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  • : Le blog de djordj
  • : un blog sur le giallo, ce genre particulier du cinéma Italien ainsi que sur les genres s'en rapprochant: le Krimi, le Poliziotto, le slasher movie
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 17:43


"Peur sur la ville" de Henri Verneuil (1975), avec Jean-Paul Belmondo, Charles denner, Rosy Varte, Léa Massari.
De retour en France, sur le tournage du film de Bébel dont nous venons de parler, Ginette, notre foldingue de script-girl n'en fait qu'à sa tête ! Et commet bourde sur bourde... C'est bien simple, si on les vendaient au gramme, on ferait fortune !
Mais chut, regardez plutot...

Je vous passe les détails saugrenus dans les courses poursuites en voitures,  par exemple, ou les voitures "figurantes" changent à la fois de couleur et de marque suivant les plans... Il reste suffisament tout au long du film de détails qui tuent, détails certes saugrenus mais parfois tellement gros qu'ils auraient, en d'autres temps et d'autres lieus, valuent à la pauvre Ginette d'être lapidée!!!!

Ca commence fort, et ceci dès la 12è minute! Notre beau Bébel, alias le commissaire Letellier, arrive dans un bar sordide d'extrème banlieue, et se présente au taulier. Il lui sort sa carte et la pose sur le comptoir (photo 1). Et dans le plan suivant, ou il est donc de dos, il la tient à la hauteur de sa poitrine. Dur, dur le plan raccord !!!!

Ca continue, pourquoi arréter une équipe qui gagne... Letellier pose la photo de Marcucci, le ganster qu'il recherche sur un présentoir à oeufs qui se trouve sur le comptoir et suivant les scènes, la photo est soit penchée, soit bien droite, sans que personne n'y ait touché.
.
Partons maintenant à Asnières (petit salut amical à Jean-Ya et Patou en même temps...) ou se déroule l'attaque de la banque (la BNPI, salut Rico!), attaque qui est censée se dérouler deux ans auparravant, soit en 1972 puisque tout le film est censé se passer au mois de décembre 1974 (cela aura son importance plus tard, souvenez vous en!!!). Eh bien, en regardant une des affiches publicitaires qui ornent le devant de la BNPI (en fait il sagit de la mairie d'Asniere, mais bon, après tout ce n'est qu'un décor), on voit bien sur cette affiche en haut à droite marqué l'année 1974. O tempora, ohhh Ginette!!!!

Remarquez aussi que la dite affiche, après avoir essuyé une balle qui a cassé sa vitre de protection (mort du 1er truand), est tombée,(mort du 2d truand) or elle est de nouveau bien droite dans la séquence suivante ou Marcucci s'enfuit dans une voiture...

Lorsqu'ils interrogent le concierge de l'immeuble ou Lea Massari s'est défenestrée, le policier dit à Belmondo que l'appartement de la morte est située au 17è étage (la fenêtre allumée sur la photo, qui semble si proche du sommet de la tour...) Or plus tard le brave concierge dit à Belmondo que la tour fait 48 étages. Si je connais bien la tour Montparnasse, qui fait 59 étages... je ne connais pas encore de tours de 48 étages dans Paris... Mais je peux me tromper.

Une tour ou il se passe de droles de choses... Ainsi, le policier qui relève les empreintes sur la fenêtre de la victime change de position (debout puis à genoux) selon la position de la caméra, et ce dans deux plans successifs... Mauvais raccord donc!

Tout comme la scène ou Letellier va interroger l'ex amant de Lea Massari. Avant de sauter par la fenetre qui va le mener au balcon de l'immeuble il a deux boutons qui ferment sa veste et le plan suivant il n'en a plus qu'un...

Juste avant que l'ex ne lui tie dessus, il a sa veste ouverte. Il se laisse tomber pour eviter la balle et lorsqu'il remontera quelques minutes plus tard, a la force du poignet, il aura de nouveau 1 bouton fermant sa veste. Trop fort! Suspendu dans le vide, notre Bébel n'a pas voulu réapparaitre en tenue négligée...

Un peu plus tard, lorsque Bebel et Denner seront de retour à leurs bureaux, ce sera au tour d'un des adjoints de Bébel de nous jouer " la valse des boutons" qui se "reboutonnent" tous seuls.

