trop près non seulement les murs, mais aussi la moitié de la population d’Elm Street dans le film de Wes Craven « Les griffes de la nuit ».Toujours bon pied, bon œil, John Saxon continue de tourner (2 films prévus en pré-production pour 2008).
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Published by djordj - dans giallo kings
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