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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 10:22

 


Vertige pour un tueur, 1970, réalisé par Jean-Pierre Desagnat (France/Italie), avec Sylva Koscina (Sylvie), Marcel Bozzuffi (Marc Régent), Alan Scott (le mari de Sylvie), Michel Constantin (René), Jacques Castelot (Mario), Robert Dalban (Juan), Michel Bedetti (Francis), Marc Casso (Philippe), Jean Lucianni (Barcus), Guy di Rigo (1er tueur), Daniel Moosman (Antoine). Charles Barcus a beau essayer de se faire passer pour un respectable homme d'affaires, ce n'est rien moins qu'un impitoyable mafioso. Il vient de charger Marc, un de ses tueurs à gages, de supprimer un certain René, qui commence à le géner dans ses affaires. Mais ce qu'il ne sait pas c'est que Marc et René sont amis. Bien évidement, Marc ne supprime pas René (tout en essayant de le faire croire lors d'une tentative en plein Paris)et est obligé de s'enfuir de Paris pour la côte d'Azur, avec les hommes de main de Barcus à ses trousses.Voulant prendre l'avion à Nice en direction de l'Amérique du Sud (ou l'attend René), il est est repéré par ses poursuivant et ne doit son salut qu'à l'arrivée inopinée de Sylvie, qui vient d'amener son mari à l'avion, et qui le ramène chez elle, dans sa superbe villa, totalement isolée dans les hauteurs de l'arrière pays. Mais ce Marc ne sait pas, c'est qu'en fait Sylvie, ayant reconnu sa photo sur le journal du jour, a échafaudé un plan particulièrement machiavélique ou Marc endosserait le meurtre de l'associé de son mari, associé bien évidement tué par ce dernier. Hélas pour Sylvie, Marc ne tombra pas dans le piège tendu par elle et son mari et , sans le vouloir, les tuera tous les deux. Gravement bléssé, il retrouvera Bracus et ses hommes à la porte d'une clinique privée ou il tentait de se faire soigner.

Pur hasard, ce matin en regardant la télé, (sur la chaine "ACTION") je suis tombé sur ce petit "policier" dont je n'avais jamais entendu parler. De quoi donc éveiller ma curiosité surout qu'il y avait Sylva Koscina en vedette. Quelle ne fut pas mas stupéfaction donc de regarder un film qui aurait pu très bien, s'il avait été mieux "écrit", être un parfait petit giallo.Car, à première vue, certains pourraient ne voir  dans ce film que l’histoire, somme toute banale, d’un tueur à gages qui n'a pas rempli son contrat et qui est traqué par un chef de la maffia avec quelques fusillades et une ou deux poursuites,  en partie sur la Côte d'Azur. Mais il y a dans ce film tout une partie complètement Giallesque (en fait du pur psycho giallo),  toute celle avec Sylva Koscina (Giallo Queen s’il en fut). En effet, Marcel Bozzuffi rencontre, dans le 2è tiers du film, Sylva Koscina, qui vient d'amener son mari à l'avion. Il est traqué par les hommes de main de Barcus et profite que la belle lui fasse du "rentre dedans" et possède une voiture (une splendide Bentley), pour pouvoir échapper à ses poursuivants. Le voila donc dans la superbe propriété de la bourgeoise en question, ou il pense être tiré d'affaire. mais quand on a pas de chance, on a pas de chance. Sylva, qui est moins blonde qu'elle n'en a l'air, n'a pas "dragué"  en effet notre Bozzuffi uniquement pour une partie de jambes en l'air. Que nenni. Elle l'a attiré dans sa toile venimeuse uniquement pour mieux le perdre... Car son mari vient de tuer son asssocié qui menaçait de les ruiner et elle veut faire endosser le meurtre à ce truand, dont elle a vu la photo  en 1ère page à l'aéroport sur un journal. Après avoir donc tenté de le séduire, elle tente de le supprimer, sur le bateau ou est caché le cadavre de l'associé de son époux,  mais tout cela finara par se retourner contre elle et son mari. Voila donc pour la partie giallesque (ménage à trois, sordide complot, sauf que cette fois-ci le mari est de mèche avec sa femme...). La dernière partie du film retombe, un peu comme un soufflé hélas, dans le film de gangster sans grand intérêt malheureusement. Et c'est ce qui nuit un peu au film, Jean-Pierre Desagnat, réalisateur sans grand talent, ayant commis entre autre "Les charlots contre Dracula" et l'inénarrable (dont il faudra bien parler un jour quand même) "Flic de choc", n'arrivant pas à choisir qu'elle orientation donner à son film. A force de mélanger les genres, il finit donc par s'y perdre et nous avec. Marcel Bozzuffi et Sylva Koscina sont excellents, Michel Constantin fait, héas, une (trop) brève apparition tout comme le sympathique Robert Dalban.
Je ne pense pas hélas que ce film soit sortit en vidéo que ce soit en DVD ou en VHS