Revenons à l'appartement de l'ex amant de Léa Massari. Et découvrons ensemble la phrase qui tue (et pourtant les dialogues sont de Michel Audiard, alors que les décors ne sont pas de Roger Arthes ni les boutons du costume de Donald Cardwell):
"C'est vrai qu'il a le coeur qui saigne."
Mais dis moi Ginette, le coeur, il est pas à gauche, normalement ?

Il n'y a pas que les boutons dans ce film qui jouent à "J'apparais, je disparais..." De temps en temps, Bébel porte une seule chevalière, à son auriculaire gauche et de temps en temps une à chaque petit doigt... comme dans la scène de voiture ou il se rend au domicile de Rosy Varte, ou il a deux chevalieres alors que lorsqu'il est sur le palier de Rosy Varte il n'a plus de chevaliere à la main droite.

Et on se demandera après pourquoi France-Soir a disparu... La Une est datée du 1er décembre alors que l'intérieur du journal est daté du 30 Novembre!!!  Ca va pas, ça!
Quand Bébel arrive en voiture, une R16 bleue, devant l'immeuble de la seconde victime, Rosy Varte, sa vitre est fermée. Or, plan suivant elle est tellement ouverte qu'il peut sortir son bras pour lire Dante...

Vous aviez noté vous aussi que lorsque Belmondo et Denner arrivent au pied de l'immeuble de Rosy Varte, le sol est trempé car il pleut (on voit même une dame avec un parapluie). Eh bien quand Bebel est sur le toit, quelques minutes plus tard, curieusement les toits de la capitale sont tous secs. Pas une goutte d'eau dans les gouttières... Remarquez, courir sur des toits mouillés, même lorsqu'on s'appelle Belmondo, c'est quand même risqué!

Une fois qu'il est la haut, tout se complique. A un moment donné, JP B saute d'un toit à un autre. Faux raccord. Le toit d'ou il saute est en tole au départ, mais quand il attérit, en fait, il vient de sauter d'un toit en béton.

De même, lorsque Belmondo essaye de regrimper un toit en pente, car il a malencontreusement glissé et n'a du sa survie qu'à une goutière, eh bien les voitures stationnées en bas, derrière l'Opéra, ne sont pas les mêmes suivant l'angle de la caméra... Les 4 blanches ont disparues sur la 2e photo, et une bleue grise est apparue (en 2è position en partant de la gauche) donc le temps que Belmondo rmonte de quelques mètres et reglisse, 4 voitures ont eu le temps de se dégarer et une cinquième le temps de prendre la place d'une autre, le tout en moins de 10 secondes. Fortiche ces figurants !!!!

Une fois sortit des Galeries Lafayettes (la ou il se passe toujours quelque chose!), on voit nettement sur la porte une affiche annonçant l'ouverture du magasin le 1er et le 1 Novembre (jours fériés). Mais on est pas supposé être en décembre ? Le 1er ?Souvenez vous du journal plus haut...Ca fait un peu désordre!

Et puis je confirme, que les trottoirs de Paris sèchent très très vite! Regardez, au début de la séquence, quand Belmondo et Denner sont arrivés 1/4 heure plus tôt, les trottoirs étaient vraiment mouillés. Le temps de faire une petite ballade sur les toits et, hop, tout est sec comme un jour d'été!

Souvenez vous, je vous ai parlé des erreurs dans les dates plusieurs fois. Lors du générique, qui montre Paris (la ville), la nuit, on voit les Champs-Elysées illuminés (normal, puisque c'est début décembre, donc bientot Noel !). Or, au milieu du film, lorsque Belmondo laisse tomber la poursuite de Minos pour reprendre celle de son ennemi juré Marcussi, qui se trouve sur les Champs-Elysées, ceux ci ne sont pas encore décorés avec des guirlandes. Pourquoi ? La poursuite a été tournée en novembre, souvenez vous des dates affichées sur la porte des Galeries Lafayette. Trop bête !!!!

La voiture du commissaire Letellier change d'immatriculation en cours de poursuite (ils sont doués les mecs,, je te dis pas  pendant que Bébel conduit à 100 à l'heure dans Paris, y'a un technicien accroché aux pare-chocs qui change les plaques et sans se faire voir par la caméra...) Ainsi au départ de la poursuite avec Minos la plaque est 631 ACA 75, puis change en 6225 DG 92 à la sortie de la place de la concorde, redevient le 631 ACA 75 jusqu'à ce qu'il laisse partir Minos à la hauteur du Pont de l'Alma pour aller à la poursuite de Marcucci sur les Champs Elysées ou la plaque se rechange en 6225 DG 92. Le commissaire Letellier s'arrete  au rond-point pour attendre le gangster, mais une fois qu'il redemarre, la plaque redevient 631 ACA 75... jusqu'à la fin du film. Ouf!