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 08:41

 Fear in the night (Sueur froide dans la nuit),1972, réalisé par Jimmy Sangster (Angleterre), avec Peter Cushing (Michael Carmichael), Judy Geeson (Peggy Heller), Joan Collins (Molly Carmichael), Ralph Bates (Robert Heller), James Cossins  (le docteur), Gillian Lind (Madame Beamish), Brian Grellis (1er policier), John Bown (2è policier). Robert Heller vient d'épouser la jeune et jolie Peggy, qu'il a rencontré 4 mois plus tôt. La jeune femme est fragile nerveusement car elle sort d'une longue et pénible dépression nerveuse. Le jeune couple doit partir habiter sur le lieu de travail de Robert, une école privée tenue par Michael Carmichael et sa femme Molly. Juste avant de quitter la pension ou elle réside, Peggy se fait attaquer dans sa salle de bain par un mystérieux individu. Avant de s'évanouir, la pauvrette a juste le temps de voir que son agresseur possède un  bras articulé, qu'elle réussit à lui arracher. Sa logeuse, Madame Beamish, et le docteur appellé par cette dernière, ne croient pas à la thèse de l'agression mais plutot que la jeune femme n'est pas encore tout à fait remise de sa dépression nerveuse, car rien dans l'appartement de Peggy ne semble avoir été dérangé et on ne trouve aucune trace de la prothèse mécanique. Alors qu'elle vient à peine de s'installer dans sa nouvelle demeure, elle se fait de nouveau agresser, chez elle, par le mystérieux infirme, qui tente une fois de plus de l'étrangler. Robert, qui l'a découvert inanimée, semble lui non plus ne pas croire à une agression mais impute plutôt l'évanouissement de sa femme à un gros état de surmenage du au déménagement.  En visitant l'école, Peggy fait la connaissance du directeur de l'école, Michael Carmichael, qui. Elle est intriguée de voir qu'aucun élève ne semble habiter les lieux mais impute cela aux vacances scolaires en cours. Malgré tout, elle trouve le comportement de Carmichael assez étrange. Le lendemain, Peggy rencontre Molly la femme de Carmichael, qui est bien plus jeune que son mari. Le contact entre les deux femmes est d'autant plus froid que Peggy pense que Molly est attirée par son mari, bien que ce dernier semble ne faire aucun cas de la femme de son employeur. Devant s'absenter pour deux jours, Robert (qui ne semble toujours pas croire sa femme quant aux soi-disant agressions dont elle a été victime) laisse cependant à sa femme un fusil, dans le cas ou le soi-disant agresseur reviendrait. Alors qu'elle va se coucher, Peggy entend des bruits étranges lui parvenir du salon. Elle descend dans le salon et découvre le professeur Carmichael en train d'entrer chez elle. Et elle s'apperçoit avec stupéfaction que Carmichael possède un bras articulé. Elle lui tire dessus avant de s'évanouir. Le lendemain, lorsque Robert la retrouve inanimée dans le salon, il ne trouve pas trace du cadavre, juste une mare de sang...
 
La Hammer est beaucoup plus connue pour ses films d'horreur (Dracula, Frankenstein et autres Loup Garous) que pour ses giallo, tout le monde le sait... Attention, ce film a la couleur d'un giallo, l'odeur d'un giallo, mais ce n'est pas un giallo. Certes il possède (au départ) toutes les caractéristiques d'un beau giallo psycho: une jeune et jolie blonde légèrement dérangée (une dépression nerveuse, due à quoi? on ne saura jamais), deux amants diaboliques, un agresseur mystérieux ganté de cuir noir et une machination des plus perverses essayant de rendre encore plus folle qu'elle ne semble l'être la pauvre héroïne (je dis bien semble l'être car la pauvre héroine en question est interprétée malheureusement par la fadasse Judy Geeson dont le monde du cinéma se rapellera plus comme ayant été lla belle fille de Don Siegel que comme une bonne actrice...). Malheureusement si cela tout semblait assez interessant au départ, mais,  à l'arrivée, hélas, le résultat est loin d'être satisfaisant. Aucune (bonne) idée n'est développée.  On ne sait rien de Peggy.Ni de sa dépression, ni de sa vie antérieure aux évènements qui se déroulent. On apprends qu'elle vient d'épouser Robert, qu'elle a rencontré il y a juste 45 mois, par l'intermédiare de sa logeuse, Madame Beamish. Mais celle-ci est -elle mélée au complot? On pourrait le croire, vu qu'elle traite carrément la pauvre Peggy de folle devant le docteur? Hélas, on ne saura jamals si elle fait partie du complot car son personnage disparait assez rapidement. Joan Collins, qui incarne une fois de plus à merveille une sacrée "BITCH"  est elle aussi malheureusement sous exploitée (comme souvent, hélas!). Ses apparitions sont plus que limitées et elle n'a même aucune scène avec son "mari" Peter Cushing, alors qu'une rencontre entre ces deux "monstres sacrés" du cinéma britanique aurait été des plus palpitantes. Car ce sont vraiment les deux seuls acteurs de ce film, Ralph Bates et Judy Geeson faisant bien pâle figure à coté d'eux.