Mais il n'y a pas qu'en voiture que les plaques changent... Dans le métro, ou Marcucci vient de se réfugier aussi, il s'en passse des belles. Ainsi lorsque Belmondo commence à descendre par un escalier, il arrive par un escalator...

Notre brave Ginette, qui n'a toujours pas retrouvé ses lunettes, continue les bourdes et de plus belle... Marcucci grimpe dans le métro qui va à Nation, par Denfert Rochereau, ligne n°6 donc (merci Hervé!). Le n° de la rame est le 603, comme le confirme l'appel lancé par le central au conducteur quelques minutes plus tard.
Conducteur donc qui est censé être seul au départ et qui se retrouve à être trois à la fin, et vous notterez que le conducteur du départ n'est même plus la, alors que la rame ne s'est plus arrété à aucune station depuis le début de la poursuite...

Les wagons, qui sont pleins de gens vus de l'interieur, sont curieusement assez vide lorsque la caméra filme cela de l'exterieur... On sait qu'il sagit (normalement) du même wagon car les gens viennent de lever la tête en entendant Jean Paul Belmondo marcher au dessus de leurs tetes...

Amusant tous ces petits détails! De même  Belmondo, qui est sur le toit du métro repasse deux fois de suite en deux seconde (deux plans différents en fait, devant le panneau Nation, alors qu'il n'y a qu'un seul panneau de ce type par station...


Autre détail de pinailleur de mouche que je suis: lorsque Marcucci pénètre dans le wagon, celui qui se trouve en tête de rame, la Pub au fond du wagon est jaune (même si on ne voit pas bien pour quelle marque elle est, elle a un fond jaune!). Or, quand Belmondo va (enfin) pénétrer dans ce même wagon, la pub a changé. Et n'a plus un fond jaune du tout!

Une fois le truand envoyé "ad patrès", Belmondo se fait sermoner par ses patrons (toujours sympas les patrons...) dans un bureau. Il prend de l'eau dans un distributeur. Le niveau des gobelets a tendance à drolement diminuer en deux plans... Surtout que Bébel n'a (normalement) utilisé qu'un seul gobelet !    

Dans la scène ou l'infirmier (Minos en fait,  je ne trahis rien, le spectateur le sait depuis longtemps) vient narguer Letellier dans son fief, cad dans ses bureaux, malgré ses Ray-Ban, on voit très bien l'acteur cligner sans cesse des yeux. Or, il ne devrait pas, pas du moins de l'oeil  gauche puisque celui-ci est censé être un oeil de verre !

La dernière proie de Minos, l'actrice porno Paméla Sweet, habite au 25è étage d'une tour du 15è arrondissement (fenêtre allumée sur la photo n°1). Or, à un moment donné, la police a fait placer sur des toits avoisinant des tireurs d'élites. Des toits supposés donc être à peu près à la même hauteur si ils doivent tuer Minos avec un fusil. Ce qui ne plait pas à Minos qui les fait chasser par Belmondo. Et quand ce dernier, monté sur un des toits, fait partir les tireurs, il se penche vers le vide et crie à son adjoint Moissac de faire dégager aussi la presse qui se trouve donc en bas. Comme Moissac se trouve  (à peu près) 25 étages plus bas, on suppose qu'il a une très bonne ouie! Non ?

Enfin, dernière scène tronquée, et pas la moindre: la scène finale avec l'hélicoptère. Belmondo se fait hélitreuiller dans les airs pour surprendre Minos par la fenètre de l'appartement de Paméla Sweet, qui se trouve donc au 25è étage de la fameuse tour. Sur la photo n°1 on voit bien qu'il n'y a dans l'hélicoptère que 3 personnes: le pilote, Belmodo et celui qui manie le treuil électrique. Or, une fois que Belmondo a réussi à entrer dans l'appartement, on voit descendre 3 autres policiers par un filin venant du même hélicoptère. Trop fort! Y'a encore des lapins cachés dans le chapeau ?

La petite histoire ne nous dit pas si notre pauvre script-girl a été renvoyée à la fin du tournage, mais bon, elle nous aura bien fait rire en tout cas!