Enfin, Jim Sangster, le réalisateur, semble plus à l'aise dans les films d'horreur ( "Lust of a vampire", "Horror of Frankenstein", réalisés eux aussi pour la Hammer, avec, déja,  l'insipide Ralph Bates comme acteur principal)  que dans les huis-clos policiers. Là ou il aurait put faire un film du genre "Le limier", il ne réussit qu'à réaliser un ersatz de téléfilm insipide à peine digne d'un épisode des aventures de "l'inspecteur Barnaby". Quel dommage.

A noter: sur la couverture arrière de la jaquette du DVD espagnol, la photo n'a rien à voir avec le film...Malheureusement dans "Sueur froide dans la nuit", Joan Collins ne quitte que très rarement sa jupe en laine et son pull col roulé ! En tout cas, on ne la voit jamais en bikini...

Le film vient de sortir en DVD en France
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:58

Jack el destripador de Londres, (Sette cadaveri per Scotland Yard), 1971, réalisé par José Luis Madrid (Espagne/Italie), avec Paul Naschy (Peter Dockerman), Patricia Loran (Lulu), Renzo Marignano (Commissaire Henry Campbell), Orchidéa de Santis (Sady Christian), Adrés Resino (Winston Darby Christian), Franco Borelli (Détective Hawkins). A Londres, un trapéziste est le suspect n°1 dans une enquète concernant un sérial killer s'attaquant aux femmes de petite vertu en pleinquartier de Soho... Le tueur s'inspire des méthodes de Jack l'éventreur.
 
Un giallo hispanique qui s'inspire de Jack l'Eventreur. L'assassin,  tout ganté de cuir noir, tue ses victimes à l'arme blanche. Elles travaillent toutes dans le milieu du sexe londonnien (prostituées, strip-teaseuses, etc...) et sont donc des proies faciles et vulnérables, dont pas grand monde ne se soucie. Il les éventre, les énucle, bref il les mutile et c'est ce qui amène l'inspecteur de Scotland-Yard à suspecter un certain  Peter Dockerman dont la femme est une des premières victimes. Peter en effet fut trapéziste dans un cirque et suite à une chute lors d'un spectacle, il est devenu boiteux.. Alors, une femme qui le trompe, des victimes mutilées, élémentaire mon cher Watson... Evidement la culpabilité de Naschy est trop évidente pour que l'on y croit un seul instant, mais le film se laisse voir agréablement. Personellement j'ai dénombré 13 cadavres (8 femmes et 5 hommes) et non pas 7, mais bon... Orchidéa de Santis est plus belle que jamais, Naschy plus cabot que toujours.

Le film existe en VHS (Italie/Espagne) et aussi en DVD (espagne et angleterre). je ne crois pas qu'il soit sortit hélas en France

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 16:26

Schizo , 1977, réalisé par Peter Walker, (UK), avec Lynne Frédérick (Samantha Gray), John Leyton (Alan Falconer), Stéphanie Beacham (Beth), John Fraser (Léonard Hawthorne), Jack Watson (William Haskin), Queenie Watts (Madame Wallace), Trisha Mortimer (Joy), Paul Alexander (Peter McAllister). Vedette internationnale du patinage artistique, la belle Samantha Gray doit se marier avec le riche industriel Alan Falconer. L'annonce de cet évènement mondain à la une des tabloïds va déclencher une série d'évènements dramatiques.  Samantha reçoit des coups de téléphone anonymes de la part d'un homme l'appellant par un autre nom que le sien. puis, elle s'apperçoit qu'un inconnu (le même ?) rode près de chez elle. Mais au mlieu d'en inquiéter son mari, elle préfère se confier à son psychiatre, Léonard Hawtone, qui est aussi l'amant de sa meilleure amie, Beth... D'après Samantha, l'homme serait un certain Haskins, qui jadis a assassinée sa mère, assassinat dont elle fut l'unique témoin. Mais, alors qu'il commençait juste à mener sa propre enquète, Hawtorne se fait assassiner sauvagement. Et il ne sera pas le dernier avant la fin de cette histoire...


 

Qui est schizophrène et qui ne l'est pas ? Le spectateur, qui, d'entrée de jeu ressent un étonnant malaise ou le cinéaste qui n'hésite pas à trimbaler dans une mutitude de sombres dédales ce pauvre spectateur ? Une voix-off remémorre dès le départ les symptômes de la schizophréénie. "Une maladie mentale , sorte de dédoublement de la personnalité, qui se caractérise par la perte du contact avec la réalité...". Et la réalité, on la perd très vite..., baladés que nous sommes de fausse piste en fausse piste. Qui a tué réellement la mère de l'héroïne ? Qui est cet homme qui la harcèle. Pourquoi son mari est-il jaloux du psy, qui justement est une des premières victimes ? Et qui est ce meurtrier, aux mains gantées de cuir noir qui tue un à un les proches de Samantha? Ce film "d'horreur"  anglais nous fait penser indubitablement aux gialli italiens des années 70... A découvrir, aussi, l'excellent "Hallucinations" du même réalisateur.