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 22:45
 Faux raccords, mauvais bruitages, effets spéciaux ratés, quelle cata que ce (faux) giallo décidément!

erreur 1: Dans cette scène, John Saxon met ses lunettes de soleil. Mais une fois qu'elles semblent posées sur son nez, dans le plan suivant, qui est filmé sous un autre angle, il les repose une nouvelle fois sur son nez !


Erreur n°2 Mauvais bruitage
John Saxon se fait mettre la tête à l'envers par une paire de mains bien manucurées. Plusieurs secondes après que l'on ait bien entendu ses vertèbres cervicales craquer, il pousse encore un dernier râle. Alors qu'il est normalement déja mort! Quel manque de savoir vivre !


Erreur n° 3 et plus: mauvais effets spéciaux:
Pour faire croire que le cadavre de John Saxon a eu la nuque completement brisée et retournée, l'ingénieur des effets spéciaux a juste demandé à l'acteur d'enfiler sa veste à l'envers. Cela pourrait presque faire illusion, si ce n'ést que ses mains sont, hélas pour lui, désormais dans le mauvais sens... Il en sera de même pour quelques autres cadavres durant le film


Erruer n° 4: mauvais maquillage
Franchement, vous trouvez que la tête du cadavre ressemble à l'acteur supposé décédé ? Il a même pas la raie au même endroit... Idem, les mains sont à l'endroit au lieu d'être à l'envers...

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 09:55

 


Pour le plus grand plaisir de tous, voici donc le retour de notre bonne Ginette, la script-gaffeuse (à plus d'un titre, ceux qui connaissent bien les différents métiers du cinéma en resteront... scotché!). Cette fois-ci notre bonne à tout (dé)faire a quelques problèmes avec une paire de rideaux...
Hé oui, dans "Passi di morte perduti nel buio", un des maitre-chanteurs a donné rendez-vous au tueur inconnu (qui donc ne l'est pas...puisque lui au moins le connait !) dans une maison abandonné située juste en face de chez lui (tellement pratique!). Notre fier à bras guette donc sa "victime" (le tueur) de se fenêtre. La scène est censée se passer pendant la nuit, comme on le suppose sur la première photo et encore plus sur la seconde. Or sur la troisième, comme sur la quatrième photo, on peut le constater, il semblerait qu'il fasse tout à coup bien jour dehors...

Mais notre Ginette, décidément pas en forme ce jour là, a commis encore une bourde! Après avoir refermé complètement le rideau comme on peut le voir sur la première photo en haut à gauche, notre maitre-chanteur se dirige vers la table. Or, une fois qu'il y est arrivé, le rideau est de nouveau entre-ouvert..
Et l'on peut constater qu'il fait encore jour dehors, alors que dans la scène suivante, lorsque le tueur pénètrera dans la maison abandonnée, il fera totalement nuit sombre...

Sacrée Ginette !!! 
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:52

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Non si Sevizia un Paperino (La longue nuit de l’exorcisme) , 1972, réalisé par Lucio Fulci (Italie), avec Florinda Bolkan (Maciara), Barbara Bouchet (Patrizia), Tomas Milian (Andrea Martelli), Marc Porel (Don Alberto Avallone), Irene Papas (Dona Aurelia Avallone), Georges Wilson (Francesco).

Ginette est aveugle, pas sourde. Aussi déteste t'elle quand le réalisateur braille, même si c'est à cause de ses erreurs...

Erreur n°1: Quand le jeune Michele amène son orangeade à Patrizia (Barbara bouchet, on peut constater que le verre et la carafe ne se touchent pas sur le plateau. Mais curieusement, au fur et à mesure de l'avancement de la scène, le verre et la carafe se rapprochent à se toucher, puis s'éloignent de nouveau, ce qui fait que lorsque Barbara Bouchet tend la main pour saisir le verre, il est à quelques centimètres de la carafe
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Erreur n°2:
Alors que la police emmène l'idiot du village qui vient d'avouer un crime qu'il n'a (peut-être) pas commis, la foule en colère se presse autours de la voitre des carabiniers. Curieusement, selon la disposition de la caméra, certains badeaux en colère hurlent contre le présumé tueur, tandis que, de l'autre coté de la voiture, d'autres autochtones semblent bien se marrer (certainement de la bousculade). Apparement quelqu'un a du oublier de leur dire que la caméra tournait !
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 Erreur n° 3: Le journaliste Andrea Martelli (Thomas Milian) et le jeune prètre Don Alberto (Marc Porel) taillent une bavette tout en se promenant. Le journaliste ne semble pas très observateur, il n'a même pas remarqué que sa paire de lunettes de soleil changeait de position suivant les plans... Un coup les verres sont positionnés vers la droite, un coup les verres sont à gauche, puis re-à droite. Incroyable comment une script-girl aussi gauche peut être maladroite...
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Erreur n°4: Après avoir été battue à mort par quelques paysans en colère, Maciara (Florinda Bolkan) vient mourir au bord de la grande route nationale (sous le regard indifférent de plusieurs automobilistes qui continuent tranquilement leur chemin, ceci dit en passant). Curieusement, lorsque la police vient recouvrir son corps, ce dernier se trouve bien éloigné de la route. La grosse pierre sur laquelle reposait la main ensanglantée a disparue. En plus la tête, qui reposait à droite repose désormais à gauche. R.I.P ...
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Erreur n°5: Don Alberto retient une de ses jeunes ouailles par le bras (ouille!). Comme on le distingue nettement, il sagit du bras gauche. Or le plan suivant, il le tient par le bras droit. Les voies du seigneur sont décidément impénétrables.
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Erreur N°6: Lorsque Don Alberto tombe de la falaise, outre les raccords lumières qui sont totalement anarchiques, outre le fait que le mannequin lui ressemble autant qu'une poupée de chez madame Tussaud et que ses manches, malgré la pesanteur, n'arrètent pas de remonter (cela s'apelle faire des effets de manches!), le mannequin de Marc Porel fait en plus des étincelles lorsqu'il touche les rochers. En fait, il s'agit simplement des explosions des poches de sang sous le masque en latex. Chassez le naturel, il revient au galop. Lucio Fulci voulait faire des gros plans de la figure du prètre s'esquintant sur les rochers. A trop vouloir en faire, cela devient vite ridicule.
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Celui qui a créé les mannequins devait aimer, quand il était petit, jouer au jeu des sept erreurs dans France-Soir... On ne peut pas dire que les copies soient très ressemblantes avec les originaux, qu'il sagisse de celui de Don Alberto ou de celui du jeune Bruno...
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 00:22

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Notre bonne vieille copine Ginette, la script-girl aveugle, a encore commis quelques erreurs sur le film de Luciano Ercoli.
Erreur n°1 : Lorsque le tueur veut pénétrer dans l'appartement pour tuer Susan Scott, il défonce la porte avec son gant en fer, ce qui fait un trou, à peine plus gros que sa main, dans la porte, à la hauteur de la poignée. Mais, lorsque Susan Scott et Peter Martell sortent de l'appartement, dans la scène suivante, le trou dans la porte a considérablement augmenté de taille.
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Erreur n°2:
 La moto de Peter Martell change de couleur et de marque selon les humeurs de l'accessoiriste... Bon, ok, rien ne lui interdit de posseder deux motos, mais est-ce bien crédible comme argument?
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Erreur n°3: On voit nettement tout l'attirail censé faire exploser la cartouche de sang planquée sous le pull de Peter Martell lorsque celui-ci se prend une bastos en plein thorax .
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Erreur n°4 Alors qu'il est bel et bien mort après s'être pris une balle en pleine poitrine, Peter Martell change de position suivant les prises de vues... Un fois la tête à droite, une fois à gauche.
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Erreur n°5 Après avoir été roués de coups, Susan Scott et Simon Andreu portent sur leurs visages les stigmates encore sanglants du combat acharné qu'ils ont menés pour sauver leurs misérables vies. On voit nettement en effet  que le front de Simon est ensanglanté, plein de cicatrices encores saignantes ainsi que son menton (son menton), et ses joues (et ses joues), et son nez. (et son nez).. Alouette, gentille alouette.... Or, devinez quoi? Le plan suivant, il ne porte de traces de sang qu'autour de la bouche. Idem pour Susan Scott qui porte un énooooorme hématoooooome sur la joue (sous l'oeil) lorsqu'elle rejoint Simon, et sous la lèvre, puis plus rien lorsqu'elle s'en va avec lui. Trop top la maquilleuse, plus rapide que Wonder Woman. On l'a même pas vu passer avec ses kleenexs. Le réalisateur non plus, il a rien vu passer !
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 11:57
undefinedDécidément, la vue de notre pauvre script-girl ne s'améliore pas!