 Le film était sorti en VHS en français mais je ne sais pas s'il existe déja en DVD (france) 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:50

Cinq tulipes rouges , 1948, réalisé par Jean Stelli (France), avec Jean Brochard (Inspecteur chef Honoré Bricoul), René Dary (Pierre Lusanne), Suzanne Dehelly (Colonelle), Raymond Bussières (Albert Jacquin dit la Puce), Pierre Louis (Charolles), Robert Merri (Jacques Mauval), Robert Lefort (Basile), Anette Poivre (AnetteJacquin). Tour de France 1948. Alors que les coureurs ont à peine pris  le départ, la célèbre compétition cycliste mondialement renomée est endeuillée par un crime, puis deux, puis trois, etc... A coté de chaque cadavre l'on retrouve une tullipe rouge. L'inspecteur chef Brochard a qui a été confié l'enquète soupçonne tout d'abord LaPuce, un mécano qui s'était disputé la veille avec le coureur Mauval qui vient d'etre retrouvé mort, le guidon de son vélo ayant été scié ce qui a provoqué sa chute, mortelle. Mais bientôt, Colonelle, une journaliste sportif qui suit le tour manque de se faire tuer, ainsi que l'entraineur de l'équipe. Or LaPuce était en prison. Il faudra toute la perspicacité de la journaliste pour découvir, à partir d'une simple photographie, l'identité du coupable et surtout ses motifs.
 

Un giallo, ce film aurait bien pu être un giallo. Un giallo avant l'heure et qui en plus serait français... voila de quoi titiller nos papilles et nos pupilles ! J'ai été en effet très surpris en regardant hier après midi sur ciné-polar ce petit film franchouillard datant d'après guerre qui se déroule dans le milieu du cyclisme et notament celui du tour de France. En effet, le tour de France, interrompu pendant la guerre, avait repris en 1947. L'action se situe juste un an après (très important pour la fin de l'histoire). 5 coureurs vont être retrouvés assassinés au fur et à mesure des étapes. Un accident de voiture dont les freins ont été sabotés, un empoisonnement, un guidon de vélo scié, un rayon de bicyclette planté dans le dos par une main gantée...  Résumons: nous avons donc un assassin en imperméable et ganté de cuir noir, 5 victimes, une fleur déposée a coté des cadavres, quelques fausses pistes, un inspecteur de police plus que benêt, une terrible histoire de vengeance orchestrée par un meurtrier psycopathe, une fille détective amateur qui au risque de sa vie va demasquer le coupable et une arme giallesquement inédite: un rayon de vélo ! Tous les codes du gialli avant l'heure ! Le scénario est signé Charles Exbrayat (le papa de la fameuse "Imogène  McCarthery ", immortalisée par Rosy Varte puis Dominique Lavanant à la télévision), un Exbrayat simple journaliste et scénariste, pas encore devenu l'écrivain de romans policiers à succès que l'on connait (il ne débutera cette carrière qu'en 1957). "Cinq tulipes rouges" se laisse agréablement regarder même s'il y a pas mal de longueurs. On y retrouve le sympathique couple Annette Poivre/Raymond Bussière ainsi que le regretté Pierre Louis dans le rôle d'un cycliste patibulaire. La mise en scène classique de Jean Stelli est parfois un peu soporifique, surtout si on n'aime pas trop, comme moi, le cyclisme, car il y a énormément de séquences style "reportages" sur le tour cycliste, mais si on a survécu a son précédent film sur le sujet qui s'appellait "Pour le maillot jaune" (1939) et qui parlait, déja à l'époque  de dopage, on peut arriver à suivre le film jusqu'à la fin et découvrir l'identité tant attendue du meurtrier, dont on se doutait bien trois quart d'heure avant quand même..

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:17

The killing hour (Un tueur dans la ville), 1982, réalisé par Armand Mastroianni (Usa) avec Perry King (Paul McCormack), Norman Parker (Larry Weeks), Elizabeth Kemp (Virna Nightbourne), Kenneth McMillan (Cullum), Jon Polito (Sporaco), Joe Morton (Rich), Antoine Pagan (Willie Gonzales), Barbara Quinn(Muriel). New-York vit dans la terreur (pour changer un peu...). C'est la troisième fois que l'on retrouve un cadavre menotté en quelques jours. Pas de doute, la police est sur la piste d'un sérial killer. L'inspecteur Larry Weeks est chargé par son supérieur, le commissaire Cullum de résoudre l'affaire au plus vite. Un de ses amis, le journaliste Paul MacCOrmak est lui aussi sur la trace de l'assassin. Tous deux se retrouvent bientot confrontés au seul témoin de chaque crime; une jeune étudiante qui a assité à chaque meurtre par vision interposée. Douée d'un don de double vue, elle a à chaque fois "vécut" le meurtre et établit un dessin en rapport avec celui-ci. Larry et Paul vont se mettre a fréquenter plus que pour des raisons professionnelles la jeune femme. Et pour cause... Car si l'un est véritablement amoureux de la jeune femme, l'autre en fait ne s'interesse à elle que parce qu'il est le véritable meurtrier...

Une jeune artiste qui "voit" des meurtres en direct et les retranscrit à travers son art, cela semble vous rappeller quelquechose ? "Les Yeux de Laura Mars" ? Bonne pioche ! Sortit quelques années après l'excellent film d'Irvin Kerschner (même s'il est imparfait), ce giallo made in Usa (qui ressemble plus à un téléfilm qu'à un long métrage destiné à etre sortit en salle) ne lui arrive malheureusement pas à la cheville. L'histoire d'abord, ininteressante à souhait et sans grande surprise, puisque elle souffre d'un méchant air de déja vu. La réalisation ensuite: mollassonne, sans saveur ni odeur, malgré quelques crimes  qui, ma foi, auraient pu être sympathiques : un homme attaché au dernier barreau d'une échelle de piscine,qui, ne pouvant ne peut plus sortir de l'eau, s'asphixie et se noie; une femme menottée au volant d'une voiture dont la direction a été bloquée et qui fonce à vive allure dans un parking, donc vers un accident fatal;  un homme enchainé au sous-sol avec un ascenceur qui descent irrémédiablement vers lui pour l'écraser, un ouvrier menotté à une échelle d'égout et électrocuté, etc.. etc. Tout cela, s'il avait été bien filmé aurait pu donner des scènes très interessantes, mais hélas tout est réalisé à la va-vite par Armand Mastroianni dont la seule excuse, et encore, est que ce film n'est que sa deuxième réalisation. Armand Mastroianni qui devint surtout réalisateur de télévision (et cela se sent déja ici). Pas grand chose à dire du casting: Perry King ("Mandingo", "Class 84" ) est relativement bon dans le role du jeune journaliste aux dents longues. Face à lui, Norman Parker, acteur de télé plutot poussif, dans le rôle d'un lieutenant de police assez atypique (qui aime le théatre et se produit sur scène dans un cabaret à ses moments perdus, comme si les flics avaient des moments perdus...) et qui pêche à lui donner la réplique. Entre les deux, l'inexpressive Elizabeth Kemp, qui dieu merci ne fit pas une trop longue carrière d'actrice (plus à la télévision qu'au cinéma d'ailleurs). Le film est difficile à trouver en vidéo, mais bon, cela ne manquera à personne...

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 11:33

The eyes of Laura Mars (Les yeux de Laura Mars), 1978, réalisé par Irvin Kershner, (Usa), avec Fauye Dunnaway (Laura Mars), Tommy Lee Jones (Inspecteur John Neville), Brad Dourif (Tommy Ludlow), René Auberjonois (Donald Phelps), Raul Julia (Michael Reisler), Frank Adonis (Sal Volpe), Lisa Taylor (Michele), Darlanne Fluegel (Lulu), Rose Gregorio (Helene Cassel). Laura Mars est une célèbre photoraphe. Une photographe de mode qui, à travers des images où se mélangent sexe et  sadisme, dénonce la violence du monde qui nous entoure. Ces photos ont fait sa gloire mais depuis quelques temps elles font aussi son malheur. En effet, Laura possède un don de double vue. Ces photos, en fait, elle les a toujours réalisées après avoir "vu" (ou vécu) des scènes de meurtres ou elle se trouvait être "les yeux de l'assassin". Tant que les victimes n'étaient que des personnes qu'elle ne connaissait pas, tout allait bien. Or depuis quelque temps, ce sont ses amis proches qui apparraissent dans ses visions et qui se font tuer "devant ses yeux"... L'inspecteur John Neville, qui est chargé d'enqueter sur cette nouvelle série de meurtres, est bientôt chargé d'assurer la protection de Laura, qui doit participer à une gigantesque  restropective de son oeuvre, organisée par son éditrice pour le lancement de son livre "The eyes of Laura Mars".. Or Laura vient d'avoir une vision dans laquelle elle se voyait elle même en future victime..
 