La Dama rossa uccide sette volte, (La Dame rouge tua sept fois), 1972, réalisé par Emilio Miraglia (Italie/Allemagne)

Erreur n°1 : pendant le prologue, ou Kitty enfant joue avec sa sœur et sa poupée dans le jardin du château. On voit nettement le vent souffler très fort (notamment dans leurs cheveux) puis le plan d’après le vent est tombé d’un seul coup, puis le plan suivant il a réapparu, et ainsi de suite pendant toute la scène…
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Erreur n°2 : Aux ¾ du film, Sybil Danning entre dans un appartement, pour faire chanter l’assassin. Elle est tuée de deux coups de revolver qu’elle reçoit (apparemment) en plein estomac. Or quelques minutes plus tard, Barbara Bouchet la trouve, gisant sur le sol, la gorge tranchée. Vous remarquerez aussi que, entre le temps ou Barbara Bouchet découvre le corps et celui ou le commissaire de police arrive, Sybil Danning a eu le temps de changer la pause de sa jambe gauche, qui était d'abord repliée (photo 5) et s'est détendue (toute seule ? Rigiditée cadavérique?) sur la photo 6.
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Erreur n°3: Ugo Paglaii est poignardé en pleine poitrine par le véritable assassin. Mais dans le plan suivant, lorsqu’on le voit gisant par terre, le sang sort de son estomac. Décidément, le maquilleur n’était pas bon en Sciences Nat.
(Pour ne pas donner l’identité de l’assassin à ceux qui n’ont pas encore vu le film, je ne mets pas de photos. Vous devrez me croire sur parole !)
 
Erreur n°4: Ugo Paglaii a donc été poignardé par le véritable tueur. Il réussit cependant à pénétrer dans le château, se hisse péniblement vers un téléphone situé sur une étagère, dans un effort surhumain fait tomber le combiné… et se retrouvé directement en contact avec la police sans avoir eu besoin de composer un seul numéro puisque le téléphone est toujours sur l'étagère !
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La script n'était pas la seule non-voyante engagée sur le film. Le technicien des effets spéciaux lui aussi devait être aveugle pour ne pas voir (à ce point) les dissemblances entre l'acteur et le mannequin qui le remplace dans cette scène de meurtre (directement pompée sur celle d'un autre giallo d'ailleurs: "Quatre mouches de velours gris" de Dario Argento).
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 15:46

 

undefinedCosa avete fatto a Solange ? (Mais qu’avez vous fait a Solange ?), 1972, réalisé par Massimo Dallamano
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Erreur n°1 Au tout début du film, tandis qu’elle est tendrement enlacée dans les bras de Fabio Testi, son amant, et qu'ils sont bien lovés au fond de leur barque qui descend tranquillement le courant de la rivière, Cristina Galbo  se relève et aperçoit une jeune fille poursuivie par quelqu’un (la façon dont la scène est filmée prouve que la fille et son poursuivant remontent dans l’autre sens). Fabio Testi reproche alors à sa jeune maîtresse de s’intéresser à autre chose qu’à lui . Ils retombent au fond de la barque, elle ferme les yeux, l’embrasse pendant plusieurs secondes. La barque continue à descendre la rivière tandis qu’elle continue à embrasser Fabio Testi. Puis Cristina Galbo ouvre de nouveau les yeux et aperçoit le reflet du soleil sur la lame d’un couteau s’enfonçant dans le vagin de la jeune fille qui désormais gît par terre, pratiquement en face d’elle. Comment Galbo peut-elle voir cela, alors qu’elle est supposée avoir parcourut une certaine distance dans sa barque en aval de la rivière tandis que la victime est supposée avoir parcourue, elle aussi, une certaine distance mais en amont…De plus, lorsqu'ils accostent le rivage et sortent de la barque, ils ne voient pas de cadavre alentour. D'ailleurs, dans la scène suivante ou Fabio Testi revient sur les lieux du crime, investis par la police, il semblerait que le corps soit quand même assez éloigné et caché de la berge.
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Erreur n°2 : Faux raccord. Fabio Testi vient de raccompagner Cristina Galbo à sa bicyclette. Elle démarre et on voit très bien que Testi n’a pas le bras appuyé à la fenêtre de sa voiture. Or, dans le plan suivant, tandis qu'il continue à la regarder partir, son bras est appuyé sur le rebord de la fenêtre.
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Erreur n°3 Sur les photos du meurtre de la première victime que regardent les professeurs, la jeune fille est étendue sur un fond noir. Or, on a pu constater quelques minutes auparavant que le drap dans lequel elle a été enveloppée par la police sur la scène du crime est blanc. 
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Erreur n°4 Lors de l’interrogatoire des parents de la première victime, le père de cette dernière arrive avec sa veste fermée. Il s’assoit (de dos) et scène suivante il est assis avec la veste ouverte, sans qu'il ait fait le moindre geste pour l'ouvrir.
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Erreur n°5: lorsqu’il interroge Fabio Testi, Joachim Fuchsberger (l'inspecteur Barth) a sa veste ouverte. Il ouvre la porte de la piece pour sortir, la veste toujours ouverte. Mais quand il sort dans le couloir, sa veste est fermée…puis quand il pénètre dans son bureau, c'est-à-dire la porte d’en face, sa veste est de nouveau ouverte ! Apparement la script avait un sérieux problème avec les vestes.
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 16:40
undefinedC'est une rubrique qui apparement à l'air de plaire pas mal. Alors j'ai relevé pour vous quelques petites « erreurs » dues à Ginette, la script-girl atteinte de cécité et que pas mal de metteurs en scène de giallo emploient, soit par charité chretienne (après tout c'est le pays!), soit pour atteindre le fameux 1% de travailleurs handicapés...