Un véritable petit bijou giallesque made in Hollywood... Tout d'abord un scénario original (dans tous les sens du terme) signé par John Carpenter, celui-là même qui quelques mois après deviendra célèbre gace à la fête d'Halloween et à son croquemitaine masqué et incestueux...Le sujet est tordu à souhait: une photographe voit des meurtres, non pas à travers son objectif mais carrèment à travers ses propres yeux. Elle "devient" l'assassin le temps d'un meurtre. Tant que cela arrive à des inconnus, cela ne lui pose aucun problème déontologique, elle fait même carrément du pognon avec puisqu'elle repique les idées pour les mettre en scène pour des publicités. Mais lorsque le meurtrier commece à s'attaquer à ses proches, alors la, la bougresse prend soudainement conscience que ce n'est plus un jeu.. L'assassin s'en prend à son éditrice, à sa meilleure amie, à deux de ses modèles, à son ex- mari puis à son meilleur copin pédé!  Sûr, le tueur est un pervers.... c'est du moins ce que pense l'inspecteur Neville chargé de l'enquète et de sa protection rapprochée. Un boulot qu'il semble prendre très très à coeur. mais cela ne cache t'il  pas quelque chose d'autre ? Voila donc une "vision" du giallo, revisité par Hollywood qui est assez intéressante. C'est l'héroine elle même qui prend la place de la caméra subjective pour nous faire assister à toute une série de meurtres à l'aerme blanche (bien sur) orchestrés sur les amis proches de l'héröine... Diabolique car la malheureuse assiste, comme nous, impuissante aux meurtres de ses amis. Là ou le scénario prend une torunure supérieure aux gialli italiens, c'est qu'à un moment donné, l'héroine, lors d'une de ses visions, se rend compte qu'elle est la prochaine victime puisqu'elle se "regarde" elle même à travers les yeux de l'assassin. Assassin qu'elle ne voit pourtant pas (physiquement), alors qu'il se cache tout près d'elle. L'angoisse monte d'un ton et la panique s'installe...! Et l'on regrette alors que ce ne soit pas John Carpenter, mais Irvin - papy-  Kershner qui soit derrière l'oeil de la caméra!, Car à partir de ce moment, le réalisateur n'arrive plus à passer à la vitesse supérieur et le film stagne jusqu'à la fin, ce qui est nettement dommage, vu que l'on était en droit de s'attendre à une fin qui aurait pu nous en mettre beaucoup plus plein la vue (sans mauvais jeu de mot!). Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, le film reste largement interessant à voir. Faye Dunnaway, tout juste oscarisée de "Network", EST la Laura Mars idéale, tout en glamour et clignement de paupière, qui arrive même à nous faire croire qu'elle sait tenir un NIKON et prendre des photos avec...Face à elle un Tommy Lee Jones débutant, pas encore devenu le produit bankable que l'on sait dans un rôle schizophrénique taillé à la perfection pour son immense talent de comédien. On retiendra encore Raul Julia, dans le role de l'ex mari, d'abord suspect puis victime. Barbra Streissand signe la musique du film, enfin la chanson du générique (ne révons pas!). Le reste de la B.O est surtout une immense compil des succès Disco de l'époque : .KC. & the Sunshine Band : Shake shake, shake; Michael Zager Band : Let's all chant etc.. servant qui plus est de support musical aux différentes scènes de "shooting" de ses mannequins par Laura. Des scèances de photos orchestrées de main de maitre, c'est le cas de le dire, puisqu'en fait les réalisations finales qui sont dévoilées à l'écran comme étant les "photos" de Laura Mars, sont en fait des photos (supervisées et) réalisées par Rebecca Blake (pour les scéances de prises de vues des voitures flambantes et du Sauna) et d'Helmut Newton, pour les photos exposées plus tard à la galerie d'art.


Photos de Rebecca Blake (ci dessus) et Photos d' Helmut Newton (ci dessous)

"Laura Mars" reste donc un film qui aurait pu être un chef d'oeuvre mais qui reste cependant toujours très agréable à regarder.

Le film existe en DVD français sans bonus interessants, hélas...

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:01

The psychopath, (Poupees de cendres), 1964, réalisé par Freddie Francis (UK), avec Patrick Wymark (Inspecteur Holloway), John Standing (Mark Von Sturm), Margaret Johnston (Madame Von Sturm), Don Borisenko (Donald Loftis), Colin Gordon (Dr. Glyn), Judy Huxtable (Louise Saville), Alexander Knox (Frank Saville), Thorley Walters (Martin Roth),  Robert Crewdson (Victor Ledoux), John Harvey (Richard Klemer).  L'inspecteur Holloway de Scotland Yard est chargé par ses supérieurs d'enquéter sur une série de quatres meurtres assez horribles. Richard Klermer, meurt écrasé sous les roues d'une voiture . La seconde victime, Frank Saville est mort empoisonné tandis que Martin Rost, 3è victime, meurt brulé vif dans un incendie. Enfin, le quatrième cadavre, celui deVictor Ledoux, a été retrouvé étranglé dans sa baignoire. Fait curieux qui fait penser que l'assassin, même pourrait être une seule et même personne, même si les méthodes employées pour tuer sont différentes: à coté de chaque cadavre a été retrouvé une poupée à leur éffigie. En fouillant dans le passé de victimes, Holloway découvre que tous les 4 s'interessaient tout particulièrement à un industriel, un certain  Von Sturm, qui avait fait fortune en allemagne, d'une manière pas très catholique, durant la seconde guerre mondiale. Si l'on ne sait pas trop bien ou est passé Von Sturm, son épouse en tout cas, une vieille dame paralysée et à moitié folle, vit justement en Angleterre, dans une lugubre maison, entourée de son fils chéri, Mark,  qui lui est "entièrement" dévoué et d'une incroyable collection de poupées qu'elle semble bichonner tout particulièrement.. Heureusement pour lui, l'inspecteur Holloway va être aidé dans cette enquète difficile par Louise Saville, la fille de la seconde victime, qui semble n'avoir ni son oeil, ni sa langue, dans sa poche.

Comment ne pas penser à Alfred Hitchcok en voyant que le scénario de ce film a été écrit pâr Robert Bloch, celui qui écrivit le fameux "Psycho" dont l'oncle Alfred tira le chef d'oeuvre que l'on connait tous, et qu'en plus, au départ, "The psychopath" avait été mis en pré-production sous le titre "Schizo", certainement par quelque producteur avide de faire des sous sur une vague à succès...

 Que l'on se rassure, "The psychopath" n'est ni une suite, ni une variante de "Psycho" d'Alfred Hitchcock. Nous sommes plus en présence en fait d'une "version" britannique de giallo italien "giallo".En effet, p
lusieurs meurtres sont commis par "une main gantée de cuir" (comment ne pas reconnaitre ici la "patte" du  giallo ?) et, à chaque fois, une poupée (objet giallesque au possible ) est abandonnée à côté du cadavre. Justement, un des principal suspect vit dans une maison, entouré de poupées, celles  avec qui sa mère, une vieille folle paralysée, passe la quasi totalité de son temps. Elle les coiffe, les habille, leur parle, comme si elles étaient ses propres enfants. Et d'ailleurs, son fils, n'est il pas lui aussi, une sorte de poupée (de chair) pour cette mère possèssive et manipulatrice détentrice d'un lourd secret auquel sont reliées les quatres victies des meurtres sur lesquels enquète l'inspecteur de Scotland-Yard, aidé par la fille d'une des victimes. Une mère jouée à la perfection par Margaret Johnson, terriblement inquiètante  qui comme la mère posséssive  de "Psycho" demeure le personnage pivot du film. Face à elle, dans ce jeu du chat et de la souris, le débonnaire Patrick Wymark dans le rôle du flic un peu dépassé par tout ce qui lui arrive.. On n'oubliera pas quand même John Stading dans le role du fils, qui malheureusement n'avait ni le charisme, ni le talent (il débutait alors) d'un Anthony Perkins pour rendre immortel son personnage, mais qui s'en sort malgré tout avec les honneurs..

On peut oublier la crispante Judy Huxable petite starlette dont les seuls titres de gloire furent de devoir sa notoriété au fait d'avoir été copine avec Terence Stamp, Peter Coop, Dudley Moore, Warren Beatty et Michael Caine, en alternance avec Joan Collins et Britt Ekland ?.

 Le film existe en DVD anglais

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 14:09

Eglima sto kavouri, 1974, réalisé par Kostas Karagiannis (Grèce), avec Lakis Komminos (Jim Preston), Dorothy Moore (Elen Preston), Vagelis Seilinos (Mike), Jane Peterson (Laura, la maitresse de Jim), Dimitris Bislanis (commissaire Robert Nicholson) , Leslie Bowman (une des victimes de Mike). Jim Preston a épousé la richissime Elen qu'il trompe allègrement avec la belle Laura. Jim voudrait bien se débarasser d'Elen afin de vivre le grand amour avec sa maitresse. Mike quand à lui terrorise la ville en violant et tuant de jeunes et jolies femmes. Jim s'arrange pour contacter Mike et lui propose un deal: il l'approvisionne en héroine et Mike le débarasse d'Elen. Mais Mike soupçonne Preston de vouloir le tuer une fois le boulot fait, aussi décide t'il de ne pas tuer Elen mais une femme qui lui ressemble beaucoup...

Un giallo grec, voila quelque chose d'assez rare qui mérite donc d'etre signalé dans cette rubrique... Kostas Karagiannis est en quelque sorte l'alter ego de Jess Franco, même s'il a réalisé beaucoup moins de films que son illustre "confrère" , 127 au lieu de 190 pour Franco pour une période similaire d'une 50 aine d'années (Karagiannis débuta en 1960 alors que Franco débuta en 1957). "Eglima sto kavouri" fait souvent penser à "L'assassino è costretto ad uccidere ancora" de Luigi Cozzi : un homme marié, qui veut se débarasser de son encombrante épouse pour profiter de son argent avec sa maitresse, oblige un "sérial killer" à tuer sa femme. Mais celui-ci n'agit pas exactement comme prévu... Ce qui réserve quelques surprises au mari comme au spectateur ! Le casting est excellent, les acteurs sont bons, les femmes son belles et le film, quoique assez court, se laisse voir agréablement.
 Le film existe en dvd.