undefined Chi l'ha vista morire ? (Qui l'a vue mourir?),1972, réalisation Aldo Lado, (Italie),

Erreur n°1: bizarre, bizarre: l
ors du meurtre de la première petite fille, sur la neige, comment sa nurse (Dominique Boschero), ne voit elle pas l'assassin, alors qu'elle regarde droit dans sa direction.En effet, puisque l'effet de caméra subjective est ici utilisé, nous sommes donc à la place du regard de l'assassin, et si nous voyons la nurse, même à travers la voilette du chapeau, comment ne nous voit-elle pas en nous regardant ainsi droit dans les yeux ? Surtout que l'assassin est vetu(e) tout de noir, qu'il fait froid et donc porte une grosse pelisse et un chapeau bien encombrants, qui sont bien difficiles à dissimuler, même derriere les arbres de la forêt, qui comme on le voit sur la photo ne sont guères épais (comme dirait Tolstoï). La voilette de son chapeau lui permettrait-elle de devenir invisible, comme la cape magique d'Harry Potter?
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Erreur n°2: changement de direction.  Roberta va se chercher une glace chez l'épicier, L'assassin l'apperçoit et, comme c'est filmé une fois encore en caméra subjective, se trouve donc face à elle (qui ne la remarque pas dailleurs (même chose que pour la séquence précédente, la voilette magique qui rend invisible?). Or, quand son père surgit la seconde d'après, l'assassin croise leur chemin comme s'il venait de d'éboucher sur la place par leur gauche.
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Erreur n°3: pas vraiment de circonstance! Lors de la découverte du cadavre de la petite Roberta, flottant dans le Grand Canal, des spectateurs sourient... La script a du oublier de leur préciser ce qu'ils étaient censé découvrir...
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Erreur n°4:
 Peter Chatel a la peau qui cicatrise bien et drolement  vite !Au début du film, il montre fièrement une cicatrice qu'il lui barre la joue gauche et au milieu du film, la cicatrice non seulement a complètement disparue, mais n'a laissé aucune croute, aucune trace, alors qu'il s'est à peine passé quelques jours entre les deux séquences... Par contre, coté raccord fond de teint, la maquilleuse a encore du métier à pratiquer. On compte presque ses points noirs!
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Erreur n°5: changement de programme! Au cinéma, le meurtrier se glisse derrière Dominique Boschero. Il sort de son sac une écharpe blanche (photo 3 en haut a gauche)  et l'étrangle avec... un bas  marron ?
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Erreur n°6: je ne suis pas Expert, mais est-ce normal de saigner (tout du moins ainsi) lorsqu'on se fait étrangler ? Et surtout, ne porter aucune trace autours du cou ?
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 16:59

undefinedLe fait que la script-girl ait perdu la vue à l’insu de son plein gré (et de celui du metteur en scène certainement) 5 minutes avant le premier tour de manivelle, nuit parfois à la cohérence de plusieurs scènes. Mais qui s'en plaindrait ?

Num-riser0001.jpgCasa d'appuntamento, (Maison de rendez-vous), 1972, réalisé par Ferdinando Merighi, (Italie),
Erreur n° 1:  Durant la course poursuite en moto, Peter Martell porte d’abord un pantalon de couleur bleu marine, qui devient subitement, au détour d’un bois, marron…. On applaudit donc bien fort le cascadeur qui a réussi l’exploit de changer de pantalon tout en conduisant sa moto…Un numéro à présenter chez Patrick Sébastien !
Capturer-erreur-1.jpg
Erreur n°2: la scène se déroule donc comme on peut le constater, en plein jour. Or, au moment ou la tête de Peter Martell va taper sur la plateforme arrière du camion, on a l'impression que la nuit est tombée (ouille! )d'un seul coup puisque le fondderrière lui est noir. Et puis, hop, la lumière revient!!!
Capturer-erreur-6.jpg
Erreur n°3: durant la scène ou le magistrat, qui a fait condamner à mort Peter Martell, se fait égorger chez lui, on aperçoit une main ganté lui saisir la gorge (ouf, tout va bien, on est dans un giallo), lui trancher la gorge avec son cran d’arrêt (super !). Gros plan bien gore sur le sang qui s’échappe de la blessure et pan, deux secondes après, on voit dans un plan large le pauvre homme s’effondrer, sans aucune blessure saignante au cou, puis image suivante, il se trouve renversé 'dans l'autre sens, mais bon pourquoi pas, après tout) avec la gorge maculéee de sang… Un effet très spécial semble t’il !

Capturer-erreur-2-copie-1.jpg
Erreur n°4: La pauvre script girl n’est cependant pas la seule personne atteinte de cécité ayant participé au film : le gars qui a réalisé les fausses têtes des deux décapités devait travailler avant au musée Grévin… tellement les fausses têtes ne ressemblent pas du tout à leurs modèles. Vous remarquerez d'ailleurs, que entre le moment ou il va se faire décapiter et celui ou sa tête vient de rouler par terre, Peter Martell a eu le temps de voir pousser sur jon joli petit menton... une barbe de trois jours! Ginette (le nom de la script) la perfection au masculin?
Capturer-erreur-4.jpg
Erreur n°5: Quand au décorateur, soit il était bourré, soit il manquait de budget, mais dans la scène ou Peter Martell se retrouve en prison, donc derrière les barreaux, il manque un ou deux barreaux à sa cellule… On comprends donc plus facilement comment il a pu s'échapper, même si on ne s'explique pas comment tous ces genres de détails aient pu échapper au metteurs en scène...
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 17:15

undefinedQuelques petites erreurs dues à Ginette, notre pauvre script-girl atteinte de cécité... des petites perles que l'on aime décidément bien enfiler.

lanottecheevelynuscidallatomba-dvd.jpgLa Notte che Evelyn usci dalla tomba
(L’appel de la chair/Holocauste pour une vierge), 1971 réalisé par Emilio Miraglia (Italie).

Erreur n°1: le film est censé se passer en Angleterre, mais curieusement les voitures n’ont pas le volant du bon coté (à droite normalement, c'est-à-dire à l’inverse de nous) On suppose donc que le film a bien été tourné en fait en Italie. (photos 1 et 2).
Captur-ererreur-1.JPG Capturer-erreur-2.JPG 
Erreur n°2: après lui avoir fait goûter les plaisirs du fouet (apparemment sans trucage… photo 3), Anthony Steffen cherche à tuer Erika Blanc (qui lui rappelle vraiment trop son ex-femme). Alors qu’elle fuit dans les bois (la scène se passe de nuit et elle ne porte pour tout vêtement qu’une paire de cuissardes en cuir noir et un slip « petit bateau » jaune plus très serein), Erika Blanc trouve refuge dans un batiment en ruine. Pour mieux voir à l’intérieur, elle ne trouve rien de mieux que d’allumer un briquet. (photo 4). Qu’elle a trouvé où ? Dans sa petite culotte ? Je vois d'ici les allusions: "Drôle d'endroit pour cacher sa flamme !", "Normal, elle a le feu au cul...!" Raillez, raillez... Remarquez, après durant tout le film le briquet a du mal à disparaitre de l'écran...
Capturer16.JPG Capturer-erreur-3.JPG
 
Erreur n°3: après avoir assommé la tante Agatha, son assassin l’assoit sur son fauteuil roulant et la conduit (le fauteuil est électrique) jusqu’à l’enclos ou sont enfermés les renards qui vont la bouffer toute crue. On remarque qu’il porte un bien joli costume et surtout une belle montre en or (photo 5).Serait-ce un indice ? Ou plutôt une simple distraction du metteur en scène qui nous permet ainsi déjà à la moitié du film de deviner le coupable…
Capturer35.JPG

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