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 16:13

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La résidencia (La residence), 1969, réalisé par Paco IbanezSerrador (Espagne), avec: Lilli Palmer (Madame Fourneau), Cristina Galbo (Theresa), John Moulder Brown (Luis), Mary Maude (Irène), Candida Losada (Mademoiselle Desprez), Thomas Blanco (Baldie), Pauline Challoner (Catalina), Teresa Hurtado (Andrea), Conchita Paredes (Susana), Victor Israel (Brechard), Maria José Valero (Elena), Ana Maria Pol (Claudia). A la fin du XIXè siècle, madame Fourneau dirige dans le sud de la France un pensionnat qui accueille les jeunes filles dites "difficiles". Ou celles dont certains parents veulent se débarasser. Ainsi, la jeune Thérésa est elle confiée à la directrice par son tuteur, qui en fait n' est autre que son père, mais chut, elle ne le sait pas!!! Ce qu'elle ne sait pas non plus, c'est que des jeunes filles ont déja mystérieusement disparu de la pension. Madame Fourneau croit qu'il s'agit de simples fugues, mais en fait elles ont été assassinées par une mystérieuse ombre qui, le soir venu, parcours les allées du jardin, à la recherche d'une nouvelle proie. Cela n'empèche pourtant certaines des élèves d'essayer de s'enfuir, afin de ne plus subir les punitions corporelles infligées par madame Fourneau et sa protégée, la cruelle Irène. Mais dehors, la mort rode...

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A la première vision de "La résidence", on se demande si ce film est un Giallo, un WIP (films se déroulant dans un univers carceral totalement féminin et donc rebaptisé "WIP" pour "Woman in prison") ou  une sorte d''"A nous les petites anglaises" version sado-maso?. Des filles entre elles,  de la nudité, du sexe (très très soft), de la violence (presque encore plus soft) et un tueur qui dégaine son couteau et qui agit dans l'ombre, on devrait être à priori dans un giallo. Mais, rien n'est moins sur que l'incertain, et à force d'essayer de flirter avec plusieurs genres à la fois, Narcisco Ibanez Serrador n'en épouse aucun, se contentant de les survoler de loin, ce qui est parfois bien frustrant. Lili Palmer reprend un rôle qui l'avait rendu célèbre dans "Jeunes filles en uniformes" (1958)  ou elle initiait une Romy Scneider toute débutantes aux joies du saphisme en culotte courte.

Une bien étrange et mystérieuse atmosphère plane sur cette curieuse "résidence" qui en fait n'est rien d'autre qu'une maison de correction pour jeunes filles associales, une sorte de prison huppée qui bien évidement est le terrin de chasse d'un tueur avide de chair fraiche... Cristina Galbo, qui jouera dans un autre classique du cinéma d'épouvante espagnol, "Le massacre des morts-vivants",  n'est pas très à l'aise (et on la comprends) dès son arrivée dans cette drôle d'institution  qui ressemble plus à un chateau hanté qu'à une pension de jeune fille. De suite, elle se retrouve sous la coupe de la petite favorite de la directrice, l'infame Irène qui n'aime rien de plus que de faire subir d'odieux bizutages aux autres filles et prends un malin plaisir à fouetter ses camarades devant la directrice, qui bien évidement se régale du spectacle... Une directrice plus perverse encore qu'on oserait l'imaginer puisque non seulement elle a de sacrées tendances homosexuelles envers ses pensionnaires, mais en plus, elle séquestre dans ses appartement Luis, son jeune fils de 15 ans, avec qui elle entretient des rapports plus qu'incestueux et à qui elle défend bien sur  de se faire connaitre de ses jeunes pensionnaires. Ordre que le pauvre enfant transgresse à chaque instant en rejoignant le soir quelques unes des filles dans une partie du manoir ou en les épiants lorsqu'elles sont sous la douche, par un tunnel qu'il a creusé derrière la chaudière... Ces mêmes filles qui disparaissent curieusement  les unes après les autres, victimes d'un tueur qui aime bien trancher les jolies gorges juveniles qui s'offrent à lui aussi facilement. Mais est-ce lui le coupable? ou le jardineir (l'autre homme de la maison), a moins que ce ne soit sa prédatrice de mère ? Qui sait? La vérité, ne sera bien sur dévoilé qu'à la toute dernière minute, offrant une dernière vison d'horreur de ce pensionnat décidément bien particulier.

Si Narciso Ibanez Serrador est plus reconnu pour son travail de réalisateur de télévision, il a cependant contribué  à redorer le blason du cinéma Ibérique, non seulement avec ce giallo gothique mais ausi avec le désormais cutlissime  "Les révoltés de l’an 2000" qui mettait en scène un couple de jeunes mariés se retrouvant sur une île dont la population adulte vient entièrement de se faire décimée par une poignée de gosses meurtriers. Les plus cinéphiles d'entre vous auront bien sur reconnu dans le rôle du fiston, le jeune acteur britanique John Moulder Brown qui apparaîtra d’ailleurs un peu plus tard dans un film fantastique très connu:  "Le cirque des vampires". 
 
 Le film existe en DVD français

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